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lundi 6 juillet 2015

Corsage

Tu m'allumes. C'est plus fort que moi. Tu m'allumes tellement fort que je me bats pour ne pas décoller quand je suis près de toi. Une chance que je ne suis pas près de toi souvent. Je crois que c'est pour ça qu'on s'est entre-déchirés.

On a eu peur.

Sauf que moi j'aime ça avoir peur.

J'aime nos contradictions. J'aime la légèreté que tu me permets. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Mais ça je ne te le dirai pas.

Je ne pourrais pas. C'est faux. C'est interdit. Ce n'est pas du jeu. Ça serait briser les règles.

Oui mais moi j'aime ça briser les règles. 

Sauf que j'ai envie de jouer aussi. 

Tu m'as manquée. Tu m'as tellement manquée. Je n'arrive pas à t'en vouloir. J'ai envie de ta bouche. Notre distance m'excite.

C'est tout.

Sauf que je vais finir par le dire. Un jour. 

C'est tout.

jeudi 5 juin 2014

It may have slipped my mind

Death. Sometimes brutal, sometimes natural endings. When I picked this card, I knew that you and I weren't ending. But something about us is. I've felt it coming, there is nothing to deny. The pain I've felt from being in your life has surpassed the joy. It's causing me distress. Speaking of which, it's rendered me non-productive and I can't allow that. Even if I would still drop everything if given the chance, just to be with you. something tells me it would be worth it.

There is too much suffering.

This won't qualify. It's over.

Whatever comes next is up to us. As in: it's entirely up to you, don't you let me lose you this way. I'm fading out. It's loud - right at you - my heart is being loud and you, surely, are hearing it and playing silly while I die a little more each day. So much drama. so.much.drama. You said this, I said that. And above all, what you DIDN'T say. It's killing me.

This is a part that I'm letting go of, I'll burn it with my journals when the time comes.

Still, if I didn't think of messaging you a thousand times today, I didn't think of it at all.

samedi 9 février 2013

Autodafé

Les mots qui me brûlent les yeux au passage, je ne les laisse plus sortir. Ils cognent dans mon ventre, grimpent dans mes poumons, ils ragent. C'est la fois de trop. Celle qui fait tanguer toutes les autres, chavirer le bateau. J'ai pris tout ce que j'avais de précieux et je l'ai détruit.


Cette nuit, je m'ai tué. J'ai rêvé que le ciel brûlait. 

lundi 3 décembre 2012

Agitation

De la colère. Du remous. Une envie de mordre. Le coeur et les lèvres pincés. Je râle. Comme un poison qui coule lentement au fond de ma gorge, je me débat. Il fait froid dans mes yeux, celle qui me regarde est une étrangère.

une envie de me perdre. je suis partie jouer dans le trafic. j'ai oublié de m'habiller. 

Pourquoi ce cycle qui m'éclate, me brise et m'oscille ?

Une envie de disparaître au loin pendant que mon corps sera laissé derrière. Utilisez-le. Il sait bien faire, il aime répondre, il a envie d'onduler, se sentir, de hurler.

c'est la loi de la jungle ici, personne n'est avisé des risques encourus. les sorties de secours de ne trouve d'aucun côté. 

Aucun mot pour décrire le vide qui me perce, on me verrait au travers si je laissais tomber le voile. Synchronicité ratée. Je suis partie en courant.

tu continues de me voir, je suis transparente. j'ai mal. à l'hilarité de mes pleurs s'est joint la brûlure des soupirs. 

mardi 17 avril 2012

Le danger des fenêtres

Parce que le vent qui hurle dehors c'est toujours pour me mettre dans l'humeur d'écrire. Parce que je ne t'ai plus et que tu es là quand même. J'ai cru que tu serais désolé mais tu n'écris pas. Et je flotte, sans toi, dans ma nouvelle vie. Plus forte, plus belle, plus grande. Je ne sais pas quel doute tu as voulu effacer. Je résiste encore par moment, à y croire. Je tente par tous les moyens de ne pas m'en vouloir.

