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mercredi 1 janvier 2020

Supernovae

C'est un amour tellement simple, tellement pur, tellement plein de joie.

Tu m'avais manqué, bel humain étoilé.

Je t'aime
Je t'aime
Je t'aime
Je t'aime
Je t'aime

J'espère que tu le sais

vendredi 28 juin 2019

Au détour d'un french onirique

Tu es revenu.

jeudi 30 juillet 2015

Un autre amour

Ce qu'on s'est dit, sous les couverts, sans anonymat, dans la réalité virtuelle. Ce qu'on s'est dit.

tout.

Et si tu savais comme j'ai envie de toi. Tellement, tellement, tellement que ça m'effraie de te le dire.

j'ai peur de t’entraîner.

Peut-être que ça serait ça l'idée. Justement. Circuler, bouger, glisser, s'enfoncer. De toute sorte de façon. J'ai envie d'être un garçon, aujourd'hui. Un garçon qui aime un autre garçon. C'est moi.

mais ça, je ne sais pas si tu le verras.

lundi 6 juillet 2015

Corsage

Tu m'allumes. C'est plus fort que moi. Tu m'allumes tellement fort que je me bats pour ne pas décoller quand je suis près de toi. Une chance que je ne suis pas près de toi souvent. Je crois que c'est pour ça qu'on s'est entre-déchirés.

On a eu peur.

Sauf que moi j'aime ça avoir peur.

J'aime nos contradictions. J'aime la légèreté que tu me permets. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Mais ça je ne te le dirai pas.

Je ne pourrais pas. C'est faux. C'est interdit. Ce n'est pas du jeu. Ça serait briser les règles.

Oui mais moi j'aime ça briser les règles. 

Sauf que j'ai envie de jouer aussi. 

Tu m'as manquée. Tu m'as tellement manquée. Je n'arrive pas à t'en vouloir. J'ai envie de ta bouche. Notre distance m'excite.

C'est tout.

Sauf que je vais finir par le dire. Un jour. 

C'est tout.

lundi 26 mai 2014

Menacée

Une sensation que je connais trop bien, le plancher qui s'ouvre sous mes pieds, le sang qui afflue au visage, les picotements, l'engourdissement. Un bruit sourd. Mon coeur qui tombe par terre. Je le savais, mais j'espérais le contraire. Par contre je sens ta présence. Une nouvelle contradiction, plus on s'éloigne plus tu te rapproches. Plus je suis vraie plus ton attention se raffine. Je t'ai encore perdu. Ou est-ce que ... ?


mercredi 21 mai 2014

Le coeur qui éclate

Les ambiguïtés qui s'estompent. ou pas.  La fois où le désir et la sécurité ont pris le dessus en même temps. La douceur et la violence. La tristesse et la paix, la joie et la colère - tout ça en même temps. Je suis lourde de toi.  J'ai gonflée jusqu'à pouvoir te contenir à l'intérieur de moi. Tout entier, tes peurs, tes doutes, ton désir, ta confusion, tes espiègleries. Et sans prévenir, même si je le souhaitais tellement fort, tu as crevé le mur, la bulle - tu es passé de l'autre côté, vers moi. Avec tellement de légèreté que ça me fait peur. 

Il n'y a pas de retour en arrière. Je t'ai dis que j'étais fidèle envers les gens que j'aime. Voilà.

dimanche 23 mars 2014

Grinçage de dents

Écrire. Parce que c'est tout ce que je peux faire pour continuer de penser à toi sans m’érafler l'intérieur. Écrire. Parce que je t'aime. Parce que. Écrire. Juste ça. Juste parce que. Même pas pour faire beau ou pour que tu m'aimes. Non, je sais que tu m'aimes. Juste pas comme ça. Ça me rend triste et je voudrais passer mes journées à parler de toi, à détailler ce que tu m'as dit, comment tu l'as dit, comment tu m'as regardé, comment on a dansé ensemble et comment nos corps se sont touchés.  Mais je sais bien que c'est inutile, et que je devrais juste te remercier d'être passé réveiller la partie de moi qui dormait encore. Elle est bien réveillé maintenant, elle grogne. Un peu sonné d'avoir dormi aussi longtemps. Maussade. Elle grince.

c'est pas grave elle avait plus envie de dormir de toute façon. Allora, cosa devo faccio adesso?

jeudi 20 mars 2014

Comme un flot de parole

Écrire des mots qui s'éteignent avec le passé des choses vaines. Mon coeur s'éclipse sous la plaine confuse de mes limites personnelles. Je languie, sensualité incomprise et refoulée. Je te pense et mérite le rougissement des pommiers. Je t'aime. Je t'aime Je t'aime, je t'aime. J'ai envie d'embrasser tes paupières doucement, de te toucher fermement à travers tes soupirs, étreindre tes reins entre mon bassin et le mur, mordiller ta nuque. I love you. I do. I want you to moan and scream with pleasure. Griffer tes épaules et t'attraper par les cheveux. I want you avec passion. I would chase you for the thrill of it though I've already lost. You got me. You got through my heart. You pinned me down and I wish I could do the same to you. I want to seduce you, I want you to want me. Le désir et la fragilité qui se combine dans mon ventre grondent comme un orage qui tarde à éclater.

