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mercredi 9 avril 2014

Entre l'arbre et l'écorce

À l'étroit, entre mes pensées et leurs réalisations. Trop serrée, entre mes rêves et les leurs. J'étouffe, pourtant je persiste dans cette direction, elle me revient, à chaque fois. Peut-être qu'il me faut seulement l'emprunter pour m'en couper l'envie une fois pour toute.

on ne désire que ce qu'on ne peut atteindre

Peut-être m'en trouverais-je guérie. Ou pas.

peut-être que je vais aimer ça

Prise au piège d'une solution inavouable. C'est moi qui en fait le plus gros plat. Suffit de m'accepter, j'y pense depuis trop longtemps et j'essaie de faire comme si ce n'était pas le cas.

liberté?


lundi 18 novembre 2013

Version papier

J'avais besoin de reprendre contact. D'ouvrir l'écorce, de grandir, pousser, éclater de mille feux sous l'arbre.

L'hiver est resté trop longtemps.

Crever plutôt. Crever plutôt que de mourir. Crever la bulle, lécher la pulsation de la musique dans mon sang. Éteindre ce qui est dit, trouver le fleuri. Peindre la migration des sauvages à travers le temps. De toi à moi, de moi à toi. Peut-être que le temps nous le rendra. Peut-être que mon sang se figera, glacé de veines tentations.

L'hiver est resté trop longtemps sur mon cœur. 

Les bourgeons ont pourris dans l'eau boueuse de l'orage. Le froid colle et reste aux paupières.

Je t'aimais, avant l'hiver, je t'aimais. 

Ce qu'il ne reste plus de moi a fondu sous le ciel amer.

vendredi 11 janvier 2013

Te laisser partir...

J'ai cru que c'était fait déjà. Je me suis bien bernée. Tes derniers mots sont restés en travers de ma gorge, impossible à avaler. J'ai refusé de croire. Je n'ai pas voulu, faire une croix et accepter que ta vie serait beaucoup mieux sans moi. Déjà presque deux ans que je m'acharne à ne pas oublier, malgré les autres, malgré l'amour, la douleur, le temps. Deux ans, c'est quand même long quand on oublie de refermer une blessure. On se rappelle bien de ce qu'on veut. J'ai de doux souvenirs de toi. Malgré les déchirures et les moins beaux moments, ce sont nos moments de rires, de tendresse et de complicité qui me reviennent. Ta vivacité, ton humeur, ton sourire, tes yeux me manquent. Je deviens nostalgique pendant que ce ménage te pousse hors de ma vie. Je ne gardais certains objets que dans l'espoir que tu reviennes sur ta décision un jour, que nous soyons amis. Je vais me rendre à l'évidence, ces objets ne me serviront plus. Ils retiennent la poussière, ma vie passée, m'attristent et me demandent de revenir en arrière.


Je suis triste de te voir partir. Je vais te saluer, longuement, par la fenêtre, je sais que tu ne te retourneras pas. Tes mots ont été durs, j'ai mis du temps à les réaliser.

Merci.

samedi 17 novembre 2012

Des miettes de toi

Il y a des miettes de toi dans mon lit, parmi les oreillers et les couvertes, éparses. Des miettes de mots, de choses à dire, pareilles qu'une journée qui bourdonne et qui nous épuise. Des miettes de toi qui m'ont suivie, qui ont collé à ma peau, glissées dans ma gorge. Sur moi, je sens ton odeur, ton corps.  Ce soir, j'entends ta souffrance, elle me prend au coeur, je la porte avec moi.

Je suis là.

Il y a 
comme
un enfant 
qui s'éloigne
en chantant.

De ce pas
l'homme
qui ressent
se soigne
en dormant.

Un saule
ne porte plus
le poids
de ses ans.

L'épaule
rompue
se rend
doucement.

Rien
ne
se perd.

Train
de
frontières.

Si tôt
je chavire.

You know,
what I fear.

Une peur

de douceur.

mardi 21 février 2012

Finalement.

J'ai le vertige. Je veux redescendre. J'haïs ça, j'haïs ça, j'haïs ça. Trois fois. Tout ce que je veux c'est entendre ta voix mais parmis tout ça je me dis que le plus beau que je peux nous faire, c'est d'apprendre à m'aimer sans toi et à t'aimer même si t'es pas là. Je t'ai avec moi de toute façon.

Oui mais qu'est-ce que c'est difficile, Chaque journée qui passe je fuis un peu plus, j'ai perdu pied.

vendredi 12 août 2011

Grand Karma

Parce que c'est vendredi soir et que j'écoute les mêmes tounes depuis ce matin en boucle sur le site de Missy Higgins. Je me suis ennuyé de lui, de notre complicité d'avant, de la musique surtout. Je l'ai appelé. Il m'a dit qu'il avait pensé à moi aujourd'hui. Il dit ça chaque fois que je le contacte. Il m'appelle jamais mais il pense souvent à moi supposément.

Alors j'attends. J'attends qu'il me rappelle en faisant des fautes sur mon blog parce que j'écris plus aussi souvent qu'avant.

J'ai envie de boire. J'accuse FLVV. J'suis pas toute seule avec des histoires de gars déjà en couple.

