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jeudi 30 juillet 2015

Un autre amour

Ce qu'on s'est dit, sous les couverts, sans anonymat, dans la réalité virtuelle. Ce qu'on s'est dit.

tout.

Et si tu savais comme j'ai envie de toi. Tellement, tellement, tellement que ça m'effraie de te le dire.

j'ai peur de t’entraîner.

Peut-être que ça serait ça l'idée. Justement. Circuler, bouger, glisser, s'enfoncer. De toute sorte de façon. J'ai envie d'être un garçon, aujourd'hui. Un garçon qui aime un autre garçon. C'est moi.

mais ça, je ne sais pas si tu le verras.

lundi 6 juillet 2015

Corsage

Tu m'allumes. C'est plus fort que moi. Tu m'allumes tellement fort que je me bats pour ne pas décoller quand je suis près de toi. Une chance que je ne suis pas près de toi souvent. Je crois que c'est pour ça qu'on s'est entre-déchirés.

On a eu peur.

Sauf que moi j'aime ça avoir peur.

J'aime nos contradictions. J'aime la légèreté que tu me permets. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Mais ça je ne te le dirai pas.

Je ne pourrais pas. C'est faux. C'est interdit. Ce n'est pas du jeu. Ça serait briser les règles.

Oui mais moi j'aime ça briser les règles. 

Sauf que j'ai envie de jouer aussi. 

Tu m'as manquée. Tu m'as tellement manquée. Je n'arrive pas à t'en vouloir. J'ai envie de ta bouche. Notre distance m'excite.

C'est tout.

Sauf que je vais finir par le dire. Un jour. 

C'est tout.

lundi 21 juillet 2014

Envie de fracas.

Mais pas plus que de ta bouche. 
Envie de tout briser. 
Briser des choses qui ne se répareront pas. 
Destruction, fracas, violence. 
Envie de toi.

jeudi 19 juin 2014

Violence

Ta peau dans la mienne, à travers mes dents, à travers mes poings crispés. Une fantaisie, pour rendre ça sécuritaire, une idée de violence pour s'éclater à travers nos têtes. Hell. I feel like hell and I don't even know what that means. Violence qui parcoure mon corps en cherchant un échappatoire. L'écriture. Le fantasme insensé, ne reculant devant rien d'imaginaire. All this mental destruction makes me feel safe.

Je t'aime.

mercredi 21 mai 2014

Le coeur qui éclate

Les ambiguïtés qui s'estompent. ou pas.  La fois où le désir et la sécurité ont pris le dessus en même temps. La douceur et la violence. La tristesse et la paix, la joie et la colère - tout ça en même temps. Je suis lourde de toi.  J'ai gonflée jusqu'à pouvoir te contenir à l'intérieur de moi. Tout entier, tes peurs, tes doutes, ton désir, ta confusion, tes espiègleries. Et sans prévenir, même si je le souhaitais tellement fort, tu as crevé le mur, la bulle - tu es passé de l'autre côté, vers moi. Avec tellement de légèreté que ça me fait peur. 

Il n'y a pas de retour en arrière. Je t'ai dis que j'étais fidèle envers les gens que j'aime. Voilà.

jeudi 20 mars 2014

Comme un flot de parole

Écrire des mots qui s'éteignent avec le passé des choses vaines. Mon coeur s'éclipse sous la plaine confuse de mes limites personnelles. Je languie, sensualité incomprise et refoulée. Je te pense et mérite le rougissement des pommiers. Je t'aime. Je t'aime Je t'aime, je t'aime. J'ai envie d'embrasser tes paupières doucement, de te toucher fermement à travers tes soupirs, étreindre tes reins entre mon bassin et le mur, mordiller ta nuque. I love you. I do. I want you to moan and scream with pleasure. Griffer tes épaules et t'attraper par les cheveux. I want you avec passion. I would chase you for the thrill of it though I've already lost. You got me. You got through my heart. You pinned me down and I wish I could do the same to you. I want to seduce you, I want you to want me. Le désir et la fragilité qui se combine dans mon ventre grondent comme un orage qui tarde à éclater.

Quand les nuages crèveront,
je t'inonderai telle une vague déferlante.
Ma bouche sur ta peau, je te boirai.
Au creux de la hanche, je t'avalerai jusqu'à supplication.
J'apprendrai ton souffle et tes moindres soubresauts.
J'aurai peur de te perdre et j'étudierai tes frémissements,
je me laisserai trembler pour toi.

Je serai océan, j'épouserai tes formes.
Je te prendrai et te rendrai à toi-même,
lavé de toutes écailles, recraché de pardon.
J'aurai effleuré ton âme, jusqu'au plus profond,
j'aurai remué tes terre, en quête d'une goutte de rêve.
J'y aurai abreuvé mes étoiles, ton sein contiendra mon sang.

