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mardi 24 juin 2014

Un goût de contradiction

Il suffit que j'entende quelqu'un émettre une règle fixe pour avoir envie de trouver une bonne raison de la briser. C'est comme ça, c'est mon travail dans la grande bouette cosmique. Raccommoder, comme une araignée, doucement je tisse, je tisse, je tisse. Et puis parfois quelqu'un se prend dedans et tout est à recommencer. 

L'envie de faire ce qu'on me dit de ne pas faire, de créer un contraste, une tension sur laquelle m'appuyer. Shit gets real.  Ou pas.

Laissez moi tranquille.

dimanche 24 mai 2009

Des questions comme d'habitude.

Combien de temps avant que mon écriture devienne régulière ? Combien de temps avant que je cesse de bloquer ce qui se terre au fond de moi ? Combien de temps avant que je m'accepte, que je m'aime, que je m'assume ?

mercredi 17 décembre 2008

Appel

Comment se fait-il que le monde qui m'entoure devient subitement hostile. Je lutte contre d'anciens sourires amis, les portes claquent dans le vent en se refermant. Je suis désorientée, je m'effrondre.

Non, pas maintenant.

Je crie pour ne pas qu'on m'enterre vivante. Je ne suis pas encore morte.

mercredi 1 octobre 2008

Les joies quotidiennes.


La bombe


Mon nouveau gérant : En passant, peux-tu essayer de ne pas chanter quand tu es à la caisse ?



La réaction

Hum... est-ce que je lâche ma job ? Non... quand même. Mieux vaut attendre et l'affronter. Mais... ah et puis, je pourrais lâcher ma job et aller chanter ailleurs. Ceci dit, je vais quand même attendre.

Tout ne tiens qu'à si peu...

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---EDIT: en plus c'était : Give peace a chance !---

jeudi 7 août 2008

Un trop long silence...

Ce n'est pas faute d'avoir essayé... Je le jure, mes brouillons sont là pour prouver que j'ai tenté de coucher par écrit certaines de mes pensées. Seulement, ça tourne si vite, trop vite dans ma tête ces derniers temps. Est-ce d'avoir trop de temps libre, trop de ce temps précieux qui s'évapore si rapidement que j'ai envie de hurler et de le retenir ? Je regarde derrière moi et j'ai l'impression tenace de n'avoir rien fait ces derniers jours. Pourtant, si je m'arrête pour les raconter, j'ai effectivement fait plusieurs trucs plus ou moins intéressants. Ma vie se porte même très bien. Est-ce mon moi intérieur qui recommence à crier, celui que j'avais abattu à force de lui dire de se taire, que ce n'était pas le moment ? Il revit, il hurle sa rage de renaître, d'avoir été réveillé, et il me poursuit sans relâche à chaque pas que je fais de travers mon chemin. Il me rend folle.



J'ai cette furieuse et curieuse envie de bouger, d'être hyperactive, combiné étrangement à une envie de dormir sans fin.



Je suis écartelée.

jeudi 24 juillet 2008

La chute.

Le sol s'est ouvert sous mes pieds pour m'engloutir. Et moi j'ai crié, je me suis débattue. J'ai glissé, la chute était longue. Je me suis accrochée pour ne pas tomber mais je ne voyais plus la sortie, il faisait noir. La peur me serrait la gorge, je n'avais pas la force de remonter mais je ne voulais pas rester là. Quelqu'un a commencé à remplir le trou, j'ai hurlé de toutes mes forces mais des voix me murmuraient que ça allait passer, que tout irait bien. La terre entrait dans mes yeux et dans ma bouche, la boule de peur m'empêchait de l'avaler. J'ai perdu pied, la chute a continué, longtemps.

Les voix ont recommencé à murmurer, j'ai voulu me boucher les oreilles pour ne plus entendre, et seulement descendre, toucher le fond et y rester. Puis doucement du noir, tout est passé au gris. La lumière revenait et j'avais peine à comprendre ce qui se passait. Je suis ressortie de l'autre coté. Tu m'attendais, sereinement. Tu m'as souris et m'as tendu une rose en disant :

C'est beau, la Chine, n'est-ce pas ?

mercredi 23 juillet 2008

Dépression (atmosphérique)

That I Would Be Good. - Alanis Morissette.



