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vendredi 11 janvier 2013

Te laisser partir...

J'ai cru que c'était fait déjà. Je me suis bien bernée. Tes derniers mots sont restés en travers de ma gorge, impossible à avaler. J'ai refusé de croire. Je n'ai pas voulu, faire une croix et accepter que ta vie serait beaucoup mieux sans moi. Déjà presque deux ans que je m'acharne à ne pas oublier, malgré les autres, malgré l'amour, la douleur, le temps. Deux ans, c'est quand même long quand on oublie de refermer une blessure. On se rappelle bien de ce qu'on veut. J'ai de doux souvenirs de toi. Malgré les déchirures et les moins beaux moments, ce sont nos moments de rires, de tendresse et de complicité qui me reviennent. Ta vivacité, ton humeur, ton sourire, tes yeux me manquent. Je deviens nostalgique pendant que ce ménage te pousse hors de ma vie. Je ne gardais certains objets que dans l'espoir que tu reviennes sur ta décision un jour, que nous soyons amis. Je vais me rendre à l'évidence, ces objets ne me serviront plus. Ils retiennent la poussière, ma vie passée, m'attristent et me demandent de revenir en arrière.


Je suis triste de te voir partir. Je vais te saluer, longuement, par la fenêtre, je sais que tu ne te retourneras pas. Tes mots ont été durs, j'ai mis du temps à les réaliser.

Merci.

samedi 24 septembre 2011

Je tiens le fil

Tant que je tiens le fil ça ira. Il ne faut pas que j'oublie.

mercredi 4 mai 2011

L'appel du foudroyé.

Fatiguée mais encore debout, c'est avec toi que j'ai envie de jaser. Envie de sentir l'excitation et l'intérêt qui me gagne quand je discute avec toi. Envie de la fébrilité, de l'émoi, de la franchise qui s'empare de moi. Envie de sentir tes bras autour de moi, d'abandonner ma tête sur ton épaule, là dans le creux de ton cou pour voir si c'est confortable. Rien qu'à y penser, je sens les papillons dans mon ventre, mon coeur qui bat légèrement plus vite, ma pensée qui s'emballe. Tout mon être tend vers toi, et ça m'effraie que ce soit aussi fort. Parce que je ne saurai résister bien longtemps sans faire durcir mon corps par peur de succomber. Parce que tout ce qui m'occupe l'esprit c'est de plonger mon regard dans le tien et goûter à ta bouche. C'est rigoler dans mon lit pendant que la pluie tombe dehors, c'est flâner dans un parc ou s'amuser comme des gamins en faisant la vaisselle. Des rêves de tous les jours, quoi. Des rêves comme je ne me permet pas, des rêves d'une liberté commune, à s'imbiber de l'autre tout en le poussant à évoluer. C'est chimique, intellectuel, artistique, émotionnel, spirituel... je pense que ça doit être ça un coup de foudre.

mercredi 13 avril 2011

Les orages du coeur

Tenir tête, à soi-même, pour soi-même. Traquer et éliminer une à une ces habitudes qui nous pourrissent la vie. Se sentir perdue sans elles. Puis tranquillement, commencer à aller mieux.

Doucement.

I have decided to leave you forever, I have decided to start things from here. Thunder and lighting won't change what I'm feeling and the daffodils look lovely today... - The Cranberries

lundi 11 août 2008

Prière.

S'il-vous-plait, faites que ça fonctionne. Protégez-moi de mon perfectionniste qui me gruge et me juge indigne des miracles de la vie. Aidez-moi à rester authentique et confiante. Poussez-moi vers ce chemin auquel j'aspire pour évoluer. Parce que je sais que vous êtez à mes cotés dans mes moments de faiblesse autant que dans la joie, je souhaite de tout coeur garder la foi.

Merci.

dimanche 10 août 2008

La force de refuser

Certaines choses vous déplaisent, d'autres vous dégoûtent carrément. Mais savez vous dire non à tout ce qui n'est pas à la hauteur de vos rêves ? Au trop banal, au cliché qui ne vous fait pas plaisir mais vous endors, êtes-vous capable de refuser ?

J'ose croire qu'un jour je pourrai.

jeudi 24 juillet 2008

La chute.

Le sol s'est ouvert sous mes pieds pour m'engloutir. Et moi j'ai crié, je me suis débattue. J'ai glissé, la chute était longue. Je me suis accrochée pour ne pas tomber mais je ne voyais plus la sortie, il faisait noir. La peur me serrait la gorge, je n'avais pas la force de remonter mais je ne voulais pas rester là. Quelqu'un a commencé à remplir le trou, j'ai hurlé de toutes mes forces mais des voix me murmuraient que ça allait passer, que tout irait bien. La terre entrait dans mes yeux et dans ma bouche, la boule de peur m'empêchait de l'avaler. J'ai perdu pied, la chute a continué, longtemps.

Les voix ont recommencé à murmurer, j'ai voulu me boucher les oreilles pour ne plus entendre, et seulement descendre, toucher le fond et y rester. Puis doucement du noir, tout est passé au gris. La lumière revenait et j'avais peine à comprendre ce qui se passait. Je suis ressortie de l'autre coté. Tu m'attendais, sereinement. Tu m'as souris et m'as tendu une rose en disant :

C'est beau, la Chine, n'est-ce pas ?