mardi 16 septembre 2008

Petit soldat de bois, petit soldat de blomb.

Si tu savais comme je t'aime,
petit soldat de bois,
si tu savais comme ta peine me fait mal,
je crois que tu pleurerais autant que moi.

Ta voix enjouée me crève le sang,
je glisse sur les notes,
comme on rempli un cahier,
je pleure le sort qu'on te réserve.

J'espère que tu lui donnes de l'amour
à notre petit soldat de plomb
il t'aime lui aussi, ne lui en veut pas
s'il pleure autant que moi.

Je me glace de l'entendre si las,
c'est dur à l'oreille, un soldat triste,
on lui a pris ce pour quoi il luttait,
ne lui fait pas faux bond, petit soldat de bois.

J'ai mal à votre contraste, mon amour,
toi si pur et si haut, lui qui touche au fond,
et moi qui pleure, petit soldat de bois,
dans l'espoir qu'à ton tour qui vient tu flotteras...

lundi 1 septembre 2008

Confession.

J'aurais aimé rester au lit jusqu'à midi en paressant, pour le simple plaisir de me coller contre toi. Ça aurait suffi à calmer mes angoisses et mon envie de me lever pour me trouver quelques choses à faire. J'aurais aimé ça.

J'aurais voulu que tu sois là pour me rassurer de te vouloir près de moi, pour que j'arrête de penser aux yeux de cet inconnu qui m'ont troublée plus que je ne vais l'admettre à qui que ce soit.

J'aurais aimé que tu prennes ta place auprès de moi, pour me sauver de m'inventer des amants qui n'ont plus des visages aussi inconnu qu'avant. J'attend le souffle court, je cherche une issue qui m'empêcherait de glisser dans cette trape qui s'ouvre devant moi.

Chéri, je n'ai pas touché sa peau mais si je n'y ai pas pensé mille fois depuis hier soir, je n'y ai pas pensé du tout.

jeudi 28 août 2008

Citation en deux temps.

Je suis tellement, et de loin, tellement plus intéressante lorsqu'on ne me connait pas.

**

C'est sur. Y'a juste les fuckés qui ont envie de faire des casses-têtes 3000 morceaux, et y'as juste les pires qui en viennent à bout. Les autres font juste se dire : «Heille hen, ça doit prend du temps mais maudit que c'est beau!»

**

Merci, pas d'autographe.

samedi 23 août 2008

Freaking out.

Je suis seule dans mon appartement avec un écriteau qui me confirme que je vais l'être jusqu'à mardi ou mercredi. J'écoute de la musique pop pour m'empêcher de hurler et je souhaite entendre ta voix ou sentir ta peau sous mes doigts en me disant que c'est réel, que tu es là, devant moi. J'ai mal à ma solitude. Elle me ronge. Je n'en peux plus du soleil, de l'ivresse, des gens souriants et de mon coeur vide. Je veux que quelqu'un me prenne dans ses bras et me flatte les cheveux. Je suis triste.

C'est tout.

vendredi 22 août 2008

Censure ?

Le soleil plombe, et dans le sable, des chaises, des filles en short, des couples, des hommes. Ils sont beaux. L'alcool glisse doucement dans mes veines, l'ivresse est subtile, mais comme une vieille amie, toujours présente en cas de besoin. L'air surchauffe. Les tambours raisonnent. L'ambiance est bonne. J'ai envie de mains sur mes hanches et de baisers brulants dans le cou et ailleurs. Et au travers de tout ces corps que je convoite, c'est toujours à toi que je pense. Tu ne sais pas ce que tu manques car quand je rentre après une journée de travail, c'est encore toi que je veux. Et je te veux maintenant.

vendredi 15 août 2008

Essay


She was siting on her wooden chair, gazing an obscur spot on her room's white walls. She would never admit she was thinking of him again, nor she would agree on the fact that waiting for his call at this time of the night was not only foolish but nearer to something more frightening, something closer to madness.

Still, she was. Perhaps if that would have been the only thing she was yearning for, she could have coped with it. But there was another call she was awaiting, and since she couldn't rely at all on her reason at this time of the night, there were only faith and prayers left in her fussy mind. And those, as proven many times before, weren't making a good blend.

Some would have said she was just...

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To be continued...

lundi 11 août 2008

Prière.

S'il-vous-plait, faites que ça fonctionne. Protégez-moi de mon perfectionniste qui me gruge et me juge indigne des miracles de la vie. Aidez-moi à rester authentique et confiante. Poussez-moi vers ce chemin auquel j'aspire pour évoluer. Parce que je sais que vous êtez à mes cotés dans mes moments de faiblesse autant que dans la joie, je souhaite de tout coeur garder la foi.