Pourrais-tu voir dans mes yeux que je te mens lorsque je souris en disant que tout va bien ? Pourrais-tu remarquer que je n'ai pas ma fougue habituelle lorsque je parle de mes projets ? Ou t'apercevoir que ma voix se brise lorsque je chante, que je chante beaucoup moins souvent qu'avant ? Pourrais-tu me prendre dans tes bras au lieu de me secouer si je mentionne l'envie de seulement dormir pour les prochains jours ? Tomberais-tu dans le panneau chaque fois que je te demande de terminer mon assiette avec un clin d'oeil, alors que je n'ai rien mangé (ou presque) ? Comprendrais-tu que toutes ces activités ne sont que des paravants pour masquer ma douleur ? Saisirais-tu la réelle cause de mes larmes ? Écouterais-tu les signaux que mon corps te lance ? Sentirais-tu que la femme qui t'aime s'évapore doucement à coté de toi ? Voudrais-tu me garder quand même près de toi ? Percerais-tu le mensonge si je te souris en disant que tout va bien...

dimanche 8 juin 2008

Question.

De l'acouphène ou bien le son de la haine qui empli mes oreilles ?

Ah... c'est la même chose ?

vendredi 14 mars 2008

Danse avec moi.


Non.

Mot de trois lettres, très court. On hésite à le prononcer, on le murmure, on le garde pour soi, on l'empile dans ses tiroirs de peur d'avoir à le resortir. Il nous crispe le coprs, nous donne des sueurs froides...

Oui.

Autre mot court. On le crie, on l'utilise à tort et à travers, on l'use, on le soupire, on le mange, on l'offre à qui le veut bien. Il nous fait ouvrir les jambes, tendre la main...

Encore.

J'en veux plus. Société de consommation qui en redemande, moins de non, plus de oui, plus encore. Puisqu'on n'est jamais satisfait aussi bien être honnête et le dire. J'en veux encore.

Je t'aime.

On en oublie la signification, l'amour est à la mode, on doit aimer notre travail, notre quartier, notre homme et même l'hiver s'il faut mais on doit aimer à tout prix, avoir des passions à défaut de quoi, notre existence ne vaut même pas la peine d'être mentionnée.

Oui, Je t'aime, moi non plus, encore s'il te plait, non revient, ne pars pas...

jeudi 27 décembre 2007

Ils vécurent heureux pour toujours...

Me voilà, me promenant dans une librairie en plein boxing day. Mais qu'est-ce que je fou là ?! J'ai suivi un ami, bien sur. Il m'a promis qu'on ne resterait pas longtemps. J'erre à travers les couleurs, les gens, les couvertures lustrées dont certaines portent la marque bien connue de COUP DE COEUR qui m'horripile tellement que j'ai envie de ne pas acheter le livre juste pour les contredire, mais à quoi ça m'avancerait ? Bon je m'égare...

Mon regard est attiré par un en particulier. Le titre, un peu farfelu, se lit comme suit : Le cycle de rinçage. Wow intéressant... attendez, chers lecteurs, croyez-le ou non, ce livre vous dira comment réussir votre vie de couple ! Et ça continue, l'Art d'être heureux, Le Bonheur, etc... Je poursuis ma route solitaire dans la librairie (en oubliant que je suis entourée de gens hystérique à l'annonce de 20% de rabais) et je m'aperçois que je n'ai jamais vu autant de livre sur le sujet (et venant de moi qui lit beaucoup de trucs de ce genre c'est une remarque assez hallucinante). Mais coudonc... on est dans une époque où s'intruire est plus que facile (merci wikipédia haha) et, malgré tout notre savoir, toute cette belle intelligence, les gens se sentent seuls. Comment je sais ça ? Parce que moi aussi. On s'inscrit sur des sites de rencontres mais on est pas capable de parler à quelqu'un qui attend le même satané bus que nous. On voudrait rencontrer les gens parfaits du premier coup en voulant éviter de dire à quelqu'un qu'on le trouve plate. Résultat: on se retrouve tout seul à se demander pourquoi on est en train de faire du ménage un vendredi soir alors que tous les gens cool doivent faire quelque chose de cool à l'heure qu'il est.

C'est quoi la solution ? Faites-vous confiance bordel. Oui on va se tromper. Non c'est pas grave. Oui, un livre c'est sympatique pour remettre les idées en place, mais je pense qu'on aurait pu y penser tout seul. Oui un site de rencontre c'est sympatique pour rencontrer, mais pourquoi on sort pas un peu plus et on s'ouvre pas à toutes ces belles personnes qui croisent notre route chaque jour.

Bon peut-être que c'est juste moi aussi... mais dans ce cas... heille... PARLEZ MOI DONC.