Quand les nuages crèveront,
je t'inonderai telle une vague déferlante.
Ma bouche sur ta peau, je te boirai.
Au creux de la hanche, je t'avalerai jusqu'à supplication.
J'apprendrai ton souffle et tes moindres soubresauts.
J'aurai peur de te perdre et j'étudierai tes frémissements,
je me laisserai trembler pour toi.

Je serai océan, j'épouserai tes formes.
Je te prendrai et te rendrai à toi-même,
lavé de toutes écailles, recraché de pardon.
J'aurai effleuré ton âme, jusqu'au plus profond,
j'aurai remué tes terre, en quête d'une goutte de rêve.
J'y aurai abreuvé mes étoiles, ton sein contiendra mon sang.

Et là, seulement, je te laisserai partir, le coeur en miette et tout mon être à vif d'être en manque de toi. L'air me brûlera, je pleurerai le vide et je ragerai de tempêtes coulant navires, les sirènes chanteront leur désespoir et la nuit sera noire. Tout se qui sombrera sera détruit et oublié à jamais, je contiendrai en moi leurs carcasses trouées.

Je t'aurai aimé éternellement, l'espace de quelques secondes. Mon paysage en sera changé à jamais. Les oiseaux crieront ton nom, à perdre haleine pendant les prochains siècles. Je tournerai en rond, je te chercherai. J'aurai peine à illuminer malgré le quotidien qui s'y reflétera. Je n'existerai plus qu'à travers ma brûlure  de t'avoir connu. Je te parlerai d'absence et d'hiver, tu feras poindre l'envie à mes commissures. J'étoufferai de te savoir sous le charme d'un autre, et de n'être pas celui qui t'aura amené à l'espérance d'y poser quai à mon nom. 

lundi 18 novembre 2013

Version papier

J'avais besoin de reprendre contact. D'ouvrir l'écorce, de grandir, pousser, éclater de mille feux sous l'arbre.

L'hiver est resté trop longtemps.

Crever plutôt. Crever plutôt que de mourir. Crever la bulle, lécher la pulsation de la musique dans mon sang. Éteindre ce qui est dit, trouver le fleuri. Peindre la migration des sauvages à travers le temps. De toi à moi, de moi à toi. Peut-être que le temps nous le rendra. Peut-être que mon sang se figera, glacé de veines tentations.

L'hiver est resté trop longtemps sur mon cœur. 

Les bourgeons ont pourris dans l'eau boueuse de l'orage. Le froid colle et reste aux paupières.

Je t'aimais, avant l'hiver, je t'aimais. 

Ce qu'il ne reste plus de moi a fondu sous le ciel amer.

dimanche 18 novembre 2012

Beau bordel

Je me suis mise à trop penser à ce que tu allais penser de ce que je pensais alors que tu aurais pensé que j'ai pensé à ce que tu allais penser.

Je me suis mise à retenir des petits bouts pour ne pas faire peur, à altérer mes sourires pour y mettre plus de chaleur. Je me maquille, je mets du rouge à lèvres qui ne sera plus là à mon retour. Je parle trop pour qu'il y reste. Mon maquillage est clair, pour être jolie il faut se taire. C'est plus que du n'importe quoi. Plus je lutte pour être sincère avec moi-même, plus mon impression d'être fausse augmente. Et je ne me sens en vie que dans les extrêmes, suspendue entre eux. Un alignement de mots, une confession calculée, un appel à l'aide. L'impression que ma peau ne peut me contenir plus longtemps, que j'ai besoin de tes bras pour me retenir, me recoller. Et une envie de silence, une envie de regarder vraiment.

Une envie de fuite. Cet espace est de création, je t'y déformerai, contredirai, attacherai, détacherai et jetterai. Je t'y aimerai, aussi, sous mon maquillage et mes sourires, le temps d'une page d'amour romantique. Mes mots seront toujours plus changeant que mon visage, ils sont des oiseaux affolés. Ils refusent à se laisser prendre, même de moi, justement. Même de moi, en ce moment. Ils se sont sauvé, tu es entré dans le territoire maudit. Rien n'explose, tout s'est fait silencieux. Ils observent, gardent le moment de la chute, de la trappe qui s'ouvrira dans le sol sous tes pas.

