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mercredi 9 avril 2014

Entre l'arbre et l'écorce

À l'étroit, entre mes pensées et leurs réalisations. Trop serrée, entre mes rêves et les leurs. J'étouffe, pourtant je persiste dans cette direction, elle me revient, à chaque fois. Peut-être qu'il me faut seulement l'emprunter pour m'en couper l'envie une fois pour toute.

on ne désire que ce qu'on ne peut atteindre

Peut-être m'en trouverais-je guérie. Ou pas.

peut-être que je vais aimer ça

Prise au piège d'une solution inavouable. C'est moi qui en fait le plus gros plat. Suffit de m'accepter, j'y pense depuis trop longtemps et j'essaie de faire comme si ce n'était pas le cas.

liberté?


lundi 3 décembre 2012

Agitation

De la colère. Du remous. Une envie de mordre. Le coeur et les lèvres pincés. Je râle. Comme un poison qui coule lentement au fond de ma gorge, je me débat. Il fait froid dans mes yeux, celle qui me regarde est une étrangère.

une envie de me perdre. je suis partie jouer dans le trafic. j'ai oublié de m'habiller. 

Pourquoi ce cycle qui m'éclate, me brise et m'oscille ?

Une envie de disparaître au loin pendant que mon corps sera laissé derrière. Utilisez-le. Il sait bien faire, il aime répondre, il a envie d'onduler, se sentir, de hurler.

c'est la loi de la jungle ici, personne n'est avisé des risques encourus. les sorties de secours de ne trouve d'aucun côté. 

Aucun mot pour décrire le vide qui me perce, on me verrait au travers si je laissais tomber le voile. Synchronicité ratée. Je suis partie en courant.

tu continues de me voir, je suis transparente. j'ai mal. à l'hilarité de mes pleurs s'est joint la brûlure des soupirs. 

dimanche 21 août 2011

J'écoute la pluie tomber

avec une sorte d'apaisement. J'aurais voulu que tu sois là. Me semble que nous deux, toi et moi, dans un lit à écouter la pluie tomber c'est quelque chose qui sonne right. J'essaie de penser fort que tout va se placer, que m'inquiéter ne sert pas, que je vais m'en sortir comme à chaque fois.

mardi 22 juillet 2008

Frayeur Nocturne.


Le soir quand je tombe de fatigue trop tôt le soir, je prie pour passer la nuit à dormir. Certaines fois ça fonctionne, d'autres pas. Comme en ce moment. C'est toujours la même histoire, un premier réveil autour de 2:30. Dernière chance d'aller au toilette et de boire. Je retourne me coucher, j'essaie de dormir encore, mais je rêve, tout ce qu'il y a de mauvais en moi ressort à cette heure là. Alors je tourne, et les images défilent. Je me suis vu avec une barbe, de plusieurs jours. Et j'étais nue dans une douche avec un homme d'une quarantaine d'année et un autre garçon. L'homme était barbier mais le garçon essayait d'arranger ma coupe de cheveux (que j'avais aux épaules). L'homme reprend les ciseaux et sors de la douche, et je reste là à me dire qu'il faut que je rase cette barbe, jusqu'à ce que je m'aperçoive de l'incongruité de la chose.


L'homme me dit qu'il a trouvé un enfant dans la rue. L'enfant semble avoir été battu.


Dans mon rêve, je me réveille autour de 2:30 et je décide de faire des muffins aux bananes. Je suis un peu trop enthousiasme, comme si j'essayais de cacher ma peur. Avec une banane, je fais déborder le plat. Le bruit réveille l'homme qui dort dans le salon. Je vais le voir pour lui dire que je fais des muffins. Il me parle de l'enfant. Me dit de le garder, je dis Ok, mais je te le ramène tantot. Je donne une poupée à l'enfant (aussi grande que lui), que je crois être un garçon, il a un bleu au front et il lui manque des dents, il doit avoir 4 ans. Je dis à l'homme que je vais fermer la porte pour qu'il n'ait pas de lumière. Je montre à l'enfant comment ouvrir un moustiquaire dans le salon. Je me retourne. L'enfant s'est enfuit par la porte patio de la cuisine. Je ne vois que ce moustiquaire ouvert. Et je réalise que l'enfant est tombé en bas du balcon, et je me réveille avec le son d'un râlement horrible, pour réaliser qu'il n'est évidemment... que 3:26.

*
Je pense que j'ai tué l'enfant en moi.
*


Tout me parait menaçant, j'ai peur de sortir de ma chambre. La vue de l'horloge sur le mur me serait insuportable pour le moment. J'ai peur que la réalité se déforme. La nuit, je ne pourrais supporter de me savoir folle. Alors je reste emmurée dans ma chambre, à écrire. J'ai allumé la lumière vive du plafond et j'écoute de la musique douce. J'attend de retomber de sommeil ou que le soleil revienne faire briller mon coté positif. La noirceur m'envahit trop la nuit.


Dans ces cas-là, j'imagine ton coprs contre moi dans le lit, et comment j'aurais aimé m'éveiller dans tes bras, en sécurité, en sachant que je pouvais en profiter encore quelques heures...