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lundi 23 juin 2014

Brûler le passé

Besoin de tout laisser derrière, de brûler le passé. Peur de perdre l'acquis, d'oublier qui je suis. est-ce que je le sais, de toute façon ? Besoin de brûler le passé. Laisser tomber la lourdeur que je traîne, avancer, créer, m'envoler. Disparaître ? Ça sera à voir. Qu'est-ce que je ferai sans toi ? Je ne sais pas. Je devrai apprendre car je m'en vais, c'est de plus en plus clair. Et en même temps, j'ai tellement peur de te perdre en partant. Je ne peux rester ici à espérer que tu te rapprocheras de moi, ça ne peut pas être ça, ma vie. Brûler le passé. Ne plus craindre les regards inquisiteurs sur des mots que je n'ai pas voulu relire. Passer à autre chose. 

lundi 25 novembre 2013

Le trapèze.

Qu'est-ce qui m'a manquée ? Je suis partie éclater de mots, brûler sous les regards avides, mourant de ma propre honte d'être nue en public. Nue, vraiment ? Je ne sais pas si j'y arriverais. Je n'ai plus la fougue d'antan, une douceur l'a rongé. Je n'ai plus de morgue, elle est partie songer l'été. Et derrière tout ça, le trapèze.

Je ne l'ai jamais oublié. 


mercredi 6 avril 2011

Tentation

D'être aussi près de sa bouche me trouble.

Ne rien et tout laisser paraître.

Impossible qu'un moment si court soit si intense.

Et pourtant...

Je pourrais me mettre dans de beaux draps.

J'espère bien.

mardi 24 novembre 2009

Atto d'amore

"I think I love you"

Elle avait dit ça d'un souffle, dans un murmure grave, et s'était tue. Elle retenait sa respiration et le regardait d'un air désolée, l'air de vouloir dire " Je savais que ça viendrait, j'ai pas fait exprès je te jure". L'air d'une gamine prise en faute, qui admet son larcin en se disant qu'on la pardonnera plus facilement.

Ses pieds qui se balançait sous la chaise, une mèche sur l'oeil qui ne voulait jamais rester derrière son oreille, elle fixait le plancher et lui la regardait attentivement.

Il aimait ses yeux brillants lorsqu'elle parlait d'à peu près tout, surtout en parlant de rien, lorsqu'elle riait. Il aimait la pointe de ses seins lorsqu'elle se cambrait pour qu'il l'embrasse, la douceur de sa peau et la chute de ses reins. Il aimait sa voix, lorsqu'elle chantait et lorsqu'elle gémissait de plaisir dans ses bras.

Il ferma les yeux un instant pour bien y penser. "I love you Sophia" Il ouvrit les yeux.

Elle n'était plus là.

mardi 17 novembre 2009

L'idée que je me fais d'un amant.

Assise sur tes genoux, je parle candidement. Tu m'écoutes. J'ai les yeux grand ouverts sur toi, je me sens bien. Je t'embrasse, on rigole.

C'est un secret.

jeudi 15 octobre 2009

Insoutenable légèreté.

Son corps frémi sous mes doigts, caresses douces faites du bouts des ongles seulement. Exploration nocturne, il fait froid. Dans ma tête, les notes du piano, gelée sous mes doigts, dansent en murmurant son nom. Je soupire, ses bras autour de mes épaules, qui me serre pour étouffer les tremblements, je m'y sens en sécurité mais ça me donne envie de mordre en même temps.

Tant pis, on verra tout ça plus tard, une fois les chandelles éteintes, mon nez dans son cou y restera pour la nuit.

dimanche 31 mai 2009

Un espace où l'on s'oblige à jouer, pour mieux apprendre à se maîtriser. Le contrôle pour seul réel amant, malgré la quantité de corps qu'elle rencontre. Le jeu de l'amour, l'amour du jeu. Et dans son lit, jamais de larmes. Un peu de solitude mais le sentiment grisant de vivre jusqu'au bout de sa folie.

dimanche 24 mai 2009

La liberté...

Vous avez peur de moi parce que je suis libre.

Libre de vos carcans étroits de bonnes familles, libre d'interdits associant la peur au danger.

Vous dites que ce que je fais est mal, vous dites que je vais me bruler. Vous dites que ça ne durera pas, que forcément ça ne finira pas bien tout ça.

Vous m'enchainez à l'arbre pourtant, je vous jure, je grimperai tout en haut et elles, les chaînes, retomberont sur vous.

JE ME RIS DE VOUS.

dimanche 9 novembre 2008

L'appel de la lune.

J'ai perdu une soeur. La peine nous as éloignées, faute d'avoir pu se comprendre. La colère, les frustrations, le temps, les différences se sont accumulées pour devenir insurmontables. Enfin, j'ai cru.


Je me surprends à regretter ces mots que j'aurais voulu dire plus tôt.