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jeudi 24 avril 2014

Il faudra quand même

J'ai décidé d'avancer, de te laisser continuer de me briser le coeur, à répétition, pour y faire de la place, parce qu'il continue de gonfler et d'apprendre à battre un peu trop fort à chaque fois. We should be lovers.
Not even, I don't know what we should be. I'm in love with you, it's obvious, everytime you speak or dance with someone else, I cry inside. It's the worst cliché I've ever been, there must be a reason. Or not. Just live. Love and be loved. You're so light, it's burning through my soul. I see your cravings, we are soul mates, I used to be you, you are me we are love, love is all we are what we are what I am, love is what I am. I know you can't be what I want you to be. That's why I'm going to let you break my heart, so that it doesn't happen again for the same reason, with someone else. I'm gonna let you break my heart. I'm gonna let you break my heart. 


It will heal.

lundi 25 novembre 2013

Le trapèze.

Qu'est-ce qui m'a manquée ? Je suis partie éclater de mots, brûler sous les regards avides, mourant de ma propre honte d'être nue en public. Nue, vraiment ? Je ne sais pas si j'y arriverais. Je n'ai plus la fougue d'antan, une douceur l'a rongé. Je n'ai plus de morgue, elle est partie songer l'été. Et derrière tout ça, le trapèze.

Je ne l'ai jamais oublié. 


samedi 27 juin 2009

Et juin a filé...

avec mon sourire et ma vie. Tellement, tellement vite. J'ai pas compris sur le coup, je me suis demandé si c'était ça le temps qui passe et la vieillesse. Moi qui commence à ricanner à voix haute et à me parler toute seule, me coucher épuisée, me réveiller épuisée, et sourire tristement.

Puis au détour rencontrer la vie, celle qu'on voulait, celle qui espère, qui fait croire, qui nous rend à nous même.

Et derrière tout ça la peur gluante qui ne part pas même sous la douche parce qu'il fait trop chaud de toute façon.

samedi 14 mars 2009

extrait.

et pis tu découvres c'que c'est qu'la solitude ma fille.
un gros trou en dedans et puis t'auras beau manger autant que tu veux ou prendre le premier homme qui passe pour le remplir,
à la seconde où tu te remets à respirer la douleur reprend.

j'ai pas trouvé rien au monde qui a réussi à chasser ça pendant ben ben longtemps.

mercredi 29 octobre 2008

Voix qui crie dans ma tête.

«Mmm ça va.»

Malgré tout ce qui me tort le ventre.

«Oui, très bien toi ?»

Non non non non non non non, NON.

«Super.»

Étouffe toi avec.

jeudi 2 octobre 2008

Vomissures.

Les mots j'en mange. Je dévore des livres comme d'autres du pain au chocolat. Je souris la bouche pleine dans le métro; Je le sais que vous m'avez vu. Avouez donc. Quand je suis en phase boulimique, je peux lire (voire manger) 1 ou 2 livres par jour. Je vous jure, demandez à celle qui vit avec moi si vous ne me croyez pas. Durant ces "phases", je m'éloigne, comme dans un autre monde. Je cesse de m'alimenter, du moins, en apparence humaine et je me cloître dans ma chambre. Ah ! Certains diront que c'est de la paresse. Moi je vous dit que c'est indispensable à ma survis. Et ce n'est pas facile, parfois les phrases me restent au bord de la gorge, comme un trop-plein d'émotion qu'il faut tout digérer en même temps. Parfois, je pleure aux éclats, je braille de rire. Et vous ne voyez pas pourquoi. Je sais.

Et puis vient le silence. Le moment où je ne peux plus lire un mot de plus, sinon j'éclaterais. Je dors des jours durant, je rumine les dernières lettres ou un coin de page. Ma léthargie inquiète, bien sur, mais elle ne passe que trop rapidement à mon goût. Que voulez-vous, le temps presse.

Ensuite, les mots s'impatientent. Ils tapent, gratte et fouille. Ils remontent en bouillonnant jusqu'à ce que je n'aie d'autres choix que de vous les recrachez, chers lecteurs, avec dégoût parfois mais toujours avec soulagement.

Alors, que je vous entende encore une seule fois me dire : que tu as de l'imagination !

mercredi 1 octobre 2008

Les joies quotidiennes.


La bombe


Mon nouveau gérant : En passant, peux-tu essayer de ne pas chanter quand tu es à la caisse ?



La réaction

Hum... est-ce que je lâche ma job ? Non... quand même. Mieux vaut attendre et l'affronter. Mais... ah et puis, je pourrais lâcher ma job et aller chanter ailleurs. Ceci dit, je vais quand même attendre.

Tout ne tiens qu'à si peu...

