Affichage des articles dont le libellé est Nuages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nuages. Afficher tous les articles

dimanche 30 novembre 2014

Perdue

Commencer en disant que ça fait beaucoup trop longtemps que je n'ai laissé ma voix résonner ici. Continuer en disant que ma plume s'est tarie, qu'elle est sèche, introuvable. Poursuivre en contradiction, trempée de larmes, ce n'est pas exactement l'absence d'humidité.

Un vide. Une pause. Un sourire.

Je ne sais plus. Je ne sais plus ce que je fais ici. Des murs familiers. Un écho de qui je suis. Trop de fantômes. 

Tu me manques. Toi aussi. Toi aussi.

Vous me manquez tous.

La mort me fait de l’œil mais je la connais depuis trop longtemps, elle ne m'attire pas. Elle ne m'a jamais attiré. Elle s'est mise particulièrement belle et certains de mes amis l'ont suivie. Je n'irai pas. C'est ce que je dis à tout le monde. C'est ce que je me répète. Je n'irai pas, je n'irai pas, je n'irai pas. 


Je ne sais pas où je vais. 

lundi 26 mai 2014

Menacée

Une sensation que je connais trop bien, le plancher qui s'ouvre sous mes pieds, le sang qui afflue au visage, les picotements, l'engourdissement. Un bruit sourd. Mon coeur qui tombe par terre. Je le savais, mais j'espérais le contraire. Par contre je sens ta présence. Une nouvelle contradiction, plus on s'éloigne plus tu te rapproches. Plus je suis vraie plus ton attention se raffine. Je t'ai encore perdu. Ou est-ce que ... ?


jeudi 20 mars 2014

Comme un flot de parole

Écrire des mots qui s'éteignent avec le passé des choses vaines. Mon coeur s'éclipse sous la plaine confuse de mes limites personnelles. Je languie, sensualité incomprise et refoulée. Je te pense et mérite le rougissement des pommiers. Je t'aime. Je t'aime Je t'aime, je t'aime. J'ai envie d'embrasser tes paupières doucement, de te toucher fermement à travers tes soupirs, étreindre tes reins entre mon bassin et le mur, mordiller ta nuque. I love you. I do. I want you to moan and scream with pleasure. Griffer tes épaules et t'attraper par les cheveux. I want you avec passion. I would chase you for the thrill of it though I've already lost. You got me. You got through my heart. You pinned me down and I wish I could do the same to you. I want to seduce you, I want you to want me. Le désir et la fragilité qui se combine dans mon ventre grondent comme un orage qui tarde à éclater.

Quand les nuages crèveront,
je t'inonderai telle une vague déferlante.
Ma bouche sur ta peau, je te boirai.
Au creux de la hanche, je t'avalerai jusqu'à supplication.
J'apprendrai ton souffle et tes moindres soubresauts.
J'aurai peur de te perdre et j'étudierai tes frémissements,
je me laisserai trembler pour toi.

Je serai océan, j'épouserai tes formes.
Je te prendrai et te rendrai à toi-même,
lavé de toutes écailles, recraché de pardon.
J'aurai effleuré ton âme, jusqu'au plus profond,
j'aurai remué tes terre, en quête d'une goutte de rêve.
J'y aurai abreuvé mes étoiles, ton sein contiendra mon sang.

Et là, seulement, je te laisserai partir, le coeur en miette et tout mon être à vif d'être en manque de toi. L'air me brûlera, je pleurerai le vide et je ragerai de tempêtes coulant navires, les sirènes chanteront leur désespoir et la nuit sera noire. Tout se qui sombrera sera détruit et oublié à jamais, je contiendrai en moi leurs carcasses trouées.