Et là, seulement, je te laisserai partir, le coeur en miette et tout mon être à vif d'être en manque de toi. L'air me brûlera, je pleurerai le vide et je ragerai de tempêtes coulant navires, les sirènes chanteront leur désespoir et la nuit sera noire. Tout se qui sombrera sera détruit et oublié à jamais, je contiendrai en moi leurs carcasses trouées.

Je t'aurai aimé éternellement, l'espace de quelques secondes. Mon paysage en sera changé à jamais. Les oiseaux crieront ton nom, à perdre haleine pendant les prochains siècles. Je tournerai en rond, je te chercherai. J'aurai peine à illuminer malgré le quotidien qui s'y reflétera. Je n'existerai plus qu'à travers ma brûlure  de t'avoir connu. Je te parlerai d'absence et d'hiver, tu feras poindre l'envie à mes commissures. J'étoufferai de te savoir sous le charme d'un autre, et de n'être pas celui qui t'aura amené à l'espérance d'y poser quai à mon nom. 

lundi 25 novembre 2013

Le trapèze.

Qu'est-ce qui m'a manquée ? Je suis partie éclater de mots, brûler sous les regards avides, mourant de ma propre honte d'être nue en public. Nue, vraiment ? Je ne sais pas si j'y arriverais. Je n'ai plus la fougue d'antan, une douceur l'a rongé. Je n'ai plus de morgue, elle est partie songer l'été. Et derrière tout ça, le trapèze.

Je ne l'ai jamais oublié. 


mercredi 31 août 2011

Le coeur qui bat trop fort pour toi.

Je t'aime, tu m'aimes. On se le dit presque, en mots voilés. Mon coeur est une parade de miettes reconstituées, le tien est encore enchaîné à une autre. Doucement cependant, on nage de plus en plus près, en maintenant une distance respectable, respectable pour qui, je ne le sais plus.

Je flotte en bordure de mes limites mais ô surprise, je ne les traverse plus comme avant. Je suis bien juste là avec toi, à parler des heures. Et juste assez mal encore pour vouloir avancer vers mon bonheur avant tout.

Je vais m'éloigner un peu mais je ne serai pas bien loin. Mon coeur me ramèra surement à l'ordre bien vite. Il le sait et c'est pour ça qu'il bat légèrement trop fort quand je te vois.

dimanche 5 octobre 2008

Aveux.

Malgré ta franchise, malgré tes Je t'aime. Je ne peux m'empêcher d'attendre toujours un peu plus longtemps avant de te rappeler, juste pour voir.

Pour voir si c'est pas toi qui va me poursuivre cette fois, pour voir si tu verrais pas que j'ai encore besoin d'être rassurée, pour te laisser une chance d'être l'attaquant, pour m'apprendre à m'occuper de moi et à faire autre chose.

C'est peut-être pas des bonnes raisons mais c'est les miennes. Et pardonne-moi d'avance, je vais essayer de tout coeur de te cacher que je n'attendais pas ton coup de fil depuis la dernière fois qu'on s'est parlé.

xxx

lundi 1 septembre 2008

Confession.

J'aurais aimé rester au lit jusqu'à midi en paressant, pour le simple plaisir de me coller contre toi. Ça aurait suffi à calmer mes angoisses et mon envie de me lever pour me trouver quelques choses à faire. J'aurais aimé ça.

J'aurais voulu que tu sois là pour me rassurer de te vouloir près de moi, pour que j'arrête de penser aux yeux de cet inconnu qui m'ont troublée plus que je ne vais l'admettre à qui que ce soit.

J'aurais aimé que tu prennes ta place auprès de moi, pour me sauver de m'inventer des amants qui n'ont plus des visages aussi inconnu qu'avant. J'attend le souffle court, je cherche une issue qui m'empêcherait de glisser dans cette trape qui s'ouvre devant moi.

Chéri, je n'ai pas touché sa peau mais si je n'y ai pas pensé mille fois depuis hier soir, je n'y ai pas pensé du tout.

vendredi 22 août 2008

Censure ?

Le soleil plombe, et dans le sable, des chaises, des filles en short, des couples, des hommes. Ils sont beaux. L'alcool glisse doucement dans mes veines, l'ivresse est subtile, mais comme une vieille amie, toujours présente en cas de besoin. L'air surchauffe. Les tambours raisonnent. L'ambiance est bonne. J'ai envie de mains sur mes hanches et de baisers brulants dans le cou et ailleurs. Et au travers de tout ces corps que je convoite, c'est toujours à toi que je pense. Tu ne sais pas ce que tu manques car quand je rentre après une journée de travail, c'est encore toi que je veux. Et je te veux maintenant.