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jeudi 24 avril 2014

Il faudra quand même

J'ai décidé d'avancer, de te laisser continuer de me briser le coeur, à répétition, pour y faire de la place, parce qu'il continue de gonfler et d'apprendre à battre un peu trop fort à chaque fois. We should be lovers.
Not even, I don't know what we should be. I'm in love with you, it's obvious, everytime you speak or dance with someone else, I cry inside. It's the worst cliché I've ever been, there must be a reason. Or not. Just live. Love and be loved. You're so light, it's burning through my soul. I see your cravings, we are soul mates, I used to be you, you are me we are love, love is all we are what we are what I am, love is what I am. I know you can't be what I want you to be. That's why I'm going to let you break my heart, so that it doesn't happen again for the same reason, with someone else. I'm gonna let you break my heart. I'm gonna let you break my heart. 


It will heal.

samedi 4 février 2012

Joies insomniaques

J'aime écrire. Ça me manquait. Je ne suis plus trop sure de la raison pour laquelle mon corps refuse de dormir ce soir mais immanquablement c'est lié à un trop-plein de laisser-pensées. Une torture raffinée de soi dont j'obtiendrai bientôt un doctorat même si je ne suis jamais allée à l'université. Se tordre les méninges jusqu'à enflures. Refouler la créativité et être prise dans un enfer d'entre-deux. Coincée entre le supposé besoin et le besoin supposé. Et la faim qui me tenaille. Une faim de vie, d'amour, d'échange, de questions, de peau. Je t'aime. Tu me manques. Manquant parce qu'incertain de ta valeur. Tu n'y es pas. Je ronge les secondes qui passent sans toi. J'apprend à couvrir le bruit de mes dents qui grincent.

C'est tordu autour de mes oreilles, ça bourdonne, ça réfute, ça soupèse et repense.

Je n'ai plus l'énergie de ne pas en avoir.

mardi 24 novembre 2009

Atto d'amore

"I think I love you"

Elle avait dit ça d'un souffle, dans un murmure grave, et s'était tue. Elle retenait sa respiration et le regardait d'un air désolée, l'air de vouloir dire " Je savais que ça viendrait, j'ai pas fait exprès je te jure". L'air d'une gamine prise en faute, qui admet son larcin en se disant qu'on la pardonnera plus facilement.

Ses pieds qui se balançait sous la chaise, une mèche sur l'oeil qui ne voulait jamais rester derrière son oreille, elle fixait le plancher et lui la regardait attentivement.

Il aimait ses yeux brillants lorsqu'elle parlait d'à peu près tout, surtout en parlant de rien, lorsqu'elle riait. Il aimait la pointe de ses seins lorsqu'elle se cambrait pour qu'il l'embrasse, la douceur de sa peau et la chute de ses reins. Il aimait sa voix, lorsqu'elle chantait et lorsqu'elle gémissait de plaisir dans ses bras.

Il ferma les yeux un instant pour bien y penser. "I love you Sophia" Il ouvrit les yeux.

Elle n'était plus là.

dimanche 20 juillet 2008

Vraiment ?


J'ai pensé rejoindre un présent qui ne cesse de s'échapper pendant que je cours à l'envers. Peut-être que si je cours assez vite, je pourrais remonter dans le passé. Là où vous êtes tous partis, en me laissant ici, à courir dans un futur incertain qui me terrifie parce que le présent passe trop rapidement. Je ne peux jamais l'attraper.

J'ai pensé que si je m'assoyais par terre pour ne plus bouger, je pourrais le laisser venir à moi. Assise dans le futur que je suis, si je cessais de penser assez longtemps, peut-être que j'ouvrirais les yeux et que ce serait le présent. Peut-être...

J'ai pensé aussi que j'avais tort. De vouloir contrôler ce que l'homme a appelé le temps. Parce que je n'en ai jamais eu la notion, comme si c'était un morceau brisé qu'ils avaient oublié de replacer à ma naissance. Sans doute que l'infirmière l'a mis dans un coin en attendant le réparateur et qu'ils m'ont laissé partir avant. Et pendant que la pauvre infirmière courrait derrière nous avec la pièce en disant : Attendez ! Votre enfant est brisée, vous devez apporter ce morceau avec vous ! Mon père a du appuyez sur l'accélérateur ce qui a eu pour effet de me propulser dans le futur de façon permanente.

Ceci dit. j'ai pensé que je pouvais reprendre le contrôle sur le temps quand même.

mercredi 14 mai 2008

J'ai peur.

J'ai peur d'être en train de me monter un grand bateau à moi-même, encore. J'ai peur de me faire des idées, de m'inventer des histoires. J'ai peur qu'un jour, je tende la main vers toi, pour me rendre compte que pendant tout ce temps, tu n'étais que le reflet de mon sourire dans le miroir embué de la salle de bain...

mardi 25 mars 2008

Pendant ce temps, je continue de sourire...

