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mercredi 10 octobre 2012

Se retenir

Se retenir, avec la peur que c'est ce qui finira par faire partir l'autre.

Se retenir, parce que si on ne le fait pas peut-être que l'autre partira.

Et ça fera mal.

Oh oui ça fera mal. Et je ne peux survivre à une autre blessure pendant que l'autre est aussi récente.

La peur de manquer le moment propice. La peur d'exagérer. D'être trop.

Est-ce que ce trop c'est moi-même ou bien dois-je apprendre à passer par dessus ?

Je n'aime pas me retenir. Et je ne suis pas patiente.

Se retenir, parce qu'on ne sait plus. Je suis troublée, confuse. J'ai peur d'avoir mal. J'ai vraiment peur.


dimanche 5 février 2012

Je saute

Et tant pis pour la chute.

mercredi 6 avril 2011

Tentation

D'être aussi près de sa bouche me trouble.

Ne rien et tout laisser paraître.

Impossible qu'un moment si court soit si intense.

Et pourtant...

Je pourrais me mettre dans de beaux draps.

J'espère bien.

dimanche 3 avril 2011

Attraction

Comme un souffle frais sur mes paupières. Un nuage de joie. Des mots apaisants. Mon coeur bât plus vite, je revie et j'oublie à tord de profiter de mon état de grâce. Plus j'essaie de me couper, plus ça revient fort, je blâme les hormones, le destin, la vie, je résiste. Inutilement.

Si je me donne le droit de reculer enfin, autant que ce soit après y être allée voir.

Le printemps arrive, je me tourne vers le soleil.

mercredi 2 juin 2010

En deux temps.

Bien trop longtemps que ma plume s'est tue. Elle s'est avéré sèche et réticente, à l'idée de reprendre, moi qui la voulait rose, elle s'est peu à peu adoucie. Bientôt je pars à l'aventure, la peur serrant mon petit coeur d'oiseau affolé, je pars enfin, toucher une autre terre que celle qui m'a vu naître, pas pour longtemps, juste le temps d'y goûter pour revenir avec une parcelle d'elle au creux de mon ventre, là où naisse mes idées, en espérant, peut-être que ma plume voudra bien être rose pour un peu plus que quelques secondes ici et là. Qui me sourira, sur quel divan vais-je m'endormir, est-ce que j'attraperai ces instants magiques dont je rêve depuis si longtemps ? Le temps me le dira, le temps est fidèle et régulier dans sa course et il emporte avec lui beaucoup.

Parmi tout ça, je tremble encore à ton odeur ou quand j'entend ta voix, j'essaie de chasser l'idée que je suis faite pour être dans tes bras, ma bouche contre la tienne, mon corps refuse de lâcher prise.

jeudi 2 octobre 2008

Vomissures.

Les mots j'en mange. Je dévore des livres comme d'autres du pain au chocolat. Je souris la bouche pleine dans le métro; Je le sais que vous m'avez vu. Avouez donc. Quand je suis en phase boulimique, je peux lire (voire manger) 1 ou 2 livres par jour. Je vous jure, demandez à celle qui vit avec moi si vous ne me croyez pas. Durant ces "phases", je m'éloigne, comme dans un autre monde. Je cesse de m'alimenter, du moins, en apparence humaine et je me cloître dans ma chambre. Ah ! Certains diront que c'est de la paresse. Moi je vous dit que c'est indispensable à ma survis. Et ce n'est pas facile, parfois les phrases me restent au bord de la gorge, comme un trop-plein d'émotion qu'il faut tout digérer en même temps. Parfois, je pleure aux éclats, je braille de rire. Et vous ne voyez pas pourquoi. Je sais.

Et puis vient le silence. Le moment où je ne peux plus lire un mot de plus, sinon j'éclaterais. Je dors des jours durant, je rumine les dernières lettres ou un coin de page. Ma léthargie inquiète, bien sur, mais elle ne passe que trop rapidement à mon goût. Que voulez-vous, le temps presse.

Ensuite, les mots s'impatientent. Ils tapent, gratte et fouille. Ils remontent en bouillonnant jusqu'à ce que je n'aie d'autres choix que de vous les recrachez, chers lecteurs, avec dégoût parfois mais toujours avec soulagement.

Alors, que je vous entende encore une seule fois me dire : que tu as de l'imagination !

vendredi 22 août 2008

Censure ?

Le soleil plombe, et dans le sable, des chaises, des filles en short, des couples, des hommes. Ils sont beaux. L'alcool glisse doucement dans mes veines, l'ivresse est subtile, mais comme une vieille amie, toujours présente en cas de besoin. L'air surchauffe. Les tambours raisonnent. L'ambiance est bonne. J'ai envie de mains sur mes hanches et de baisers brulants dans le cou et ailleurs. Et au travers de tout ces corps que je convoite, c'est toujours à toi que je pense. Tu ne sais pas ce que tu manques car quand je rentre après une journée de travail, c'est encore toi que je veux. Et je te veux maintenant.

jeudi 3 avril 2008

Unir ma vie à la tienne.

Il ne m'a pas encore vu. Dans quelques heures, je vais me montrer à lui, aussi cru que la première fois, avec peut-être... le maquillage en plus. Nous savons tous les deux où l'autre se trouve, essayant sans doute d'imaginer ce qu'il fait et à quoi il pense, mais il est préférable que nous restions chacun où nous sommes. En appliquant mon mascara, je retiens un tremblement. J'espère qu'il va me trouver aussi belle. J'ai beau respirer par le nez, mon coeur virevolte comme un fou. Je me demande si ma mère s'est senti comme ça elle aussi. Je regarde son portrait à coté de moi. J'aurais aimé qu'elle soit là pour me dire que tout va bien se passer. Je regarde l'heure, il est temps de mettre la robe. J'ose à peine la toucher tellement elle est belle. Elle est faite pour moi, je vais rayonner.Le bruissement du tissus me murmure des choses jolies pour me rassurer, je souris un peu, mais pas moyen de me détendre.
....