Mais à qui d'autre en aurais-je voulu sinon à moi de t'avoir voulu aussi fort ? La blessure est d'autant plus profonde que j'avais le coeur grand ouvert qui battait des ailes.

Comme un oiseau qui s'est frappé la tête dans une fenêtre pas assez sale.

Certains en meurent, d'autres pas.

lundi 28 novembre 2011

J'irai me coucher les yeux boursouflés

après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps en gros sanglots parce que tu m'as finalement dit que tu ne m'aimais pas de cette façon là.

jeudi 22 septembre 2011

Là au sol

Vu d'ici tu as l'air grand, je me sens toute petite. Écrasée. Je ne suis qu'une pâle copie de moi-même. Les nausées sont terribles. À faire tanguer les murs. Tu m'as vu comme ça et je voudrais que tu me rassures. Que tu me dises que tu me trouves encore grande, forte et belle. Même si c'est faux, mens-moi s'il le faut. J'ai perdu pied, j'ai glissé c'est tout. Dis-moi que ça passerait bien vite et que ça ira mieux comme tu le fais si bien déjà. Redis-le moi. Tous les jours.

Mon envie de fuir est grande. Ça brasse en dedans. De me refermer, de m'éloigner. Je pense avoir franchi la ligne. J'espère trop fort maintenant. Et ton sourire résonne et fait écho à mon espoir. Il me le renvoie.

C'est toi qui devra m'attendre, je suis partie au fond de moi-même retrouver ce qu'il reste de pas brisé...

dimanche 14 août 2011

Et puis vient le matin

Je suis seule la plupart du temps avec des idées désagréables. La nuit je rêve de m'enfuir, de fusils, de choses compliqués et parfois de toi. Le jour je rêve de tout lâcher, de roadtrip dans le nord, d'immensité qui fait exploser le coeur et toujours de toi.

Je m'endors tard et me réveille tôt. Le corps qui se tord, se réduit.

La nuit, je dors la lumière allumée, les yeux pas complètement fermés pour ne pas me retrouver dans le noir. J'ai peur quand je ferme les yeux.

Et puis vient le matin et tout recommence.

lundi 12 juillet 2010

Arbre mort

Dehors l'été bat son plein. La chaleur écrase et remoule nos corps en quelques objets inertes, épars sur les lits humides.

Mais pas moi.

Je te parle encore, devant cette écran qui absorbe ma tête, à toi, à ces 5219,1 km ont trouvé leur place entre nous.

La conversation est houleuse, tu t'emportes et lorsque je lis que tu sais quand tu vas mourir, mon coeur s'arrête. J'ose demander quand.

« D'ici 5 à 7 ans, tout au plus.»

Dehors la nuit suspend tout, les lumières s'éteignent, le chat de ruelle ne bouge plus, le traffic est immobile. Je tend l'oreille, sous les larmes qui roulent sur mon visage. J'ai cru entendre un arbre tomber...

mercredi 17 décembre 2008

Appel

Comment se fait-il que le monde qui m'entoure devient subitement hostile. Je lutte contre d'anciens sourires amis, les portes claquent dans le vent en se refermant. Je suis désorientée, je m'effrondre.

Non, pas maintenant.

Je crie pour ne pas qu'on m'enterre vivante. Je ne suis pas encore morte.

vendredi 3 octobre 2008

Se défoulationner tous les jours garde en santé.

