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mercredi 13 avril 2011

Les orages du coeur

Tenir tête, à soi-même, pour soi-même. Traquer et éliminer une à une ces habitudes qui nous pourrissent la vie. Se sentir perdue sans elles. Puis tranquillement, commencer à aller mieux.

Doucement.

I have decided to leave you forever, I have decided to start things from here. Thunder and lighting won't change what I'm feeling and the daffodils look lovely today... - The Cranberries

jeudi 23 septembre 2010

La pleine lune

Écrire pour les autres ? Peut-être si je n'écris plus pour moi. Écrire pour la peine ? Elle devient plus lourde à porter qu'auparavant, c'est peut-être la rondeur de la lune, ou celle moins prononcée de mes seins, mais quelque chose cloche. Je perds pied sans me rattraper, je reste au sol, j'ai assez pris de coups.

Et au loin tu me renvois une image de moi qui sourit, dans laquelle je me suis prise mainte fois à espérer qu'on verrait au travers. Moi la grande, la fabuleuse ou plutôt la petite fille qui fabule de grandes histoires. Aussi grand que toi. Tu me manques.

Un aimant qui me repoussait, en changeant de vibration m'a attirée dans son champ, clouée au sol, moi qui voulait décoller à nouveau, je reste. Avec toi.

En équilibre. J'avance sur un nouveau fil tendu devant moi, à même le sol, j'oscille doucement dans tes bras.

samedi 21 août 2010

Toucher le fond

Il m'a fait penser à un grand vautour, les bras repliés de chaque coté de la banquette, un peu au niveau de sa tête, le regard dur, froid. Et moi qui tremble. Tremble d'avoir trop boudé, râlé comme une enfant trop gâtée, parce que je suis en colère, en colère contre le noir de tes yeux, contre ce miroir de moi trop grand et trop profond, contre l'impuissance qui me gruge, le sentiment d'étouffer encore et mon coeur qui palpite une fois de trop, encore.

La tension, palpable, tes yeux froids, le silence.

Une certaine peur qui me noue le ventre.

mercredi 28 juillet 2010

Fée des bois.

Il est 1h30 du matin où tu te trouves en ce moment. Je voudrais bien dire chez toi, mais je crois que nul part n'est vraiment chez toi. Et si un endroit devait l'être, ça ne serait pas là-bas.

Je m'ennuie. Tu me manques et ça me donne envie d'essayer de te téléphoner même si je sais que tu dors probablement, que je vais entendre ta voix d'endormi, celle que je trouve sexy. Je n'aime pas être aussi contradictoire, pas que aussitôt que je m'éloigne j'ai envie de revenir, pas que quand je suis trop près j'aie envie de m'enfuir.

Ça manque de balance tout ça.

Malgré ça je n'ai jamais été aussi saine et en contact avec mes émotions, mes mots et mes réactions.

Envie de transformer le pire en beau, l'horreur en joie, l'abandon en courage. Je grandis pendant que je te regarde t'enfoncer et je me demande, oui, je me demande si je ferais pas mieux de partir avant d'être infiniment trop attachée à toi le jour où quelqu'un devra s'occuper de toi.