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jeudi 20 mars 2014

Libertà

Lascia ch'io pianga.

I'm back. J'ai longtemps cherché le chemin du retour, au point de m'en perdre. J'avais oublié que je cherchais, jusqu'à ce que je tombe sur toi. Toi qui a décidé de devenir le meilleur écrivain du monde, je t'aime. Tes mots ont plongés violemment jusqu'à ma face en oubliant leur jardin de colombes. J'ai oublié de dire que j'avais perdu le sens. C'est tout.

lundi 18 novembre 2013

Version papier

J'avais besoin de reprendre contact. D'ouvrir l'écorce, de grandir, pousser, éclater de mille feux sous l'arbre.

L'hiver est resté trop longtemps.

Crever plutôt. Crever plutôt que de mourir. Crever la bulle, lécher la pulsation de la musique dans mon sang. Éteindre ce qui est dit, trouver le fleuri. Peindre la migration des sauvages à travers le temps. De toi à moi, de moi à toi. Peut-être que le temps nous le rendra. Peut-être que mon sang se figera, glacé de veines tentations.

L'hiver est resté trop longtemps sur mon cœur. 

Les bourgeons ont pourris dans l'eau boueuse de l'orage. Le froid colle et reste aux paupières.

Je t'aimais, avant l'hiver, je t'aimais. 

Ce qu'il ne reste plus de moi a fondu sous le ciel amer.

mercredi 31 août 2011

Le coeur qui bat trop fort pour toi.

Je t'aime, tu m'aimes. On se le dit presque, en mots voilés. Mon coeur est une parade de miettes reconstituées, le tien est encore enchaîné à une autre. Doucement cependant, on nage de plus en plus près, en maintenant une distance respectable, respectable pour qui, je ne le sais plus.

Je flotte en bordure de mes limites mais ô surprise, je ne les traverse plus comme avant. Je suis bien juste là avec toi, à parler des heures. Et juste assez mal encore pour vouloir avancer vers mon bonheur avant tout.

Je vais m'éloigner un peu mais je ne serai pas bien loin. Mon coeur me ramèra surement à l'ordre bien vite. Il le sait et c'est pour ça qu'il bat légèrement trop fort quand je te vois.

lundi 11 avril 2011

Poussière dans l'oeil

Une humeur de tempête sur Montréal. Le vent qui siffle et soulève tout sur son passage. J'aime ça.

J'ai envie de me tenir debout au centre du fracas. Complice des sirènes qui hurlent au loin, cette même envie de hurler qui gronde en moi.

Entre ça et regarder des vagues s'écraser sur une falaise, je valse dans ma tête entre les cries et la rage.

La tempête qui se lève rétablira l'équilibre.

Je t'aime.

samedi 17 juillet 2010

Deux soleils.

C'était de la folie d'essayer mais comme on était tous les deux un peu fou on l'a fait quand même.

Une fin brusque, une collision, c'est pas très amusant, je regrette un peu.

Tout de même on pourra pas dire que ça pas été une très belle année.

mercredi 10 février 2010

Du haut de mon vertige.

Je suis malade, le monde tangue. Perte de sensation du coté droit, vertige, vertige. Je tombe, les murs se déplacent sans moi, je reste au fond du lit, pétrifiée. À me demander pourquoi mon corps à moi me parle aussi fort alors que les autres restent debout dans l'adversité, comment j'en suis arrivée à ce mélange de culpabilité et de soulagement.

Comment j'en arrive aussi à comprendre rapidement, à me relever, à poursuivre. Mon coeur ne cesse jamais vraiment de battre même quand il rate un coup parce que je croise ton regard.

La victoire sur soi-même.

Sempre, sempre, sempre... ?

vendredi 13 mars 2009

Confession d'une tricheuse.

Je n'accepte pas mes passions, mes goûts, mon apparence, mes réactions, ce que je pense, ce que je suis.

En douce, j'essaie de les refiler aux autres pour les observer, "voyeurer", disséquer, contredire, et puis finalement, peut-être, accepter.

Je fais tout à l'envers.

Dans ma terreur que l'autre s'en aille, chaque moment de franchise est une bombe qui vient faire éclater mon chateau de carte. Je m'aperçoie de la fragilité de mon monde, que je confie aux autres avec insconcience.

S'ils savaient comme c'est lourd.

J'en ai marre de porter un monde imaginaire sur mon dos. La carapace se fissure, faites gaffe aux jets de pressions.

Je suis désolée d'avance si je suis méchante avec vous, c'est que je vous aime.

jeudi 30 octobre 2008

Ma vie avant tes Je t'aime.

Il y avait cette fille. Je l'aimais plus que tout au monde. À la vie, à la mort. On s'est accrochée l'une à l'autre comme deux bouées pour ne pas couler. Je l'aimais à la folie. On était inséparable. Pour de vrai. Je n'ai jamais cru la violence, ni la peur qu'il y avait entre nous. Ni les fois où l'on s'est battue pour rire, mais que l'on se frappait pour vrai. Ni les moqueries, ni les silences menaçants, ni les sous-entendus blessants. Je n'ai vu que la joie, les joints, la rigolade, les promesses, les projets, la complicité, les quoi-qu'il-arrive-je-suis-là. Et je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié le bruit de la cassure. Quand j'ai paniqué ces fois où la facheuse lui a refusé la porte. Quand les meubles sont devenus des armes, chaque mot des aiguilles et leur absence, un coup de masse. Quand j'ai fini par décrocher le téléphone en pleurant pour chercher de l'aide parce que son amour faisait mal.