Je t'aurai aimé éternellement, l'espace de quelques secondes. Mon paysage en sera changé à jamais. Les oiseaux crieront ton nom, à perdre haleine pendant les prochains siècles. Je tournerai en rond, je te chercherai. J'aurai peine à illuminer malgré le quotidien qui s'y reflétera. Je n'existerai plus qu'à travers ma brûlure  de t'avoir connu. Je te parlerai d'absence et d'hiver, tu feras poindre l'envie à mes commissures. J'étoufferai de te savoir sous le charme d'un autre, et de n'être pas celui qui t'aura amené à l'espérance d'y poser quai à mon nom. 

dimanche 4 novembre 2012

Poupée

Je souris, les yeux dans le vide. À l'intérieur de moi,  je raccorde l'image et la pensée magique. Celle qui me tiendra encore un moment, celle qui me fera avancer. Je m'accroche malgré le vide. J'ai trébuché si souvent que je tremble à l'idée de traverser la rue, même si tu es de l'autre coté. Tu m'as vu, je l'ai vu dans tes yeux. J'ai essayé de te faire signe mais je me suis figée sur place quand j'ai senti une main glacée sur mon corps. La même. Celle qui me rappelle à moi-même que je ne suis pas faite pour aimer, mais bien pour leur apprendre à le faire. Une poupée de chiffons, jolie, sans plus. Du genre à laquelle on peut s'attacher le temps d'une saison, ou d'une soirée.

Je voudrais tant. Je ne fais que vouloir. L'amour, l'attention, l'affection, la tendresse, l'étreinte. Oh, comme je les veux. Je m'en contenterais d'un bout si c'est tout ce qu'on voudrait bien me donner.

Et je me rends compte à quel point je suis mon unique prisonnière, derrière les sourires et les mots, je gratte le mur dans l'espoir de passer de l'autre coté. Doucement. Et quand je vous voir partir, j'ai envie de hurler pendant que cette main me retient, encore une fois, ses doigts dans ma bouche pendant que je pleure de rage. Je n'ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de vous retenir et à partir du moment où vous vous intéressez à moi je vous ai déjà perdu. C'est elle qui me tient compagnie, elle qui me borde sans flatter mes cheveux, elle qui soutient ma démarche quand tout s'embrouille, elle qui me dit de continuer pendant qu'elle m'étouffe. Elle prend toute la place. Sa caresse me fait frisonner de dégoût. Je me lève et m'endors avec elle.

La maladie.


mercredi 30 mai 2012

Égarée

Je voulais écrire, j'étais inspirée puis, je ne sais plus. Je me suis égarée sur un clavier, un monde trop grand pour mes yeux. Des larmes sont venues s'écraser sur les mots, mais ça tu ne le supporterais pas. Peu importe le nombre de jours, un fil me ramène ici, à mes mots qui glissent et bloquent au fond de ma gorge. Ceux qui font que j'ai peine à respirer quand je sanglote sur la belle vie que je mène.

Je boude, on est loin du sentiment qui m'habitait plus tôt.

Je n'ai plus rien à dire.

Mais tu sais bien que c'est faux.

mardi 25 octobre 2011

Protection

J'ai fermé la porte, tu entreras par la fenêtre.

Fais ça vite, l'hiver s'en vient.

lundi 11 avril 2011

Poussière dans l'oeil

Une humeur de tempête sur Montréal. Le vent qui siffle et soulève tout sur son passage. J'aime ça.

J'ai envie de me tenir debout au centre du fracas. Complice des sirènes qui hurlent au loin, cette même envie de hurler qui gronde en moi.

Entre ça et regarder des vagues s'écraser sur une falaise, je valse dans ma tête entre les cries et la rage.

La tempête qui se lève rétablira l'équilibre.

Je t'aime.

vendredi 22 janvier 2010

Ça

La jalousie m'étouffe et c'est laid. Sais pas trop quoi en faire. C'est vicieux, ça mord quand on ne s'y attend pas. Envie de détruire tout ce qui me vole son attention, tout ce qui le touche, tout ce qui fait qu'il n'est pas avec moi.

Jusqu'à ce que ça me bouffe.

mardi 24 novembre 2009

Atto d'amore

"I think I love you"

Elle avait dit ça d'un souffle, dans un murmure grave, et s'était tue. Elle retenait sa respiration et le regardait d'un air désolée, l'air de vouloir dire " Je savais que ça viendrait, j'ai pas fait exprès je te jure". L'air d'une gamine prise en faute, qui admet son larcin en se disant qu'on la pardonnera plus facilement.