Et je me suis mise à trop penser que tu allais penser que j'avais pensé à ce que tu allais penser avant de penser des mots qui au fond ne pourrait que foutre un beau gros bordel. 


mardi 17 avril 2012

Le danger des fenêtres

Parce que le vent qui hurle dehors c'est toujours pour me mettre dans l'humeur d'écrire. Parce que je ne t'ai plus et que tu es là quand même. J'ai cru que tu serais désolé mais tu n'écris pas. Et je flotte, sans toi, dans ma nouvelle vie. Plus forte, plus belle, plus grande. Je ne sais pas quel doute tu as voulu effacer. Je résiste encore par moment, à y croire. Je tente par tous les moyens de ne pas m'en vouloir.

Mais à qui d'autre en aurais-je voulu sinon à moi de t'avoir voulu aussi fort ? La blessure est d'autant plus profonde que j'avais le coeur grand ouvert qui battait des ailes.

Comme un oiseau qui s'est frappé la tête dans une fenêtre pas assez sale.

Certains en meurent, d'autres pas.

vendredi 12 août 2011

Grand Karma

Parce que c'est vendredi soir et que j'écoute les mêmes tounes depuis ce matin en boucle sur le site de Missy Higgins. Je me suis ennuyé de lui, de notre complicité d'avant, de la musique surtout. Je l'ai appelé. Il m'a dit qu'il avait pensé à moi aujourd'hui. Il dit ça chaque fois que je le contacte. Il m'appelle jamais mais il pense souvent à moi supposément.

Alors j'attends. J'attends qu'il me rappelle en faisant des fautes sur mon blog parce que j'écris plus aussi souvent qu'avant.

J'ai envie de boire. J'accuse FLVV. J'suis pas toute seule avec des histoires de gars déjà en couple.

J'vais aller m'habiller.


EDIT: Finalement il a appelé pour annuler. J'étais fachée parce que j'avais pris ma douche et que je m'étais forcé pour mettre des vêtements beaux et décontractés. J'ai fini par aller prendre une marche et manger de la crème glacée.

Il faut que j'achète une taille au dessus pour mes jeans.

mercredi 4 mai 2011

L'appel du foudroyé.

Fatiguée mais encore debout, c'est avec toi que j'ai envie de jaser. Envie de sentir l'excitation et l'intérêt qui me gagne quand je discute avec toi. Envie de la fébrilité, de l'émoi, de la franchise qui s'empare de moi. Envie de sentir tes bras autour de moi, d'abandonner ma tête sur ton épaule, là dans le creux de ton cou pour voir si c'est confortable. Rien qu'à y penser, je sens les papillons dans mon ventre, mon coeur qui bat légèrement plus vite, ma pensée qui s'emballe. Tout mon être tend vers toi, et ça m'effraie que ce soit aussi fort. Parce que je ne saurai résister bien longtemps sans faire durcir mon corps par peur de succomber. Parce que tout ce qui m'occupe l'esprit c'est de plonger mon regard dans le tien et goûter à ta bouche. C'est rigoler dans mon lit pendant que la pluie tombe dehors, c'est flâner dans un parc ou s'amuser comme des gamins en faisant la vaisselle. Des rêves de tous les jours, quoi. Des rêves comme je ne me permet pas, des rêves d'une liberté commune, à s'imbiber de l'autre tout en le poussant à évoluer. C'est chimique, intellectuel, artistique, émotionnel, spirituel... je pense que ça doit être ça un coup de foudre.

dimanche 3 avril 2011

Attraction

Comme un souffle frais sur mes paupières. Un nuage de joie. Des mots apaisants. Mon coeur bât plus vite, je revie et j'oublie à tord de profiter de mon état de grâce. Plus j'essaie de me couper, plus ça revient fort, je blâme les hormones, le destin, la vie, je résiste. Inutilement.

Si je me donne le droit de reculer enfin, autant que ce soit après y être allée voir.

Le printemps arrive, je me tourne vers le soleil.

jeudi 23 septembre 2010

La pleine lune

Écrire pour les autres ? Peut-être si je n'écris plus pour moi. Écrire pour la peine ? Elle devient plus lourde à porter qu'auparavant, c'est peut-être la rondeur de la lune, ou celle moins prononcée de mes seins, mais quelque chose cloche. Je perds pied sans me rattraper, je reste au sol, j'ai assez pris de coups.