Je n'ai pas oublié. Ce lien s'est brisé à force de tirer dessus, et pour s'en protéger, on ne l'a pas reconstruit. Avions-nous tort ?

Tu ne m'as jamais pardonné cet abandon, n'est-ce-pas ?

dimanche 19 octobre 2008

Ça va pas.

Ça va pas. Ça va pas.
Ça va pas.

Et ça ne mène donc nul part.

Où suis-je ?

vendredi 15 août 2008

Essay


She was siting on her wooden chair, gazing an obscur spot on her room's white walls. She would never admit she was thinking of him again, nor she would agree on the fact that waiting for his call at this time of the night was not only foolish but nearer to something more frightening, something closer to madness.

Still, she was. Perhaps if that would have been the only thing she was yearning for, she could have coped with it. But there was another call she was awaiting, and since she couldn't rely at all on her reason at this time of the night, there were only faith and prayers left in her fussy mind. And those, as proven many times before, weren't making a good blend.

Some would have said she was just...

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To be continued...

dimanche 27 juillet 2008

Décalage...

mardi
2002-02-05
Mon ordinateur affiche une heure erronée, est-ce un message ? Que s'est-il passé cette année là, peu de temps avant mon anniversaire ? J'ai beau chercher, rien ne me revient en tête. À moins que... ? Non. Je ne sais pas. J'ai oublié.
Étrange que tout cela.

jeudi 24 juillet 2008

La chute.

Le sol s'est ouvert sous mes pieds pour m'engloutir. Et moi j'ai crié, je me suis débattue. J'ai glissé, la chute était longue. Je me suis accrochée pour ne pas tomber mais je ne voyais plus la sortie, il faisait noir. La peur me serrait la gorge, je n'avais pas la force de remonter mais je ne voulais pas rester là. Quelqu'un a commencé à remplir le trou, j'ai hurlé de toutes mes forces mais des voix me murmuraient que ça allait passer, que tout irait bien. La terre entrait dans mes yeux et dans ma bouche, la boule de peur m'empêchait de l'avaler. J'ai perdu pied, la chute a continué, longtemps.

Les voix ont recommencé à murmurer, j'ai voulu me boucher les oreilles pour ne plus entendre, et seulement descendre, toucher le fond et y rester. Puis doucement du noir, tout est passé au gris. La lumière revenait et j'avais peine à comprendre ce qui se passait. Je suis ressortie de l'autre coté. Tu m'attendais, sereinement. Tu m'as souris et m'as tendu une rose en disant :

C'est beau, la Chine, n'est-ce pas ?

samedi 19 juillet 2008

Vengeance

Thief

J'ai tout repris. Non, j'ai tout pris. Tout ce que j'ai trouvé qui faisait mon affaire je l'ai glissé dans mes poches, sans aucune culpabilité. Pas après ce qu'ils m'ont fait. J'ai inspecté chaque parcelle des trésors qu'ils me confiaient sans y penser chaque jour et qu'ils avaient osé me laisser même après l'annonce de mon départ. J'ai tout raflé, et je suis sortie, le nez au vent, enfouir mon butin au fond d'un parc. Oeil pour oeil, dent pour dent. Je souriais, de mon air habituel, en espérant que personne ne lirait la rage muette sur mon visage. J'ai regardé par terre l'espace d'un instant; mes pieds y étaient toujours, je pouvais continuer. J'ai marché, j'ai croisé un parc mais celui là ne m'intéressait pas. J'ai marché plus loin. Je me rappelle vaguement avoir dépassé mon appartement. Sans importance, j'allais revenir sur mes pas bien plus tard. J'ai poursuivi ma route et les voitures qui semblaient toutes me pointer la bonne direction. Ça n'a pas été bien long, j'ai fini par y entrer par la porte de coté. Le jardin botanique. Je me suis arrêtée près de la fontaine. La lune m'a fait un clin d'oeil un peu au dessus de mon reflet. J'était au bon endroit. J'ai compté une quinzaine de pas vers l'ouest. Et j'ai attendu.

J'ai pris le foulard que j'avais sur la tête et en l'ouvrant, j'y ai déposé tout ce que j'avais pris. Le retour du balancier. J'ai fait un noeud au dessus, comme un baluchon un peu éphèmère avec lequel je n'aurais pas été bien loin. Je préfèrais enterrer ma haine. Avec précaution, j'ai ouvert le sol. Doucement, pour lui faire le moins de mal possible. J'ai fait disparaître le tout et je suis repartie sans me retourner.


On raconte qu'un homme aurait été pris, vers 4h du matin, à fouiller frénétiquement dans le sol à une quinzaine de pas d'une fontaine à l'entrée du jardin botanique. Il mentionnait avoir une carte menant à un trésor, qu'un dame fort gentille lui avais remis près de Berri alors qu'il lui avait demandé 2$ pour un café. En souriant, elle avait dit : J'ai quelque chose de mieux. D'une main, elle avait retiré une simple carte de sa poche, et avec l'autre avait agitée un objet brillant. Quelques instants plus tard, la carte et l'objet avaient changé de mains. Sans plus d'explication, elle était repartie. Il avait ensuite ajouté, à la suite de quoi la décision fut prise de l'interner, qu'il avait entendu rire lorsqu'il était entré dans le jardin, et puis que le rire ne s'était tut que lorsque la police était mystérieusement arrivée.