Je suis prête, l'heure arrive et il m'est impossible de reculer maintenant. Le vertige me prend... et si je ne suis pas à la hauteur ? Une voix murmure dans ma tête: «T'inquiète pas, tu le seras.»
J'arrête de respirer une seconde, mon coeur cogne comme un fou contre mes poumons, l'air me brûle. Je relâche mon souffle. Quelqu'un que je ne vois même pas me dit que je dois y aller. Je descend les escaliers doucement, je cherche mon air, voilà dans 2 minutes... Je vais monter sur scène. Le grand rideau noir me sourit comme un vieil ami, il m'a souvent vu dans cet état là, il sait que ça passera.

mercredi 12 mars 2008

Il n'a fait que passer...

Pour celui qui le lira.
Les deux pieds dans le sable, elle emplissait ses narines de l'air marin. Le soir tombait, et le soleil jouait à la cachette avec la lune qui se pointait de l'autre coté de l'océan. Ils étaient beaux à voir. Ses yeux lui disaient de sourire aux mouettes qui en frolaient la surface liquide d'une seule aile pour repartir en tourbillonnant au dessus de l'eau. Et c'est ce qu'elle faisait, à pleine bouche, de toutes ses gencives et de toutes ses dents, elle souriait à la nature qui l'enveloppait. Elle souriait au vent un peu frais qui lui caressait la joue, aux vagues qui lui lèchait presque les pieds, aux cigales qui ne chantaient que pour elle ce soir, ce soir... Elle se sentait comme une reine. Elle esquissa quelques pas de danse, pieds nus sur la plage. La brise fit voler sa jupe doucement au dessus de ses genoux, et à ce moment là, elle fut belle. Son rire déchira la nuit; un oiseau lui répondit, au loin. Elle fit une révérence à son public et son regard se posa sur le gros rocher derrière elle. Son coeur se serra. L'été avait voulu rester mais Septembre était revenu quand même et l'avait chassé, non sans misère, en lui enlevant quelques degrés ici et là, si bien qu'il avait plié bagages en lui laissant cette dernière journée, comme une promesse qu'il reviendrait l'an prochain. Elle était donc venu lui dire aurevoir, elle, fille de la terre, reine d'un soir à qui on avait repris trop vite un cadeau qu'elle voulait garder. Elle lui souffla un baiser, ses yeux luisaient. Elle ne pleurait pas, lui si joyeux, détestait le chagrin et de toute façon, elle avait oublié comment. Elle alla s'asseoir sur le rocher, celui où elle s'était trouvée la première fois qu'elle l'avait remarqué. En fixant l'horizon, elle enroula ses bras autour de ses jambes, elle sembla rétrécir jusqu'à se faire toute petite. Elle ne bougea plus. Tout ce que l'on pouvait voir était ses pupilles qui brillaient dans le noir. Personne ne savait qu'elle s'était enfuie.

Elle avait parcouru 19 kilomètres sans souliers pour rejoindre l'océan, tout au bout de la côte Ouest. Lorsqu'on la retrouva, le sel avait fait gonfler sa jolie peau et la glace s'était prise dans ses cheveux. Elle voulait que l'été revienne. Il n'avait fait que passer...

samedi 15 décembre 2007

Le premier jour, dieu créa... zut j'ai oublié.

Je ne me rappelle plus... me voilà bien avancée, sans aide, au beau milieu de nul part, sortant des mots à la chaine pour essayer de réduire une pile de phrases qui ne fait que grossir dans ma tête si bien que ça m'effrait. Comment on fait pour créer ? Est-ce que ça vient bien de nous ou est-ce qu'on sert juste à attraper des ondes qui se promène autour de nous ? Toutes ces réponses ?

Et pourquoi on le fait ?

A) On ne peut pas s'en empêcher.
B) Ça occupe le temps qui passe.
C) On se sent mieux après. (Quoi?)
D) C'est bon pour l'égo
E) Toutes ces réponses ?
...

Je crois que certaines personnes à laquelle une petite fée capricieuse à apposé l'étiquette ''artiste'' durant leur sommeil lorqu'ils étaient enfants sont des gens qui peuvent capter des ondes d'idées qui se promènent dans les parages et que par la suite, ça parasite leur humeur, leurs pensées, leur chum/blonde/entourage si bien qu'ils n'ont plus d'autre choix que de s'asseoir et de tenter de l'exprimer sous une forme quelconque ou quelconque forme. Parfois les deux. Et lorsqu'ils ne le font pas, le temps s'en mêle et se met à passer vraiment... mais vraiment... lentement.... Alors je pense qu'ils n'ont pas le choix, de prendre la plume, le crayon, le pinceau ou le clavier, le micro, le pied, leur corps, tout ce qui leur tombe sous la main (mais pas votre petit frère, c'est déconseillé par santé canada) pour faire naître cet embryon d'idées parasites. Oui après on se sent mieux. Mais ça dure jamais longtemps. Et puis c'est comme une drogue, une sorte de...une sorte de... drogue, dans le fond. Les gens se mettent à nous complimenter et ça aussi, on s'habitue.

Alors le verdict ?

Toutes ces réponses....

Si Dieu s'est vraiment arrêté après 6 jours... Je lui lève mon chapeau.