Merci.

O

Il pleut à grosses goûtes sur l'asphalte qui reprend une jolie teinte foncée. Pas une pluie amère de ces dernières semaines. Une vraie pluie d'été. Chaude.

Ça tombe fort et déjà l'eau s'accumule au centre de la ruelle pour aller se déverser dans les égoûts. On peut voir les goûtes tomber dans les flaques comme autant d'ondes qui ne s'aggrandiront pas faute de calme pour les admirer.

Il tonne gentiement, comme pour me gronder un peu d'être aussi las, sans pour autant me pousser à faire autre chose que me prélasser dans mon lit en regardant par la fenêtre.

Le ciel est magnifique.

M'ouaih

Comme pour me taquiner, mon compte Gmail est victime d'une erreur interne... je ne peux plus vérifier mes courriels entrants toutes les deux minutes. (J'exagère même pas, c'est presque plus 15 fois par minutes.) J'ai une audition à 9 heures ce soir, j'ai un rhume qui s'est déclenché dans toute sa force hier (donc mon mal de gorge a atteint son paroxysme ce matin), et j'ai le retour de ma grosse chienne de peur qui me donne envie de tout foutre en l'air pour la enième fois.

J'ai trop mangé, j'ai lu deux livres aujourd'hui, suis allée à la clinique et à la pharmacie. J'ai plus rien à faire sauf dormir.

Bleh.

Et tenter de séduire tout le monde à mon audition pour qu'ils me trouvent incroyable malgré ma voix de Janis sur un lendemain de brosse...


Edit : Et tout ça en omettant minutieusement de ne pas commencer un plan d'affaire pour lequel j'ai une rencontre demain que j'ai déjà repoussé d'une semaine...

dimanche 10 août 2008

La force de refuser

Certaines choses vous déplaisent, d'autres vous dégoûtent carrément. Mais savez vous dire non à tout ce qui n'est pas à la hauteur de vos rêves ? Au trop banal, au cliché qui ne vous fait pas plaisir mais vous endors, êtes-vous capable de refuser ?

J'ose croire qu'un jour je pourrai.

samedi 9 août 2008

Croquer dans la pomme.


Je viens de réaliser que, quand je regarde dans tes yeux verts, j'en oublie pour un moment ma croyance que tout ce monde va péter. J'oublie ma peur, mes tourments, mes hésitations, mes obsessions, mes convictions. Je ne pense qu'à sourire et à t'embrasser. Et ça me fait un bien énorme.

jeudi 7 août 2008

Un trop long silence...

Ce n'est pas faute d'avoir essayé... Je le jure, mes brouillons sont là pour prouver que j'ai tenté de coucher par écrit certaines de mes pensées. Seulement, ça tourne si vite, trop vite dans ma tête ces derniers temps. Est-ce d'avoir trop de temps libre, trop de ce temps précieux qui s'évapore si rapidement que j'ai envie de hurler et de le retenir ? Je regarde derrière moi et j'ai l'impression tenace de n'avoir rien fait ces derniers jours. Pourtant, si je m'arrête pour les raconter, j'ai effectivement fait plusieurs trucs plus ou moins intéressants. Ma vie se porte même très bien. Est-ce mon moi intérieur qui recommence à crier, celui que j'avais abattu à force de lui dire de se taire, que ce n'était pas le moment ? Il revit, il hurle sa rage de renaître, d'avoir été réveillé, et il me poursuit sans relâche à chaque pas que je fais de travers mon chemin. Il me rend folle.



J'ai cette furieuse et curieuse envie de bouger, d'être hyperactive, combiné étrangement à une envie de dormir sans fin.



Je suis écartelée.

mardi 29 juillet 2008

Ma peur du vide.

Je me suis toujours cachée derrière des activités et des emplois singuliers pour faire ressortir ce coté de moi que je voulais offrir aux autres. Qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on se retrouve loin de tout ça ? Je n'ai rien perdu de mon parcours mais je me sens soudainement vide. Comme si en dehors de ces preuves matérielles de ma réussite, je n'existe plus. Je me sens désarmée face au monde, comme si je n'avais plus rien à leur dire et que j'avais oublié quelles questions leur poser pour les comprendre.

Soudainement, j'ai peur de perdre ce qu'il me reste si je n'arrive pas à remplir de vide avec mon vrai moi.

Je suis maladroite.