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---EDIT: en plus c'était : Give peace a chance !---

lundi 11 août 2008

M'ouaih

Comme pour me taquiner, mon compte Gmail est victime d'une erreur interne... je ne peux plus vérifier mes courriels entrants toutes les deux minutes. (J'exagère même pas, c'est presque plus 15 fois par minutes.) J'ai une audition à 9 heures ce soir, j'ai un rhume qui s'est déclenché dans toute sa force hier (donc mon mal de gorge a atteint son paroxysme ce matin), et j'ai le retour de ma grosse chienne de peur qui me donne envie de tout foutre en l'air pour la enième fois.

J'ai trop mangé, j'ai lu deux livres aujourd'hui, suis allée à la clinique et à la pharmacie. J'ai plus rien à faire sauf dormir.

Bleh.

Et tenter de séduire tout le monde à mon audition pour qu'ils me trouvent incroyable malgré ma voix de Janis sur un lendemain de brosse...


Edit : Et tout ça en omettant minutieusement de ne pas commencer un plan d'affaire pour lequel j'ai une rencontre demain que j'ai déjà repoussé d'une semaine...

jeudi 7 août 2008

Un trop long silence...

Ce n'est pas faute d'avoir essayé... Je le jure, mes brouillons sont là pour prouver que j'ai tenté de coucher par écrit certaines de mes pensées. Seulement, ça tourne si vite, trop vite dans ma tête ces derniers temps. Est-ce d'avoir trop de temps libre, trop de ce temps précieux qui s'évapore si rapidement que j'ai envie de hurler et de le retenir ? Je regarde derrière moi et j'ai l'impression tenace de n'avoir rien fait ces derniers jours. Pourtant, si je m'arrête pour les raconter, j'ai effectivement fait plusieurs trucs plus ou moins intéressants. Ma vie se porte même très bien. Est-ce mon moi intérieur qui recommence à crier, celui que j'avais abattu à force de lui dire de se taire, que ce n'était pas le moment ? Il revit, il hurle sa rage de renaître, d'avoir été réveillé, et il me poursuit sans relâche à chaque pas que je fais de travers mon chemin. Il me rend folle.



J'ai cette furieuse et curieuse envie de bouger, d'être hyperactive, combiné étrangement à une envie de dormir sans fin.



Je suis écartelée.

mardi 29 juillet 2008

Je suis maladroite.


Mais j'espère que c'est cute. (Enfin c'est ce que je me dis pour calmer mon ego blessé. Hahaha)
La photo n'a rien à voir, c'est plus une maladresse verbale de quelqu'un qui essait de bien faire et qui passe à coté. C'est aussi douloureux qu'un chute, n'est-ce pas mon amour ?

mardi 22 juillet 2008

Franchise.

J'appelais avec l'intention de remettre ça au lendemain parce que j'avais une humeur de chien. Dans le genre, envie de mordre et/ou de frapper les gens avec un bâton. (Bon les chiens ne frappent pas les gens avec un bâton mais vous me suivez ? )

Je me disais que depuis le temps qu'on s'était vu, elle méritait mieux qu'un simple rendez-vous rapide où j'allais être neutre, pour éviter de me mettre à chialer sur ma vie.

Dring.

- Allo K. ?

- Oui ! Je n'espérais plus ton appel.

- Mais j'avais dit au top vers les 3h, il est justement 3:00.

- C'est vrai, alors ça fonctionne toujours ??

- Bien sur !

- Parfait on se rejoint là dans 40 minutes.

- Super à tout à l'heure !

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Mmm, je suis pas la seule à qui ça arrive j'imagine. Je n'ai même pas eu le courage d'être lâche.

EDIT : Je me suis bien amusée, et je suis contente d'y être allée.

jeudi 10 juillet 2008

Moment d'émotion.

Une autre partie de mon incompréhension face à la vie enfin levée.


Conversation entre moi et le gérant, que je vais affectueusement appeler : mon boss, pour l'occasion. (Parce que pas mal tout le monde est mon boss dans la compagnie haha)

Mon boss : En tout cas, je vais m'ennuyer de travailler avec toi, j'aurais pu personne avec qui m'astiner.

Moi : ...

Mon boss : C'est vrai dans le fond t'es une fille vraiment intelligente (moi vraiment touchée ), des fois tu l'es juste un peu trop.

Moi : Hein ?

Mon boss : Ben les filles trop intelligentes ça fait peur aux hommes, tu te trouveras jamais de gars qui va être capable d'avoir le dernier mot avec toi.

Moi : Crime ça doit bien exister quelqu'un de supérieur. (haha)

Mon boss : Oublie ça. Peut-être qu'un jour, tu vas finir par comprendre. T'es vraiment une fille bien.


