Affichage des articles dont le libellé est Symptômes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Symptômes. Afficher tous les articles

mercredi 6 août 2014

Trop plein

Vider le trop plein, décortiquer, trop penser. Trop. Trop. Trop. Comme avant. Je dois me trouver mon propre espace.

lundi 18 novembre 2013

Version papier

J'avais besoin de reprendre contact. D'ouvrir l'écorce, de grandir, pousser, éclater de mille feux sous l'arbre.

L'hiver est resté trop longtemps.

Crever plutôt. Crever plutôt que de mourir. Crever la bulle, lécher la pulsation de la musique dans mon sang. Éteindre ce qui est dit, trouver le fleuri. Peindre la migration des sauvages à travers le temps. De toi à moi, de moi à toi. Peut-être que le temps nous le rendra. Peut-être que mon sang se figera, glacé de veines tentations.

L'hiver est resté trop longtemps sur mon cœur. 

Les bourgeons ont pourris dans l'eau boueuse de l'orage. Le froid colle et reste aux paupières.

Je t'aimais, avant l'hiver, je t'aimais. 

Ce qu'il ne reste plus de moi a fondu sous le ciel amer.

samedi 9 février 2013

Autodafé

Les mots qui me brûlent les yeux au passage, je ne les laisse plus sortir. Ils cognent dans mon ventre, grimpent dans mes poumons, ils ragent. C'est la fois de trop. Celle qui fait tanguer toutes les autres, chavirer le bateau. J'ai pris tout ce que j'avais de précieux et je l'ai détruit.


Cette nuit, je m'ai tué. J'ai rêvé que le ciel brûlait. 

lundi 3 décembre 2012

Agitation

De la colère. Du remous. Une envie de mordre. Le coeur et les lèvres pincés. Je râle. Comme un poison qui coule lentement au fond de ma gorge, je me débat. Il fait froid dans mes yeux, celle qui me regarde est une étrangère.

une envie de me perdre. je suis partie jouer dans le trafic. j'ai oublié de m'habiller. 

Pourquoi ce cycle qui m'éclate, me brise et m'oscille ?

Une envie de disparaître au loin pendant que mon corps sera laissé derrière. Utilisez-le. Il sait bien faire, il aime répondre, il a envie d'onduler, se sentir, de hurler.

c'est la loi de la jungle ici, personne n'est avisé des risques encourus. les sorties de secours de ne trouve d'aucun côté. 

Aucun mot pour décrire le vide qui me perce, on me verrait au travers si je laissais tomber le voile. Synchronicité ratée. Je suis partie en courant.

tu continues de me voir, je suis transparente. j'ai mal. à l'hilarité de mes pleurs s'est joint la brûlure des soupirs. 

dimanche 4 novembre 2012

Poupée

Je souris, les yeux dans le vide. À l'intérieur de moi,  je raccorde l'image et la pensée magique. Celle qui me tiendra encore un moment, celle qui me fera avancer. Je m'accroche malgré le vide. J'ai trébuché si souvent que je tremble à l'idée de traverser la rue, même si tu es de l'autre coté. Tu m'as vu, je l'ai vu dans tes yeux. J'ai essayé de te faire signe mais je me suis figée sur place quand j'ai senti une main glacée sur mon corps. La même. Celle qui me rappelle à moi-même que je ne suis pas faite pour aimer, mais bien pour leur apprendre à le faire. Une poupée de chiffons, jolie, sans plus. Du genre à laquelle on peut s'attacher le temps d'une saison, ou d'une soirée.

Je voudrais tant. Je ne fais que vouloir. L'amour, l'attention, l'affection, la tendresse, l'étreinte. Oh, comme je les veux. Je m'en contenterais d'un bout si c'est tout ce qu'on voudrait bien me donner.

Et je me rends compte à quel point je suis mon unique prisonnière, derrière les sourires et les mots, je gratte le mur dans l'espoir de passer de l'autre coté. Doucement. Et quand je vous voir partir, j'ai envie de hurler pendant que cette main me retient, encore une fois, ses doigts dans ma bouche pendant que je pleure de rage. Je n'ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de vous retenir et à partir du moment où vous vous intéressez à moi je vous ai déjà perdu. C'est elle qui me tient compagnie, elle qui me borde sans flatter mes cheveux, elle qui soutient ma démarche quand tout s'embrouille, elle qui me dit de continuer pendant qu'elle m'étouffe. Elle prend toute la place. Sa caresse me fait frisonner de dégoût. Je me lève et m'endors avec elle.

La maladie.


mercredi 30 mai 2012

Égarée

Je voulais écrire, j'étais inspirée puis, je ne sais plus. Je me suis égarée sur un clavier, un monde trop grand pour mes yeux. Des larmes sont venues s'écraser sur les mots, mais ça tu ne le supporterais pas. Peu importe le nombre de jours, un fil me ramène ici, à mes mots qui glissent et bloquent au fond de ma gorge. Ceux qui font que j'ai peine à respirer quand je sanglote sur la belle vie que je mène.

