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vendredi 11 janvier 2013

Te laisser partir...

J'ai cru que c'était fait déjà. Je me suis bien bernée. Tes derniers mots sont restés en travers de ma gorge, impossible à avaler. J'ai refusé de croire. Je n'ai pas voulu, faire une croix et accepter que ta vie serait beaucoup mieux sans moi. Déjà presque deux ans que je m'acharne à ne pas oublier, malgré les autres, malgré l'amour, la douleur, le temps. Deux ans, c'est quand même long quand on oublie de refermer une blessure. On se rappelle bien de ce qu'on veut. J'ai de doux souvenirs de toi. Malgré les déchirures et les moins beaux moments, ce sont nos moments de rires, de tendresse et de complicité qui me reviennent. Ta vivacité, ton humeur, ton sourire, tes yeux me manquent. Je deviens nostalgique pendant que ce ménage te pousse hors de ma vie. Je ne gardais certains objets que dans l'espoir que tu reviennes sur ta décision un jour, que nous soyons amis. Je vais me rendre à l'évidence, ces objets ne me serviront plus. Ils retiennent la poussière, ma vie passée, m'attristent et me demandent de revenir en arrière.


Je suis triste de te voir partir. Je vais te saluer, longuement, par la fenêtre, je sais que tu ne te retourneras pas. Tes mots ont été durs, j'ai mis du temps à les réaliser.

Merci.

lundi 10 décembre 2012

La plume dans la gorge

Jamais contente. C'est surement vrai. On l'a dit. Tu l'as dit. Et puis nos chemins se sont séparés. Je suis restée là. Comme une petite fille. À attendre. Pour finalement dire... «heille... je suis pu fâchée...» Mais t'étais plus là. T'étais parti pour vrai. Parce que je suis jamais contente. C'est logique. Quand je t'ai retrouvé, tu m'as dit que tu  ne voulais plus jamais me voir. J'ai pleuré. Encore aujourd'hui, ça me fait bizarre. J'imagine que c'est la neige qui me fait cet effet là. N'importe quoi pour blâmer autre chose que mes cicatrices mal fermées.

J'arrive jamais à choisir quel fil remonter en premier. Je suis prise au milieu de tous ces bouts de ficelle qui s'entremêle et quand le chat est venu jouer avec, j'ai ramassé une plume. Après l'avoir planté dans ma gorge, j'ai vu que je pouvais écrire avec.


mercredi 23 décembre 2009

Songes

Je me demande où tu es, où vous êtes, ces sombres qui m'ont marquée chacune à leur façon. Dans la chair et l'esprit, sournoisement, sous la peau, jusqu'à impossibilité d'oublier. Les yeux qui jouent de mauvais tours, le coeur qui s'arrête au détour d'un profil un peu trop familier qu'on sait hélas étranger. Je me rappelle la douleur, je me rappelle les rires.

Et ces moments où mon souffle court cherchait l'air de rien à rattraper tous ces instants en filature.

J'imagine que j'ai juste disparue dans un coin de ton imagination, j'ai peut-être été décevante, je me juge si sévèrement parfois. Je me demande quelle était la raison... de tous ces abandons.

jeudi 30 octobre 2008

Ma vie avant tes Je t'aime.

Il y avait cette fille. Je l'aimais plus que tout au monde. À la vie, à la mort. On s'est accrochée l'une à l'autre comme deux bouées pour ne pas couler. Je l'aimais à la folie. On était inséparable. Pour de vrai. Je n'ai jamais cru la violence, ni la peur qu'il y avait entre nous. Ni les fois où l'on s'est battue pour rire, mais que l'on se frappait pour vrai. Ni les moqueries, ni les silences menaçants, ni les sous-entendus blessants. Je n'ai vu que la joie, les joints, la rigolade, les promesses, les projets, la complicité, les quoi-qu'il-arrive-je-suis-là. Et je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié le bruit de la cassure. Quand j'ai paniqué ces fois où la facheuse lui a refusé la porte. Quand les meubles sont devenus des armes, chaque mot des aiguilles et leur absence, un coup de masse. Quand j'ai fini par décrocher le téléphone en pleurant pour chercher de l'aide parce que son amour faisait mal.

Je n'ai pas oublié. Ce lien s'est brisé à force de tirer dessus, et pour s'en protéger, on ne l'a pas reconstruit. Avions-nous tort ?

Tu ne m'as jamais pardonné cet abandon, n'est-ce-pas ?

mardi 8 juillet 2008

Le vertige (2e Partie)

Une personne d'apparence désorganisée ne fait pas le grand ménage sans raison (en avoir marre n'est pas assez fort pour en venir à bout croyez moi). Vous pouvez bien vous demander quelle mouche m'a piquée. Et bien, j'attend un visiteur, à qui j'aimerais me présenter comme neuve, avec tout juste ce qu'il faut de résidu de ma vie passée pour me rendre jolie.

Comme je l'ai mentionné plus tot, je me suis réveillée avec le soleil et j'ai commencé ce ménage presqu'aussitot. Des souvenirs refont surfaces. Des émotions enfouis. Des amitiés brisées, des passions stériles, des rêves oubliés.

Comme celui d'entrer au conservatoire d'art dramatique.

J'ai le vertige. Tout ça c'est la faute de la mouche.

Ménage intense (1ere partie)

Des débris de papier partout me rappelle qu'il fut une époque pas si lointaine, à peine 3 ans, où j'ai tenté plus mal que bien, d'aller au CEGEP. Des cartons, des lettres, des cahiers qui datent du secondaire, et pas que de ma dernière année. Des projets, des textes, encore des textes, des cris d'appel à l'aide, et re-texte. S'il existe un fil d'ariane qui remonte le cours de ma vie et qui s'enligne droit devant moi, on y retrouve deux constantes : je chante et j'écris. Et j'en laisse des traces partout... pourtant chose étrange, jusqu'à maintenant, je n'arrive pas à combiner les deux. Incapable d'écrire ce que je voudrais chanter.