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mercredi 9 avril 2014

Entre l'arbre et l'écorce

À l'étroit, entre mes pensées et leurs réalisations. Trop serrée, entre mes rêves et les leurs. J'étouffe, pourtant je persiste dans cette direction, elle me revient, à chaque fois. Peut-être qu'il me faut seulement l'emprunter pour m'en couper l'envie une fois pour toute.

on ne désire que ce qu'on ne peut atteindre

Peut-être m'en trouverais-je guérie. Ou pas.

peut-être que je vais aimer ça

Prise au piège d'une solution inavouable. C'est moi qui en fait le plus gros plat. Suffit de m'accepter, j'y pense depuis trop longtemps et j'essaie de faire comme si ce n'était pas le cas.

liberté?


lundi 3 décembre 2012

Agitation

De la colère. Du remous. Une envie de mordre. Le coeur et les lèvres pincés. Je râle. Comme un poison qui coule lentement au fond de ma gorge, je me débat. Il fait froid dans mes yeux, celle qui me regarde est une étrangère.

une envie de me perdre. je suis partie jouer dans le trafic. j'ai oublié de m'habiller. 

Pourquoi ce cycle qui m'éclate, me brise et m'oscille ?

Une envie de disparaître au loin pendant que mon corps sera laissé derrière. Utilisez-le. Il sait bien faire, il aime répondre, il a envie d'onduler, se sentir, de hurler.

c'est la loi de la jungle ici, personne n'est avisé des risques encourus. les sorties de secours de ne trouve d'aucun côté. 

Aucun mot pour décrire le vide qui me perce, on me verrait au travers si je laissais tomber le voile. Synchronicité ratée. Je suis partie en courant.

tu continues de me voir, je suis transparente. j'ai mal. à l'hilarité de mes pleurs s'est joint la brûlure des soupirs. 

jeudi 22 mai 2008

Journal d'une plante.

Sur la rue de MONTLIEU, une voiture s’arrête,
Corbillard de naïveté,

Sur la rue de MONTLIEU, une fille en descend.
Sereine, confiante, suspecte.

Sur la rue de MONTLIEU, une porte s’ouvre
Sans grincer…

Sur la rue de MONTLIEU, une porte se ferme,
Interdiction de regarder,
Sinon pour la fouine, sinon pour le prisonnier.

Sur la rue de MONTLIEU, une transaction se joue.
Des millions à petite échelle, payez comptant, livraison immédiate.

Sur la rue de MONTLIEU, des vêtements qui glissent.
De trop ajustée à si peu vêtue, la peau de l’une se tend, l’autre se dresse.

Sur la rue de MONTLIEU, une porte s’ouvre et se referme…
Derrière moi, j’y ai laissé…oh vous savez…

Et tout ça pour un mois de loyer.

--
Image : http://laclairiere.site.voila.fr/Images/Atelier/Loth.jpg

dimanche 27 avril 2008

Point.

J'ai jamais cru que j'me rendrais aussi loin Maman. Tous les soirs je vois des étoiles... dans leurs yeux. Elles sont pour moi et quelques fois, ils parlent même de décrocher la lune. Bien sur un seul d'entre eux pourraient me la ramener car après ma nuit deviendrait noire. C'est dur Maman d'avoir le ciel à ses pieds.C'est sur que, après quelques verres, j'arrive à oublier. Ça endort la petite voix dans ma tête. Ça la calme, elle me laisse danser en paix.

~

Ce soir il a neigé. Dans ma tête, dans mes veines, j'ai touché le ciel Maman. C'est lui je l'ai trouvé, on est allé sur la lune ensemble. Il fait froid là haut, Maman. Et noir aussi. J'ai peur. J'ai froid.

Peur. Froid. Noir. Froid. Peur. Noir.

Froid. Froid. Froid.

J'ai décroché la lune, il fait noir. Pardonne-moi, Maman.

lundi 24 mars 2008

La petite marquise

Elle est si jolie
La petite Marquise
Des souliers neufs
Et un foulard brodé
On se plait à la regarder
Descendre la rue sagement

Elle fait tourner les têtes
La petite Marquise
Sa peau est blanche
Ses cheveux sauvages
On ne se lasse de l'admirer
Dans ses yeux danse la lumière

Ce qu’elle est charmante
La petite Marquise
On lui offre des cadeaux
On la gâte, oui on peut dire
Qu’elle est à croquer
Dans ses nouveaux atours

On prend bien soin d’elle
La petite Marquise
On l’aime, on la cajole
On joue avec elle
On la couvre de caresse
Parfois même un peu trop

Mais elle ne dit rien
La petite Marquise
Ses yeux filtrent la pluie
Personne ne lui dit
Qu’elle est trop jeune
Pour connaître ces jeux-là

Elle rêve de s’envoler
La petite Marquise
D’ouvrir grandes ses ailes
D’étreindre les nuages
De visiter l’ailleurs
Et voir si c’est aussi étrange

Elle choisi d’oublier
La petite Marquise
Elle a perdu son foulard
Et ôté ses souliers
Juste avant de sortir
Elle sourit et part doucement…

Premier Jet. 29/01/06

samedi 26 janvier 2008

En plus ce soir le lit est froid.

Je voudrais bien pouvoir dormir. Même que je suis cliniquement épuisée mais je souffre aussi d'un second problème et le diagnostique est sans appel: insomnie. J'ai bu une tisane, pris un bain chaud, tenté quelques-uns de ces trucs de grand-mères qui marchent-obligé-sinon-où-va-le-monde, mais cette fois mon cerveau refuse de lâcher prise. Je ne dors pas. Et je me rappelle toutes ces fois où j'avais quelqu'un avec qui partager mon lit et qu'aussitot que ma tête touchait l'oreiller (ou son épaule), je m'endormais comme un bébé. Où sont ces anges ? Pas ici. Du moins, ils se regroupent là où je ne peux les voir. Cependant, ils se doivent d'être quelque part puisque je les entends passer. Les voilà qui repassent. J'approche du moment où je vais, non pas retirer, mais arracher les piles de mon horloge de cuisine.
***
C'est fait.

Merci, c'est tout pour ce soir, allez, rentrez chez vous, le spectacle est terminé.