Et au loin tu me renvois une image de moi qui sourit, dans laquelle je me suis prise mainte fois à espérer qu'on verrait au travers. Moi la grande, la fabuleuse ou plutôt la petite fille qui fabule de grandes histoires. Aussi grand que toi. Tu me manques.

Un aimant qui me repoussait, en changeant de vibration m'a attirée dans son champ, clouée au sol, moi qui voulait décoller à nouveau, je reste. Avec toi.

En équilibre. J'avance sur un nouveau fil tendu devant moi, à même le sol, j'oscille doucement dans tes bras.

samedi 17 juillet 2010

Deux soleils.

C'était de la folie d'essayer mais comme on était tous les deux un peu fou on l'a fait quand même.

Une fin brusque, une collision, c'est pas très amusant, je regrette un peu.

Tout de même on pourra pas dire que ça pas été une très belle année.

lundi 12 juillet 2010

Arbre mort

Dehors l'été bat son plein. La chaleur écrase et remoule nos corps en quelques objets inertes, épars sur les lits humides.

Mais pas moi.

Je te parle encore, devant cette écran qui absorbe ma tête, à toi, à ces 5219,1 km ont trouvé leur place entre nous.

La conversation est houleuse, tu t'emportes et lorsque je lis que tu sais quand tu vas mourir, mon coeur s'arrête. J'ose demander quand.

« D'ici 5 à 7 ans, tout au plus.»

Dehors la nuit suspend tout, les lumières s'éteignent, le chat de ruelle ne bouge plus, le traffic est immobile. Je tend l'oreille, sous les larmes qui roulent sur mon visage. J'ai cru entendre un arbre tomber...

mercredi 2 juin 2010

En deux temps.

Bien trop longtemps que ma plume s'est tue. Elle s'est avéré sèche et réticente, à l'idée de reprendre, moi qui la voulait rose, elle s'est peu à peu adoucie. Bientôt je pars à l'aventure, la peur serrant mon petit coeur d'oiseau affolé, je pars enfin, toucher une autre terre que celle qui m'a vu naître, pas pour longtemps, juste le temps d'y goûter pour revenir avec une parcelle d'elle au creux de mon ventre, là où naisse mes idées, en espérant, peut-être que ma plume voudra bien être rose pour un peu plus que quelques secondes ici et là. Qui me sourira, sur quel divan vais-je m'endormir, est-ce que j'attraperai ces instants magiques dont je rêve depuis si longtemps ? Le temps me le dira, le temps est fidèle et régulier dans sa course et il emporte avec lui beaucoup.

Parmi tout ça, je tremble encore à ton odeur ou quand j'entend ta voix, j'essaie de chasser l'idée que je suis faite pour être dans tes bras, ma bouche contre la tienne, mon corps refuse de lâcher prise.

mardi 23 mars 2010

Intoxiquée.

Je sens encore ton odeur, parfois tes mains sur moi, mon coeur s'arrête encore lorsque je vois ton nom, et je n'arrive plus à chasser le goût de ta bouche sur la mienne. Ton regard bleu, ces minces rides qui l'entourent, j'entends bien m'y replonger tôt ou tard. J'ai espoir fou que tout ne fût que dérapage involontaire, une perte de contrôle dommageable certes, mais surmontable. Je frémis à l'idée que tout ceci ne soit que pure invention de ma part, quelle torture ignoble des sens ! Je sais que je vais bientôt avoir des réponses.


Et comme je ne suis pas très patiente, je compte m'assurer que ce soit effectivement plus tôt que tard.

samedi 20 mars 2010

Fuite

Puisqu'il faudra que j'apprenne à ralentir. C'est ce que je me suis dis hier, avant qu'il ne se penche vers moi pour embraser mon corps et faire voler les vêtements autour de moi. Comme un tour de magie, je me suis retrouvée nue.

Je ne me suis pas sentie libre, j'ai fuie à l'intérieur de moi, je n'ai pas réussi à grandir, la petite fille ne veut plus jouer, elle devient un pantin qui a trop bien appris ses répliques. Et ils tombent.

Je n'ai pas trouvé la paix, moi qui n'en fini plus d'oublier que je dois la poursuivre à l'intérieur de moi et non sur le corps des autres. Je n'ai pas trouvé la confiance, l'instant présent et la maitrîse de soi.

Je me suis désarticulée, les genoux repliés, les pognets solidement retenus, j'ai râlé mes pulsions. Une fois de plus.


Je m'en suis retournée, légère et lourde de mes péchés, dans ce vide qui n'en fini plus de grandir étrangement à l'intérieur de moi.