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lundi 23 juin 2014

Brûler le passé

Besoin de tout laisser derrière, de brûler le passé. Peur de perdre l'acquis, d'oublier qui je suis. est-ce que je le sais, de toute façon ? Besoin de brûler le passé. Laisser tomber la lourdeur que je traîne, avancer, créer, m'envoler. Disparaître ? Ça sera à voir. Qu'est-ce que je ferai sans toi ? Je ne sais pas. Je devrai apprendre car je m'en vais, c'est de plus en plus clair. Et en même temps, j'ai tellement peur de te perdre en partant. Je ne peux rester ici à espérer que tu te rapprocheras de moi, ça ne peut pas être ça, ma vie. Brûler le passé. Ne plus craindre les regards inquisiteurs sur des mots que je n'ai pas voulu relire. Passer à autre chose. 

vendredi 11 janvier 2013

Te laisser partir...

J'ai cru que c'était fait déjà. Je me suis bien bernée. Tes derniers mots sont restés en travers de ma gorge, impossible à avaler. J'ai refusé de croire. Je n'ai pas voulu, faire une croix et accepter que ta vie serait beaucoup mieux sans moi. Déjà presque deux ans que je m'acharne à ne pas oublier, malgré les autres, malgré l'amour, la douleur, le temps. Deux ans, c'est quand même long quand on oublie de refermer une blessure. On se rappelle bien de ce qu'on veut. J'ai de doux souvenirs de toi. Malgré les déchirures et les moins beaux moments, ce sont nos moments de rires, de tendresse et de complicité qui me reviennent. Ta vivacité, ton humeur, ton sourire, tes yeux me manquent. Je deviens nostalgique pendant que ce ménage te pousse hors de ma vie. Je ne gardais certains objets que dans l'espoir que tu reviennes sur ta décision un jour, que nous soyons amis. Je vais me rendre à l'évidence, ces objets ne me serviront plus. Ils retiennent la poussière, ma vie passée, m'attristent et me demandent de revenir en arrière.


Je suis triste de te voir partir. Je vais te saluer, longuement, par la fenêtre, je sais que tu ne te retourneras pas. Tes mots ont été durs, j'ai mis du temps à les réaliser.

Merci.

lundi 10 décembre 2012

La plume dans la gorge

Jamais contente. C'est surement vrai. On l'a dit. Tu l'as dit. Et puis nos chemins se sont séparés. Je suis restée là. Comme une petite fille. À attendre. Pour finalement dire... «heille... je suis pu fâchée...» Mais t'étais plus là. T'étais parti pour vrai. Parce que je suis jamais contente. C'est logique. Quand je t'ai retrouvé, tu m'as dit que tu  ne voulais plus jamais me voir. J'ai pleuré. Encore aujourd'hui, ça me fait bizarre. J'imagine que c'est la neige qui me fait cet effet là. N'importe quoi pour blâmer autre chose que mes cicatrices mal fermées.

J'arrive jamais à choisir quel fil remonter en premier. Je suis prise au milieu de tous ces bouts de ficelle qui s'entremêle et quand le chat est venu jouer avec, j'ai ramassé une plume. Après l'avoir planté dans ma gorge, j'ai vu que je pouvais écrire avec.


samedi 17 juillet 2010

Deux soleils.

C'était de la folie d'essayer mais comme on était tous les deux un peu fou on l'a fait quand même.

Une fin brusque, une collision, c'est pas très amusant, je regrette un peu.

Tout de même on pourra pas dire que ça pas été une très belle année.

lundi 9 mars 2009

Naufrage

Il part et je me noie de larmes. Je tente de les retenir mais voilà qu'elles roulent sur mon nez, entraînant tout sur leur passage. Je ne suis que boule d'émotion. Il n'est pas encore parti que déjà, il me manque. Est-ce mon incapacité à vivre dans le présent qui fait que je suis trop touché parce que ce que nous avons véçu et que je pleure déjà pour ce qui se produira ?

J'en ai marre d'entendre cette voix qui sonne faux dans ma tête. Celle qui ne donne jamais les bons conseils. Celle qui se réjouie de me voir pleurer et qui s'inquiète lorsque le bonheur reste trop longtemps à ma portée. Celle qui bousille tout.

Elle m'en veut de l'abandonner derrière moi, de ne pas lui faire une place dans mon monde. Celle que je veux laisser tomber est mesquine, braillarde, bornée et susceptible. Elle se plaint tout le temps. Elle veut que tout le monde l'aime alors elle fait semblant.

Il n'y a que toi qui semble parfois l'apaiser. Et puis, elle se surprend à sourire et comme pour se repentir, mord aussitôt la main qui la cajolait l'instant d'avant.

lundi 29 décembre 2008

Le fossé

Je ne comprend plus ce qui m'arrive. Ces voix dans ma tête qui me crient de tout casser. Cette autre qui pleure qu'elle ne veut pas tout perdre, alors qu'elle n'a déjà plus grand chose. Et puis une toute petite, qui dit de continuer toute seule, que je ne dois pas chercher à les comprendre, ni à ce qu'ils comprennent.

Peut-être est-ce la plus sensée. Cela dit, j'ai peur... quand même.

Où es-tu ?

vendredi 17 octobre 2008

Je savoure...

...d'avoir ce monde littéraire rien qu'à moi, de savoir que tu ne liras jamais assez vite pour rattraper ces boûts de vie que j'ai fait miens, ou même que toutes ces phrases ne t'intéressent tout simplement pas.

...j'évite ainsi que tu découvres l'imposture, la source intarrisable de mon imagination, les rêves de mon enfance, ces mots que je cris parfois, ces idées, ces personnages dans ma tête. Je veux être celle qui te les montre, si tu venais à les voir à travers tes propres yeux seulement, j'aurais peur de faire pâle figure ou que tu ne me vois en pièces détachées.

Et cette peur m'est insoutenable.

dimanche 5 octobre 2008

Crainte # 712

Comme un hameçon pris en travers de la gorge, je retiens un cri. Je rage d'être une lune en orbite autour de tes planètes. Un simple satellite alors que je me voudrais soleil. Deux géants-rois peuvent-ils cohabiter ou ne sommes nous pas déjà voué à une passion déchirante, voire impossible ?