jeudi 30 juillet 2015

Un autre amour

Ce qu'on s'est dit, sous les couverts, sans anonymat, dans la réalité virtuelle. Ce qu'on s'est dit.

tout.

Et si tu savais comme j'ai envie de toi. Tellement, tellement, tellement que ça m'effraie de te le dire.

j'ai peur de t’entraîner.

Peut-être que ça serait ça l'idée. Justement. Circuler, bouger, glisser, s'enfoncer. De toute sorte de façon. J'ai envie d'être un garçon, aujourd'hui. Un garçon qui aime un autre garçon. C'est moi.

mais ça, je ne sais pas si tu le verras.

lundi 6 juillet 2015

Corsage

Tu m'allumes. C'est plus fort que moi. Tu m'allumes tellement fort que je me bats pour ne pas décoller quand je suis près de toi. Une chance que je ne suis pas près de toi souvent. Je crois que c'est pour ça qu'on s'est entre-déchirés.

On a eu peur.

Sauf que moi j'aime ça avoir peur.

J'aime nos contradictions. J'aime la légèreté que tu me permets. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Mais ça je ne te le dirai pas.

Je ne pourrais pas. C'est faux. C'est interdit. Ce n'est pas du jeu. Ça serait briser les règles.

Oui mais moi j'aime ça briser les règles. 

Sauf que j'ai envie de jouer aussi. 

Tu m'as manquée. Tu m'as tellement manquée. Je n'arrive pas à t'en vouloir. J'ai envie de ta bouche. Notre distance m'excite.

C'est tout.

Sauf que je vais finir par le dire. Un jour. 

C'est tout.

jeudi 11 décembre 2014

I'm a writer

I don't want to go to bed. I knew it would inspire me to read old words. It usually does, it reminds me that I'm a writer. Why do I forget? I keep forgetting. Pourtant c'est ce que je fais depuis si longtemps.
Écrire quand ça va, écrire quand ça va pas. Écrire. Parce que ça me sauve la vie. Parce que ça me rattache à quelque chose. Parce que je continue d'écrire, parce que ça sort tout seul. Je ne sais pas je me prends pour qui. Je ne sais pas pourquoi je continue d'essayer d'être quelqu'un d'autre alors que c'est tellement clair. I'm a writer. I'm a writer. I'm a writer. I've always been. That's it.

dimanche 30 novembre 2014

Crier

qu'est-ce qui me retient? sans majuscule. qu'est-ce qui me retient de crier? de les alerter tous, que ça va pas bien?

je le fais déjà assez, non? ils s'inquiètent déjà assez, non? même lui. il m'a dit, les gens s'inquiètent, qu'il m'a dit. il m'a dit. mais pas lui. je sais pas non, peut-être. il m'a dit que j'étais qu'une amie, que c'était bien chouette et que malgré que je ne comprennes plus rien, au pourquoi et au comment on est devenu amants, que malgré que je n'ai pas suivi la retransition rapide vers l'amitié, j'imagine que tu t'inquiètes quand même un peu. un peu.

si c'était pas compliqué ça ne m'intéresserait pas, non? sais pas. je me demande comment laisser tomber, sans laisser tomber. comment arrêter de me parler comme si je ne valais rien. comment arrêter d'espérer que quelqu'un me sauve de moi. comment je continue d'avoir mal d'ouvrir mon coeur et de l'offrir au piétinage des passants. surtout de toi. toi. t'es parti, tu m'as dis que tu reviendrais. on verra. je t'ai perdu, tu t'es perdu, on s'est perdus. je sais pas. peut-être que c'est moi qui est partie, au fond.

mémoires. drues. compassion refoulée, perdue dans un chantier d'attaques personnelles. j'tannée. j'tannée en crisse. c'est pas beau mais c'est ça.

crier parce que j'tanné en crisse. de la colère qui me ronge en dedans pendant que la cortisol s'abîme à répétition dans tous les systèmes qu'elle croit si bien défendre. j'en veux pu mais yé trop tard. je suis bien protégée. trop bien protégée. la vie passe pas. la vie passera pas. crier. parce que je suis pas encore morte. crier pour qu'on vienne me chercher qu'on me trouve, qu'on me sorte de là. crier parce que c'est juste ça qu'il me reste à faire, parce que j'en peux plus.

si t'étais pas partie, ça aurait pu être pire.

Perdue

Commencer en disant que ça fait beaucoup trop longtemps que je n'ai laissé ma voix résonner ici. Continuer en disant que ma plume s'est tarie, qu'elle est sèche, introuvable. Poursuivre en contradiction, trempée de larmes, ce n'est pas exactement l'absence d'humidité.

Un vide. Une pause. Un sourire.

Je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je fais ici. Des murs familiers. Un écho de qui je suis. Trop de fantômes. 

Tu me manques. Toi aussi. Toi aussi.

Vous me manquez tous.

La mort me fait de l’œil mais je la connais depuis trop longtemps, elle ne m'attire pas. Elle ne m'a jamais attiré. Elle s'est mise particulièrement belle et certains de mes amis l'ont suivie. Je n'irai pas. C'est ce que je dis à tout le monde. C'est ce que je me répète. Je n'irai pas, je n'irai pas, je n'irai pas. 


Je ne sais pas où je vais. 

mercredi 6 août 2014

Trop plein

Vider le trop plein, décortiquer, trop penser. Trop. Trop. Trop. Comme avant. Je dois me trouver mon propre espace.

mardi 22 juillet 2014

Désir

Il y a toi que j'embrasse contre le mur. Doucement et parfois un peu plus fort. J'apprends à naviguer tes bras et mes humeurs. Nos distances.

Il y a toi que j'ai souvent envie d'embrasser. Je ne le ferai pas parce que l'intensité de notre amitié me nourrit et que j'aime que ça ne reste qu'une envie. Nos échanges.

Je les aime.


lundi 21 juillet 2014

Envie de fracas.

Mais pas plus que de ta bouche. 
Envie de tout briser. 
Briser des choses qui ne se répareront pas. 
Destruction, fracas, violence. 
Envie de toi.