J'vais aller m'habiller.


EDIT: Finalement il a appelé pour annuler. J'étais fachée parce que j'avais pris ma douche et que je m'étais forcé pour mettre des vêtements beaux et décontractés. J'ai fini par aller prendre une marche et manger de la crème glacée.

Il faut que j'achète une taille au dessus pour mes jeans.

samedi 17 juillet 2010

Deux soleils.

C'était de la folie d'essayer mais comme on était tous les deux un peu fou on l'a fait quand même.

Une fin brusque, une collision, c'est pas très amusant, je regrette un peu.

Tout de même on pourra pas dire que ça pas été une très belle année.

vendredi 22 janvier 2010

Ça

La jalousie m'étouffe et c'est laid. Sais pas trop quoi en faire. C'est vicieux, ça mord quand on ne s'y attend pas. Envie de détruire tout ce qui me vole son attention, tout ce qui le touche, tout ce qui fait qu'il n'est pas avec moi.

Jusqu'à ce que ça me bouffe.

mercredi 23 décembre 2009

Songes

Je me demande où tu es, où vous êtes, ces sombres qui m'ont marquée chacune à leur façon. Dans la chair et l'esprit, sournoisement, sous la peau, jusqu'à impossibilité d'oublier. Les yeux qui jouent de mauvais tours, le coeur qui s'arrête au détour d'un profil un peu trop familier qu'on sait hélas étranger. Je me rappelle la douleur, je me rappelle les rires.

Et ces moments où mon souffle court cherchait l'air de rien à rattraper tous ces instants en filature.

J'imagine que j'ai juste disparue dans un coin de ton imagination, j'ai peut-être été décevante, je me juge si sévèrement parfois. Je me demande quelle était la raison... de tous ces abandons.

vendredi 13 mars 2009

Confession d'une tricheuse.

Je n'accepte pas mes passions, mes goûts, mon apparence, mes réactions, ce que je pense, ce que je suis.

En douce, j'essaie de les refiler aux autres pour les observer, "voyeurer", disséquer, contredire, et puis finalement, peut-être, accepter.

Je fais tout à l'envers.

Dans ma terreur que l'autre s'en aille, chaque moment de franchise est une bombe qui vient faire éclater mon chateau de carte. Je m'aperçoie de la fragilité de mon monde, que je confie aux autres avec insconcience.

S'ils savaient comme c'est lourd.

J'en ai marre de porter un monde imaginaire sur mon dos. La carapace se fissure, faites gaffe aux jets de pressions.

Je suis désolée d'avance si je suis méchante avec vous, c'est que je vous aime.

vendredi 27 février 2009

La rue St-Denis.

De la pluie, du traffic, de la pluie. De ma fenêtre, du gris, du brun, des arbres chétifs. On entend les voitures comme si on était dehors par je ne sais quelle propriété du son. Il y a aussi un passant qui gueule une vieille chanson. Sa voix craque. J'aime l'entendre même si je ne peux le voir. J'espère que les gens lui donnent de la monnaie, parce que lui, il se donne à eux à pleins poumons.

Je lui envie de l'amour, assise toute seule, rue St-Denis, à regarder la vie passer du haut de ma fenêtre.

mercredi 29 octobre 2008

Ainsi font, font font...

Trop de fatigue.

Comme un sac de plomb sur les paupières; une tonne de plumes sur le dos. Fardeau inhumain de l'ange échouée parmis les hommes. Chaque jour mon corps m'apparaît de plus en plus lourd à trainer. Un pas en avant, quatre en arrière. Je titube.

Le sommeil m'avale, me machouille et puis me recrache, encore plus gluante que la veille. J'étouffe un peu plus, ma respiration est difficile, je tousse le regard vide.

Je suis passée à coté de toi sans te voir ce matin. Ce n'est pas faute d'avoir voulu, j'ai si peu d'énergie que je me suis tournée vers l'intérieur. Je ne sais pas où je trouve la force de ne pas simplement m'affaiser sur le bord de la route avec un écriteau «ramassez-moi» autour du cou.

Les larmes sont ce qu'il me reste pour rire de ma faiblesse.

Ce soir, je suis restée à la maison.

La fatigue m'a volé la bataille, j'ai reculé de trois pas.

mardi 29 juillet 2008

Ma peur du vide.

Je me suis toujours cachée derrière des activités et des emplois singuliers pour faire ressortir ce coté de moi que je voulais offrir aux autres. Qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on se retrouve loin de tout ça ? Je n'ai rien perdu de mon parcours mais je me sens soudainement vide. Comme si en dehors de ces preuves matérielles de ma réussite, je n'existe plus. Je me sens désarmée face au monde, comme si je n'avais plus rien à leur dire et que j'avais oublié quelles questions leur poser pour les comprendre.

Soudainement, j'ai peur de perdre ce qu'il me reste si je n'arrive pas à remplir de vide avec mon vrai moi.

mercredi 23 juillet 2008

Pluie

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Je suis contente qu'il pleuve : le soleil et la bonne humeur des gens m'aurait franchement dérangée.

...

Peut-être qu'il pleut parce que je suis de mauvais poil.


Grrr.