Je sais que je n'ai pas dit grand chose. J'étais terrifiée, comme une enfant devant son premier «crush» qui croit que tout est magique et que tout va se mettre en place par hasard. Il n'y a pas de hasard. C'est pour ça que j'ai oublié de te poser un paquet de questions. Je ne voulais pas t'ennuyer avec ça. Comme: Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas regardé dans les yeux ? (Es-tu seulement capable de te regarder dans un miroir ?) Pourquoi n'as-tu rien dit ? (T'arrive t'il de réellement dire quelque chose ?) J'ai voulu voir ton potentiel plus que ce que tu avais à m'offrir sur le moment. Je me suis dit qu'en te donnant ce que je pouvais, qu'en arrachant un bout de moi, peut-être que j'arriverais à allumer cette lueur que je voulais voir apparaître sur ton visage. Ça n'a pas fonctionné. Je t'ai regardé partir, abasourdie, insconciente sur le coup de tout ce que ça avait voulu dire à mes yeux. J'y ai laissé une part de moi-même un peu plus grande que je ne le croyais, et en ai gagné une autre, toute petite, étrangère, nouvelle. J'ai une autre question : t'étais-tu aperçu qu'elle était percée ? ( Un joli losange bleu, comme une signature de ton passage en moi. Merci du cadeau. ) Ceci dit, en y repensant, j'ai eu la vague impression que tu étais en train de te noyer. C'est peut-être moi, mais en te voyant là, te débattre, j'ai voulu sauter. Je me suis rappelé un peu trop tard que je ne savais pas nager. Je suis donc revenue doucement sur le plancher des vaches. Et malgré toute la peine que j'ai eu à te regarder couler, je me suis dit que, somme toute, j'allais continuer de sourire...

mardi 18 décembre 2007

En commençant par la fin...

Je t'ai foutu une claque. Tu m'as embrassé, pour l'effet de surprise. Je ne m'attendais à rien.
Tu m'as offert ton plus beau clin d'oeil, je t'ai souris. Mes doigts ont glissé jusqu'aux tiens.
J'ai dit que j'avais froid aux mains. C'était normal puisqu'on marchait depuis quelques minutes déjà et la neige paradait autour de nous en laissant trainer sa robe blanche dans la rue sale.
Tes orteils gelaient un peu dans tes vieilles bottes d'armée mais tu t'en foutais. J'avais dit oui quand tu m'avais proposé d'aller marcher alors c'est ce qu'on faisait. Le plus innocemment du monde.
Je t'ai dit que je te trouvais beau. Tu m'as parlé de tes projets. Tu voulais voyager. Faire le tour du monde quoi. C'était un de tes rêves. J'ai hoché la tête. J'avais compris.
Alors je n'ai pas pleuré, quand tu es parti, comme tu étais arrivé.

***

Alors je n'ai pas pleuré quand tu es parti, comme tu étais arrivé. J'avais compris. J'ai hoché la tête. C'était un de tes rêves. Faire le tour du monde, quoi. Tu voulais voyager. Tu m'as parlé de tes projets.
Je t'ai dit que je te trouvais beau. Le plus innocemment du monde. J'avais dit oui quand tu m'avais proposé d'aller marcher alors c'est ce qu'on faisait. Tes orteils gelaient un peu dans tes vieilles bottes d'armée mais tu t'en foutais. C'était normal puisqu'on marchait depuis quelques minutes déjà et la neige paradait autour de nous en laissant trainer sa robe blanche dans la rue sale.
J'ai dit que j'avais froid aux mains. Mes doigts ont glissé jusqu'aux tiens. Tu m'as offert ton plus beau clin d'oeil, je t'ai souris. Je ne m'attendais à rien. Tu m'as embrassé, pour l'effet de surprise. Je t'ai foutu une claque...

mercredi 17 janvier 2007

Pastigiat ou « Folie obsessionnelle productive»

Pourquoi tes mots résonnent dans ma tête sans fin tellement que je sens le besoin de les écrire à nouveau mais d’une manière différente pour que personne ne s’en doute a part toi et elle, elle qui l’a deviné mais a qui j’ai pas voulu l’avouer parce que c’est ridicule et complètement idiot, que dis-je c’est insensé bien plus encore que le fait de vouloir te comprendre alors que tu te détestes bien plus que le fait de me sentir privilégiée d’avoir un peu de ton attention même si c’est pas longtemps à chaque fois. Et c’est vrai que lire m’empoisonne. Parce qu’après tes mots ne sortent plus de ma tête et tout recommence encore pour toujours pendant des heures jusqu’à ce que je m’endorme de fatigue d’avoir trop écrit parce que je me sentais coupable de ne pas le faire avec tout ces mots qui tournaient dans ma tête ça aurait été du gaspillage de ne pas les écrire même si c’était ceux de quelqu’un d’autre parce qu’au fond c’est devenu mes pensées et je ne suis pas vraiment une voleuse d’écrivain moins homme que mort et pas tout à fait peintre non plus. Parce que je continue de me sentir coupable même après avoir écrit parce qu’au fond je vais vouloir que quelqu’un me lise et ce quelqu’un va surement être toi puisque je te lis tu dois me lire aussi c’est comme ça pour que je continue d’écrire tu dois écrire encore plus et si je te parle peut-être que je ferai partie de l’histoire un jour. Moi la vivante, entourée de solitude et de ces chats plus humains que d’autres jusqu'à en devenir un moi aussi en me disant que c’est aussi inutile que tenter de capter ton attention en écrivant des âneries parce que je me dis qu’à force de me remplir de tes mots tu finiras par me détester de trop te ressembler même si je ne suis pas un homme alors je me dis que peut-être ça prendra plus de temps mais que ça va arriver quand même parce qu’on aime jamais vraiment ceux qui nous volent nos mots encore moins s’ils ne sont pas mort mais que j’ai pas fait exprès de te lire c’est partie tout seul comme dans maman j’ai jamais voulu faire tomber ce vase tu sais bien que je continue d’écrire seulement parce que je veux que tu continues de me lire plus longtemps pour essayer que mes (tes) mots entrent de force dans ta tête et que tu écrives encore et moi aussi pour que jamais ça s’arrête comme dans les films où ils sont heureux pour toujours sauf que nous on sera pas heureux et ça ne durera pas toujours parce que c’est même pas commencé alors que je voudrais dire au fond bien plus que ce que j’écris pour passer le temps … viens, on s’aimera dans nos solitudes. Toi l’écrivain et moi la folle. Ou le contraire.