Jesuismalade,j'aimalauxdents,lagorgemebrule,mespiedssonttellementlourdsettoutbourdonneautourdemoi.Lajournéeaétésilonguesanstoietj'auraisvoulupouvoirteserrerdansmesbrasàlafindelajournée.Cesjoursdeplussanstevoirmeparaissentsilong,troplongmême,assezlongpourquemonmoralseminedepenseràtoutescesheuresquis'écoulesansquenosbouchesseparlent.J'aimalàlatête,lenezmepique,j'aienviedepleurer,derâler,dechialer,defairetouslestemps.Jevoudraischanter,mereposer,voyager,errersansbutavecunsacàdoisavecpourseulbutderencontrerdesouriressurmaroute.Jem'ennuie,jetourneenrond,j'aienviedecaressessurmescheveuxetd'unecouverturechaudesurnospiedsdevantunfilmquétaine.Monbossm'énerve.Machambreestàl'envers.Lavaisselletraine,j'suistannéeestid'colissdetabarnak,j'aijusteenviedesacrerpendantdesheures,decrachermonvenin,demordre,dedirelecontrairedupremiervenu,del'offenser,deprovoqueruneguerre,delarégler,demeprendreunouplusieursamantsetdeleslarguerpournegarderquetoiàmescotésparcequetumefaissourirequandtoutvamaletquejenefaisquegueulersurunmondequinem'écoutepasvraimentparcequedanslefondtoutcequej'aienviededirec'est:occupez-vousdoncdemoi...

lundi 21 juillet 2008

Dupé sera qui rira le premier.


"Tout l'art de la guerre est basé sur la duperie" - Sun Tzu


J'ai incroyablement peur d'être démasquée. J'ai peur qu'un jour, il me regarde dans les yeux et me dise que je suis une imposteure. Que toute l'attention que je porte à cette passion ne s'est déclenché qu'à cause de lui et donc que par le fait même, mon intérêt n'est pas réel. Je me suis batie autour de tous ces gens.

Toujours eu ce sentiment de mentir aux autres. Leur faire croire que je suis dangereuse alors que je m'apprête à me rouler en boule et pleurer. Leur montrer ma naïveté alors que je pourrais ne faire qu'une seule bouchée d'eux. J'aime penser qu'un coté de moi leur est toujours innaccessible.

Sauf que.. parfois, ce coté, il devient lourd à porter. Je voudrais unique et entière, prendre une décision sans la renier le jour suivant, aimer une seule personne à la fois. Simplifier ma vie, quoi.

Au lieu de cela, je m'enfonce. Je souris, je prétend le contraire, je m'évertue à leur montrer que je suis en vie, résoluement en vie, alors que j'en crève. Comme une danse parfaitement exécuté alors que j'affirme ne pas savoir danser.


Foutaises. Je suis vide.

jeudi 3 juillet 2008

Le parapluie.

«Si elle passait autant de temps à attendre, c'est qu'elle souhaitait inconsciemment qu'ils prennent une décision pour elle.»

La pluie tombait régulièrement sur les feuilles. Le son de l'eau qui s'écoulait lentement et tout aussi régulièrement dans les caniveaux était rassurant. Elle aimait aussi le bruit des pneus trempés sur la chaussé qui venait casser ce rythme trop régulier. C'était stimulant.

Elle avait laissé la porte grande ouverte pour garder cette odeur mouillée et le vent frais entrait en frolant les rideaux de l'appartement. Elle avait un peu froid. Pourtant, elle restait là, à observer le traffic sous cette pluie matinale, appréciant la brise qui venait durcir ses mamelons sous son t-shirt trop léger. Elle y prenait plaisir.

Dans toute histoire, à travers les descriptions, vient un moment où l'on voudrait savoir pourquoi le personnage se trouve là, et bien pour aller droit au but, cher lecteur, cette jeune demoiselle attend.

Elle attendait. En espérant s'hypnotiser dans l'instant présent, elle échouait sans cesse. Ce moment qui aurait pu être si joli s'il s'était arrêté juste avant était à présent gaché par ses éternels balancements entre un passé et un futur. Tout deux hors de contrôle. Comme ce frisson qui lui traverse le coprs quand elle se rappelle leurs nuits d'amour. Elle oscillait entre les deux, oubliant ce qui l'entourait, puisque trop fade pour se comparer à un souvenir embellie par l'attente. Le monde se déroulait devant ses yeux, à une vitesse folle, et parfois elle se réveillait en sursaut pour s'apercevoir que sa vie passait, et qu'elle ne faisait que sauter d'une semaine à l'autre sans autre but précis que d'avancer plus vite vers cette journée convoitée.