Je boude, on est loin du sentiment qui m'habitait plus tôt.

Je n'ai plus rien à dire.

Mais tu sais bien que c'est faux.

mardi 21 février 2012

Finalement.

J'ai le vertige. Je veux redescendre. J'haïs ça, j'haïs ça, j'haïs ça. Trois fois. Tout ce que je veux c'est entendre ta voix mais parmis tout ça je me dis que le plus beau que je peux nous faire, c'est d'apprendre à m'aimer sans toi et à t'aimer même si t'es pas là. Je t'ai avec moi de toute façon.

Oui mais qu'est-ce que c'est difficile, Chaque journée qui passe je fuis un peu plus, j'ai perdu pied.

vendredi 16 décembre 2011

Montagnes Russes

Un rien me jette à terre, une étincelle me projette dans la joie.

Joie-Panique-Joie-Tristesse-Joie-Peur.

Ça pas tellement rapport avec toi dans le fond. Je faisais ça avant aussi.

jeudi 22 septembre 2011

Là au sol

Vu d'ici tu as l'air grand, je me sens toute petite. Écrasée. Je ne suis qu'une pâle copie de moi-même. Les nausées sont terribles. À faire tanguer les murs. Tu m'as vu comme ça et je voudrais que tu me rassures. Que tu me dises que tu me trouves encore grande, forte et belle. Même si c'est faux, mens-moi s'il le faut. J'ai perdu pied, j'ai glissé c'est tout. Dis-moi que ça passerait bien vite et que ça ira mieux comme tu le fais si bien déjà. Redis-le moi. Tous les jours.

Mon envie de fuir est grande. Ça brasse en dedans. De me refermer, de m'éloigner. Je pense avoir franchi la ligne. J'espère trop fort maintenant. Et ton sourire résonne et fait écho à mon espoir. Il me le renvoie.

C'est toi qui devra m'attendre, je suis partie au fond de moi-même retrouver ce qu'il reste de pas brisé...

dimanche 14 août 2011

Et puis vient le matin

Je suis seule la plupart du temps avec des idées désagréables. La nuit je rêve de m'enfuir, de fusils, de choses compliqués et parfois de toi. Le jour je rêve de tout lâcher, de roadtrip dans le nord, d'immensité qui fait exploser le coeur et toujours de toi.

Je m'endors tard et me réveille tôt. Le corps qui se tord, se réduit.

La nuit, je dors la lumière allumée, les yeux pas complètement fermés pour ne pas me retrouver dans le noir. J'ai peur quand je ferme les yeux.

Et puis vient le matin et tout recommence.

mercredi 30 mars 2011

Puisque c'est comme ça

Écrire pour plaire, parce qu'on sait que cette personne va nous lire, parce que c'est la seule façon qu'il nous reste de séduire le monde quand on nous prend nos mécanismes de défense, un à un. Parce que la lumière éclaire la partie d'ombre qui nous servait à écrire. Parce que la nuit revient quand même. À chaque fois.

J'ai menti.

Je veux bien croire que j'ai changé un peu. Je me sens différente. Plus fragile, moins grande. J'ai eu tout le loisir de reconstruire un barrage différent cette fois. Plus sophistiqué.

Mais pas plus sage.

Je m'épuise.

Ça me fait mal à chaque fois de m'ouvrir.

et cette voix qui revient de plus en plus souvent...

jeudi 17 mars 2011

Refuser la vie

Envie de dire non.

Non à tout. Non à mes meubles, je voudrais un décor épuré. Non aux livres, je n'en peux plus d'entrer des mots dans ma tête. Non aux hommes, je m'épuise à leur contact. Non à la nourriture que je redoute de plus en plus à chaque fois.

J'ai besoin d'un break, s'tu clair ?

mercredi 2 juin 2010

En deux temps.

Bien trop longtemps que ma plume s'est tue. Elle s'est avéré sèche et réticente, à l'idée de reprendre, moi qui la voulait rose, elle s'est peu à peu adoucie. Bientôt je pars à l'aventure, la peur serrant mon petit coeur d'oiseau affolé, je pars enfin, toucher une autre terre que celle qui m'a vu naître, pas pour longtemps, juste le temps d'y goûter pour revenir avec une parcelle d'elle au creux de mon ventre, là où naisse mes idées, en espérant, peut-être que ma plume voudra bien être rose pour un peu plus que quelques secondes ici et là. Qui me sourira, sur quel divan vais-je m'endormir, est-ce que j'attraperai ces instants magiques dont je rêve depuis si longtemps ? Le temps me le dira, le temps est fidèle et régulier dans sa course et il emporte avec lui beaucoup.

Parmi tout ça, je tremble encore à ton odeur ou quand j'entend ta voix, j'essaie de chasser l'idée que je suis faite pour être dans tes bras, ma bouche contre la tienne, mon corps refuse de lâcher prise.

samedi 20 mars 2010

Fuite

Puisqu'il faudra que j'apprenne à ralentir. C'est ce que je me suis dis hier, avant qu'il ne se penche vers moi pour embraser mon corps et faire voler les vêtements autour de moi. Comme un tour de magie, je me suis retrouvée nue.