*J'ai raccourcis la conversation parce que de mémoire, je suis pas très bonne pour rapporter fidèlement, mais j'ai été très émue pendant un moment de voir que mon gérant qui est quelqu'un de très gêné, me sort enfin le fond de sa pensée. Ah... :)

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Ah.. s'il savait... ;)

mercredi 25 juin 2008

J'sais pas ou «L'attente»

Comme chaque fois que je me force à écrire alors que je ne suis pas inspirée, ça donne un texte de merde. Mais je ne veux plus avoir de regrets, ou diminuer jusqu'à froler le zéro. Je me suis aperçu que je vivais constamment dans l'attente d'une journée dans le futur, en prenant soin de repousser la date à chaque fois, on peut être en état d'attente perpetuelle (comme pour l'ouverture de Westmount *humour douteux que j'ai développé suite à mon travail pour *Atchou* ). Donc tout ça pour dire que vous êtes en train de lire mon refus d'attendre, je mords dans le présent !!

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Présent : ayoye !

Moi : Ah, euh... Scuse... Je peux mordre un peu moins fort ?

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lundi 5 mai 2008

Papillon

Mon bonheur est si léger, je crains de le mettre en mots. Je lui ai longtemps couru après, comme un papillon et soudain, alors que je suis lasse, épuisée, découragée, au bout de tout, il est venu se poser sur le bout de mon nez. Je l'ai embrassé.

C'est drôle embrasser un papillon. Ça chatouille.

mercredi 19 mars 2008

Mais que faire de tous ces hommes, de toutes ces femmes qui ne demandent qu’à être aimé ?

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RÉPONSE DU PUBLIC.
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«On continuera de les aimer, jusqu'à notre dernier souffle. On ne peut faire autrement, tu sais. Ils nous ouvrent grand les bras et leur chaleur nous est si réconfortante. On les aime, le temps d'une nuit, le temps d'une vie, c'est si vite passé de toute façon. »

«Ils sont nombreux, sans aucun doute c'est difficile de tous les avoir. C'est pourquoi je les embrasse, pas juste avec ma bouche, mais avec mes yeux, mon âme, mon coeur. Je crois bien qu'il est assez grand pour tous les aimer. »

« On les brule, comme des papillons sur une lumière. On les brule avec toute la passion dont on est capable. Ceux qui survive...eh bien, rendu là, je ne sais plus quoi faire d'eux.»

« C'est bon son idée... Et si on faisait un grand feu ? Un grand feu de Saint-Jean, et on l'alimentera avec toutes ces personnes qui ne demande qu'à être brulée. À la fin, on aura qu'à sauter dedans nous aussi...»

« On les oublie, l'un après l'une après l'autre. Aucun d'eux n'est identique, ils se ressembles tous. Peut-être qu'en allant plus vite ?»

« On les aime, tout simplement.»

« Je connais quelqu'un qui a décidé de ne rien faire.»

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Merci c'est tout le temps que nous avions.

samedi 8 mars 2008

Le piège de la création ou «Ce que vous pensez de ce que les gens pensent qu'ils savent sur ce que vous pensez»

FRAGMENTS DE TEXTE
À force de toujours vouloir bien faire, on bloque la vraie création. Celle qui vient de l'intérieur, celle qui nous fait sentir comme si on étale nos tripes à la face du monde. Y a -t'il une limite entre l'art et l'exhibitionnisme ? Est-ce que quelqu'un fait vraiment une distinction ? Alors la peur des autres ou pire de ce qu'ils peuvent bien penser nous attrape, nous hâche, nous broie jusqu'à plus rien d'important. Ça vaut bien une petite mort.
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Alors commence la ronde des apparences. Vous savez, quand on laisse les mots se coincer au fond de notre gorge avec l'impression terrible que même s'ils sortent à partir de maintenant, il est déjà trop tard. Que le moment a fui, entouré d'anges silencieux aux oreilles des autres mais qui éclatent de rire, d'un rire féroce dans les votres (vos oreilles) jusqu'à ce que vous entendiez votre propre rire se casser le nez sur un miroir (surement le votre aussi).
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Quand vous avez oublié momentanement qui vous êtes par peur de déplaire, quand vous pensez plus longtemps que quelques secondes à toutes phrases non-destinées à un discours devant dix personnes et plus, quand la peur de paraître faible vous mord les entrailles et/ou l'entrejambe : vous vous êtez plantés.
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J'ai une confidence à vous faire: je me suis plantée. Pire, l'extérieur de mon pot me semble si étrange que j'ai peine à en sortir. Je vous vois, de l'autre coté, dans une autre terre, et je tremble. L'insécurité fait dire de nombreuses bêtises à l'homme.
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Si j'avais su vous parlez de moi au bon moment, peut-être seriez-vous restés...