Mais j'espère que c'est cute. (Enfin c'est ce que je me dis pour calmer mon ego blessé. Hahaha)
La photo n'a rien à voir, c'est plus une maladresse verbale de quelqu'un qui essait de bien faire et qui passe à coté. C'est aussi douloureux qu'un chute, n'est-ce pas mon amour ?

dimanche 27 juillet 2008

Décalage...

mardi
2002-02-05
Mon ordinateur affiche une heure erronée, est-ce un message ? Que s'est-il passé cette année là, peu de temps avant mon anniversaire ? J'ai beau chercher, rien ne me revient en tête. À moins que... ? Non. Je ne sais pas. J'ai oublié.
Étrange que tout cela.

S'accrocher pour éviter de couler.




Les mots que j'ai bu sont allés alourdir mon estomac, en laissant tout juste assez d'espace pour un bout de chocolat. Je t'attendais. Tu es arrivé tout souriant, avec une barbe de neuf jours qui te mangeait la moitié du visage, et je t'ai trouvé beau. Ta bouche me manquait. Je t'ai embrassé en espérant comme à chaque fois te transmettre autrement que par la parole, ces mots que je tais même si mes lèvres participent à l'action. Trop de questions que je refuse de déballer rapidement et qui me font sombrer avec chaque seconde dans un peu plus de folie. Heureusement, il y a ta bouche qui me sert de bouée. Alors va savoir pourquoi j'ai aussi souvent envie de coller la mienne contre la tienne... Je ne le dirai pas. :)

vendredi 25 juillet 2008

Shut.

Un calme que je réapprend à apprivoiser. J'entend les oiseaux, le chant du ventilateur et quelques voitures, à peine présente. Pas de traffic. Je souris. Le chat me quémande des calins, le piano repose tranquillement contre le mur, sa présence me rassure. Je sais que le frigo est rempli de bonnes choses, que j'ai déjà mangé et que la cuisine est propre. J'ai préparé la cour. Ce soir, je brulerai un peu de bois avec de qu'il me reste de résidus dans la tête. J'attend que le soleil se couche. Je vais bientot lui dire d'aller dormir, tellement j'ai hâte de me balancer, la tête sur ses genoux, en regardant le feu crépiter. La tempête est passée, et à la rencontre du fleuve et de la rivière, les deux me rendent aussi mon sourire...

jeudi 24 juillet 2008

La chute.

Le sol s'est ouvert sous mes pieds pour m'engloutir. Et moi j'ai crié, je me suis débattue. J'ai glissé, la chute était longue. Je me suis accrochée pour ne pas tomber mais je ne voyais plus la sortie, il faisait noir. La peur me serrait la gorge, je n'avais pas la force de remonter mais je ne voulais pas rester là. Quelqu'un a commencé à remplir le trou, j'ai hurlé de toutes mes forces mais des voix me murmuraient que ça allait passer, que tout irait bien. La terre entrait dans mes yeux et dans ma bouche, la boule de peur m'empêchait de l'avaler. J'ai perdu pied, la chute a continué, longtemps.

Les voix ont recommencé à murmurer, j'ai voulu me boucher les oreilles pour ne plus entendre, et seulement descendre, toucher le fond et y rester. Puis doucement du noir, tout est passé au gris. La lumière revenait et j'avais peine à comprendre ce qui se passait. Je suis ressortie de l'autre coté. Tu m'attendais, sereinement. Tu m'as souris et m'as tendu une rose en disant :

C'est beau, la Chine, n'est-ce pas ?

mercredi 23 juillet 2008

Pluie

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Je suis contente qu'il pleuve : le soleil et la bonne humeur des gens m'aurait franchement dérangée.

...

Peut-être qu'il pleut parce que je suis de mauvais poil.


Grrr.



Dépression (atmosphérique)

That I Would Be Good. - Alanis Morissette.



Pourrais-tu voir dans mes yeux que je te mens lorsque je souris en disant que tout va bien ? Pourrais-tu remarquer que je n'ai pas ma fougue habituelle lorsque je parle de mes projets ? Ou t'apercevoir que ma voix se brise lorsque je chante, que je chante beaucoup moins souvent qu'avant ? Pourrais-tu me prendre dans tes bras au lieu de me secouer si je mentionne l'envie de seulement dormir pour les prochains jours ? Tomberais-tu dans le panneau chaque fois que je te demande de terminer mon assiette avec un clin d'oeil, alors que je n'ai rien mangé (ou presque) ? Comprendrais-tu que toutes ces activités ne sont que des paravants pour masquer ma douleur ? Saisirais-tu la réelle cause de mes larmes ? Écouterais-tu les signaux que mon corps te lance ? Sentirais-tu que la femme qui t'aime s'évapore doucement à coté de toi ? Voudrais-tu me garder quand même près de toi ? Percerais-tu le mensonge si je te souris en disant que tout va bien...