Je ne me suis pas sentie libre, j'ai fuie à l'intérieur de moi, je n'ai pas réussi à grandir, la petite fille ne veut plus jouer, elle devient un pantin qui a trop bien appris ses répliques. Et ils tombent.

Je n'ai pas trouvé la paix, moi qui n'en fini plus d'oublier que je dois la poursuivre à l'intérieur de moi et non sur le corps des autres. Je n'ai pas trouvé la confiance, l'instant présent et la maitrîse de soi.

Je me suis désarticulée, les genoux repliés, les pognets solidement retenus, j'ai râlé mes pulsions. Une fois de plus.


Je m'en suis retournée, légère et lourde de mes péchés, dans ce vide qui n'en fini plus de grandir étrangement à l'intérieur de moi.

mercredi 10 février 2010

Du haut de mon vertige.

Je suis malade, le monde tangue. Perte de sensation du coté droit, vertige, vertige. Je tombe, les murs se déplacent sans moi, je reste au fond du lit, pétrifiée. À me demander pourquoi mon corps à moi me parle aussi fort alors que les autres restent debout dans l'adversité, comment j'en suis arrivée à ce mélange de culpabilité et de soulagement.

Comment j'en arrive aussi à comprendre rapidement, à me relever, à poursuivre. Mon coeur ne cesse jamais vraiment de battre même quand il rate un coup parce que je croise ton regard.

La victoire sur soi-même.

Sempre, sempre, sempre... ?

vendredi 8 mai 2009

J'ai perdu mon innocence.

Les textes que j'écris ne sont plus légers, je les ai enterré ailleurs.

De la vrai lourdeur, tu sais, comme celle que l'on buvait ensemble.

Le rire que j'émets ne semble plus flotter dans l'air, je l'ai laissé se casser sur les murs.

Comme du vrai verre, tu te rappelles, celui que je lançais dans la rue.

Mon regard n'est plus aussi docile qu'avant, il fuit vers les coins.

Comme de la vrai douleur, qu'on veut cacher.

Avant je croyais que le monde était beau, maintenant je le sais. Et ça fait mal.

vendredi 13 mars 2009

Confession d'une tricheuse.

Je n'accepte pas mes passions, mes goûts, mon apparence, mes réactions, ce que je pense, ce que je suis.

En douce, j'essaie de les refiler aux autres pour les observer, "voyeurer", disséquer, contredire, et puis finalement, peut-être, accepter.

Je fais tout à l'envers.

Dans ma terreur que l'autre s'en aille, chaque moment de franchise est une bombe qui vient faire éclater mon chateau de carte. Je m'aperçoie de la fragilité de mon monde, que je confie aux autres avec insconcience.

S'ils savaient comme c'est lourd.

J'en ai marre de porter un monde imaginaire sur mon dos. La carapace se fissure, faites gaffe aux jets de pressions.

Je suis désolée d'avance si je suis méchante avec vous, c'est que je vous aime.

lundi 9 mars 2009

Naufrage

Il part et je me noie de larmes. Je tente de les retenir mais voilà qu'elles roulent sur mon nez, entraînant tout sur leur passage. Je ne suis que boule d'émotion. Il n'est pas encore parti que déjà, il me manque. Est-ce mon incapacité à vivre dans le présent qui fait que je suis trop touché parce que ce que nous avons véçu et que je pleure déjà pour ce qui se produira ?

J'en ai marre d'entendre cette voix qui sonne faux dans ma tête. Celle qui ne donne jamais les bons conseils. Celle qui se réjouie de me voir pleurer et qui s'inquiète lorsque le bonheur reste trop longtemps à ma portée. Celle qui bousille tout.

Elle m'en veut de l'abandonner derrière moi, de ne pas lui faire une place dans mon monde. Celle que je veux laisser tomber est mesquine, braillarde, bornée et susceptible. Elle se plaint tout le temps. Elle veut que tout le monde l'aime alors elle fait semblant.

Il n'y a que toi qui semble parfois l'apaiser. Et puis, elle se surprend à sourire et comme pour se repentir, mord aussitôt la main qui la cajolait l'instant d'avant.

dimanche 25 janvier 2009

Comme des millions d'insectes.

Parfois je voudrais pouvoir fractionner ma tête, mon cerveau et ma pensée pour n'en garder qu'un petit morceau à la fois. Je n'en peux plus de toutes ces idées, ces rêves, ces inquiétudes qui tournent, tournent, tournent à n'en plus finir dans mon esprit surchauffé. Je suis angoissée de trop de questions.

vendredi 21 novembre 2008

Un sentiment qui me réveille même la nuit pour me hurler en pleine face que je suis lasse de tout et que ça ne sert à rien de croire.

Un pincement au coeur pour chaque sourire comme si je devais payer mon bonheur d'un peu de souffrance à chaque fois.

L'impression dégeulasse de tous leur mentir quand je vais bien.