Ses pieds qui se balançait sous la chaise, une mèche sur l'oeil qui ne voulait jamais rester derrière son oreille, elle fixait le plancher et lui la regardait attentivement.

Il aimait ses yeux brillants lorsqu'elle parlait d'à peu près tout, surtout en parlant de rien, lorsqu'elle riait. Il aimait la pointe de ses seins lorsqu'elle se cambrait pour qu'il l'embrasse, la douceur de sa peau et la chute de ses reins. Il aimait sa voix, lorsqu'elle chantait et lorsqu'elle gémissait de plaisir dans ses bras.

Il ferma les yeux un instant pour bien y penser. "I love you Sophia" Il ouvrit les yeux.

Elle n'était plus là.

mercredi 1 octobre 2008


Les vagues n'arrêtent jamais, la tempête se calme, puis reprend de plus belle. J'étouffe. J'étouffe sans tes bras qui me serre comme la terre retient la mer. Je m'éparpille sans toi pour me contenir, sans ton air qui ne brule pas mes poumons. Je voudrais me rouler en boule contre toi et sucer mon pouce comme une enfant.

lundi 11 août 2008

O

Il pleut à grosses goûtes sur l'asphalte qui reprend une jolie teinte foncée. Pas une pluie amère de ces dernières semaines. Une vraie pluie d'été. Chaude.

Ça tombe fort et déjà l'eau s'accumule au centre de la ruelle pour aller se déverser dans les égoûts. On peut voir les goûtes tomber dans les flaques comme autant d'ondes qui ne s'aggrandiront pas faute de calme pour les admirer.

Il tonne gentiement, comme pour me gronder un peu d'être aussi las, sans pour autant me pousser à faire autre chose que me prélasser dans mon lit en regardant par la fenêtre.

Le ciel est magnifique.

samedi 9 août 2008

Croquer dans la pomme.


Je viens de réaliser que, quand je regarde dans tes yeux verts, j'en oublie pour un moment ma croyance que tout ce monde va péter. J'oublie ma peur, mes tourments, mes hésitations, mes obsessions, mes convictions. Je ne pense qu'à sourire et à t'embrasser. Et ça me fait un bien énorme.

mardi 29 juillet 2008

Ma peur du vide.

Je me suis toujours cachée derrière des activités et des emplois singuliers pour faire ressortir ce coté de moi que je voulais offrir aux autres. Qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on se retrouve loin de tout ça ? Je n'ai rien perdu de mon parcours mais je me sens soudainement vide. Comme si en dehors de ces preuves matérielles de ma réussite, je n'existe plus. Je me sens désarmée face au monde, comme si je n'avais plus rien à leur dire et que j'avais oublié quelles questions leur poser pour les comprendre.

Soudainement, j'ai peur de perdre ce qu'il me reste si je n'arrive pas à remplir de vide avec mon vrai moi.

mercredi 23 juillet 2008

Dépression (atmosphérique)

That I Would Be Good. - Alanis Morissette.



Pourrais-tu voir dans mes yeux que je te mens lorsque je souris en disant que tout va bien ? Pourrais-tu remarquer que je n'ai pas ma fougue habituelle lorsque je parle de mes projets ? Ou t'apercevoir que ma voix se brise lorsque je chante, que je chante beaucoup moins souvent qu'avant ? Pourrais-tu me prendre dans tes bras au lieu de me secouer si je mentionne l'envie de seulement dormir pour les prochains jours ? Tomberais-tu dans le panneau chaque fois que je te demande de terminer mon assiette avec un clin d'oeil, alors que je n'ai rien mangé (ou presque) ? Comprendrais-tu que toutes ces activités ne sont que des paravants pour masquer ma douleur ? Saisirais-tu la réelle cause de mes larmes ? Écouterais-tu les signaux que mon corps te lance ? Sentirais-tu que la femme qui t'aime s'évapore doucement à coté de toi ? Voudrais-tu me garder quand même près de toi ? Percerais-tu le mensonge si je te souris en disant que tout va bien...