Dehors, la pluie s'intensifiait et les passants, aussi inutile que cela puisse paraître, défilait sous leur parapluie coloré. Quand on y pense, rien de mieux qu'un parapluie pour se créer un univers à soi. Elle les observait, convoitant leur bulle, enviant ceux qui s'y baladait à deux. Et ne pouvant être contrée, l'attente reprenait de plus belle. Un jour, elle aurait son parapluie avec lui.

Maintenant que nous savons qu'elle est en train d'attendre, une autre question s'impose. Pourquoi ? Voyons voir...

Elle n'attendait qu'un signe de sa part pour se fixer, éclairer ses idées à elle, incapable qu'elle était de se jeter à coeur perdu dans une relation ou d'en ressortir avant que l'autre ne l'entoure de sa réalité. Mais, il ne répondait pas et elle comptait les secondes, les goutes de pluie, les grains de poussière, et son désir grondait.

Un éclair de lucidité aurait pu la frapper à cet instant même mais je crois que c'en aurait été trop pour elle. Je me dois donc de vous expliquer ma théorie.

Peut-être qu'un jour, elle avait eu un parapluie. Peut-être qu'elle l'avait égaré, inscouciante qu'un jour, des mauvais temps couvriraient son monde ensoleillé. Peut-être qu'ensuite elle avait fait un bout de chemin, s'abritant ici et là, pour un jour arriver près de lui.

Et selon moi, ce qui arrive ensuite est d'un classique tel qu'il me répugne de sauter dans toutes ces flaques de clichés en vous les racontant. Mais c'est tellement beau que... bon voilà.

Sous ce parapluie, ils se sont embrassé, puis sont devenu charmant et charmée. Ils se sont aimé sans trop se poser de questions et tranquillement, il lui est entré dans la peau.

Pour revenir à notre point de départ, l'ombre au tableau se profile, quelques nuages, et 90% de probabilité d'averses. Un seul parapluie c'est bien beau pour deux, mais la distance, les aléas de la vie et le prix de l'essence séparent nos deux amants. Elle se retrouve donc expulsée du-dit parapluie.



À attendre...





mardi 1 juillet 2008

Violence.


Envie de te mordre, de planter mes ongles dans ton dos, Montréal. Je m'aggripe à toi. Je me suis approchée lentement, je t'ai observée de loin avant de me décider. J'ai rodé, je suis entrée pour t'apprivoiser puis je suis repartie. Et j'ai attendu.

Que l'ennuie s'infiltre en moi, par tous les pores de ma peau, mes narines, mes ongles, mes yeux, jusqu'à ce que cette envie de violence me revienne. J'ai fait mes boîtes et je suis venue te rejoindre, Montréal.

Depuis un moment, j'ai envie de me perdre dans ton coeur, de descendre plus bas, de sombrer en toi, Montréal. Malgré ma peur, approche le moment où le fracas sera inévitable, je sortirai à ta rencontre, pour jouir de toi, pour réapprendre à t'aimer.

dimanche 22 juin 2008

Ce matin-là

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Si je m'étais levé avec une idée de ce qui allait ce passer, je serais allée me coucher en position foetale dans ma douche dans le but de ratatiner assez pour manquer ce coup de fil.





Mais ça n'a pas été le cas.





Assise devant un ordi qui plante encore pendant que j'essaie d'installer un programme piraté pour la énième fois, je note que l'heure avance trop rapidement vers le moment où je vais devoir aller travailler.





DRING.


Conversation qui s'abat sur moi comme une averse. Avec possibilité de nuage sur ma tête pendant un temps indéfini.





Et dans ma tête une petite fille qui se demande: Papa, pourquoi tu pleures ?

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crédit image: http://www.sgeier.net/fractals/artwork.php