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lundi 23 juin 2014

Brûler le passé

Besoin de tout laisser derrière, de brûler le passé. Peur de perdre l'acquis, d'oublier qui je suis. est-ce que je le sais, de toute façon ? Besoin de brûler le passé. Laisser tomber la lourdeur que je traîne, avancer, créer, m'envoler. Disparaître ? Ça sera à voir. Qu'est-ce que je ferai sans toi ? Je ne sais pas. Je devrai apprendre car je m'en vais, c'est de plus en plus clair. Et en même temps, j'ai tellement peur de te perdre en partant. Je ne peux rester ici à espérer que tu te rapprocheras de moi, ça ne peut pas être ça, ma vie. Brûler le passé. Ne plus craindre les regards inquisiteurs sur des mots que je n'ai pas voulu relire. Passer à autre chose. 

vendredi 22 avril 2011

Éclat de joie.

Si je me donnais le droit de rire et d'exister par moi-même.
Si mon impulsivité n'était plus un prétexte à mes désirs.
Si mon impatience n'était plus prétexte à ma soif d'avancer, de connaître, d'apprendre, de toucher, de vibrer, de m'approprier.
Si je me faisais confiance, à mon intuition, à mon coeur qui sait pourtant.

Toutes ces hypothèses sont bonnes, je les mets en pratique doucement, j'avance, tiraillée par mes désirs d'un coté et mon coeur de l'autre, mes peurs d'un coté, mon intuition de l'autre.

Mon sourire s'est agrandi, mes jambes me portent plus haut, un peu plus et je m'envolerai.

Comme une bulle qui menace d'éclater de bonheur.

lundi 11 avril 2011

Poussière dans l'oeil

Une humeur de tempête sur Montréal. Le vent qui siffle et soulève tout sur son passage. J'aime ça.

J'ai envie de me tenir debout au centre du fracas. Complice des sirènes qui hurlent au loin, cette même envie de hurler qui gronde en moi.

Entre ça et regarder des vagues s'écraser sur une falaise, je valse dans ma tête entre les cries et la rage.

La tempête qui se lève rétablira l'équilibre.

Je t'aime.

samedi 6 mars 2010

Paix

La paix, c'est la seule chose que tu as demandé. J'ai résisté un bout de temps à l'idée et puis finalement j'ai compris.

La paix je te la donne, plus de rancoeur, de tourments, fini la chicane, ok.

Par contre oublie ça pour ma confiance, ma tendresse débordante, ma passion, mon attention patiente à tes projets.

La paix, ça oui, à défaut d'avoir voulu tout le reste, tu peux l'avoir.


lundi 9 mars 2009

L'idiot moderne.

Vous n'y faite pas attention et déjà, il vous ravie votre joie de vivre et vos rêves si vous n'y prenez garde. Il use d'une forme absolument perverse de destruction, il s'attaque nonchalamment à ce qui vous tiens le plus à coeur. Vous lui répondez, il se rebiffe, vous êtes coupable : Et oui, je parle bien sûr de l'idiot moderne.

Si vous le croisez, il sera évidemment for sympathique à l'approche dans le but de vous attirer dans son monde et d'utiliser votre énergie pour son passe-temps préférés : la dilapidation de vos ressources dans le but que vous ne le dépassiez pas dans votre développement.

Si par malheur, il s'aperçoit que vous êtes plus intelligent que lui, il fera tout en son pouvoir pour vous casser les pieds dans le but non avoué de vous "désinstruire".

Un indice majeur que vous vous tenez en présence d'un idiot : il connaît tout et peut tout faire mais si vous creusez un peu vous vous apercevez que tout le monde autour de lui semble être méchant, pas assez éduqué ou trop paresseux pour lui fournir l'espace vital où croître en toute quiétude et ainsi réaliser quelque chose.

ATTENTION : N'essayer pas d'éduquer les idiots. Ils se fâcheront et vous deviendrez le prochain méchant sur leur liste. Sous leurs airs naïfs, ils peuvent devenir vraiment dangereux s'ils se sentent menacé d'extinction.

Une technique se survie recommandée est d'acquiescer à presque tout ce que l'idiot dit, puis de feindre d'oublier ou d'être très occupé (tout en ne laissant jamais échapper aucun indice sur la complexité ou l'utilité de la tâche à accomplir). Faites attention, cette technique peut conduire à des fous rires tout aussi incontrôlables qu'inexpliquables à vos invités en présence de la personne concernée. Elle est aussi souvent accompagné d'une montée d'adrénaline puisque le risque que l'idiot se révèle plus intelligent que prévus et s'aperçoive du subterfuge est toujours bien présent.

Si vous connaissez d'autres techniques, je vous serais grée de me les faire parvenir au PC. ;)

mercredi 17 décembre 2008

Appel

Comment se fait-il que le monde qui m'entoure devient subitement hostile. Je lutte contre d'anciens sourires amis, les portes claquent dans le vent en se refermant. Je suis désorientée, je m'effrondre.

Non, pas maintenant.

Je crie pour ne pas qu'on m'enterre vivante. Je ne suis pas encore morte.

jeudi 30 octobre 2008

Ma vie avant tes Je t'aime.

Il y avait cette fille. Je l'aimais plus que tout au monde. À la vie, à la mort. On s'est accrochée l'une à l'autre comme deux bouées pour ne pas couler. Je l'aimais à la folie. On était inséparable. Pour de vrai. Je n'ai jamais cru la violence, ni la peur qu'il y avait entre nous. Ni les fois où l'on s'est battue pour rire, mais que l'on se frappait pour vrai. Ni les moqueries, ni les silences menaçants, ni les sous-entendus blessants. Je n'ai vu que la joie, les joints, la rigolade, les promesses, les projets, la complicité, les quoi-qu'il-arrive-je-suis-là. Et je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié le bruit de la cassure. Quand j'ai paniqué ces fois où la facheuse lui a refusé la porte. Quand les meubles sont devenus des armes, chaque mot des aiguilles et leur absence, un coup de masse. Quand j'ai fini par décrocher le téléphone en pleurant pour chercher de l'aide parce que son amour faisait mal.

Je n'ai pas oublié. Ce lien s'est brisé à force de tirer dessus, et pour s'en protéger, on ne l'a pas reconstruit. Avions-nous tort ?

Tu ne m'as jamais pardonné cet abandon, n'est-ce-pas ?

vendredi 3 octobre 2008

Po-litico-ème.

Je rêve d'un pays où la liberté de penser sera assez respectée pour laisser une place à tout ces gens qui évoluent à leur propre rythme, conservateur ou pas. Je rêve d'un pays où le désir de paix sera poussé au point de porter des actions en sa faveur, sans pour autant fermer les yeux sur la guerre qui fait ravage. Je rêve d'un pays où les accents chantants d'ailleurs illumineront mes journées parce qu'on aura pris le temps de leur enseigner ma langue maternelle. Je rêve aussi d'un endroit en évolution, sur lequel on batira en prenant soins des traces que ceux qui sont passé avant nous on laissé, afin de mieux les transmettre à nos enfants. Je rêve de nature, de lacs, de forêt, d'animaux sauvages, de montagnes. Je rêve d'une entraide chaleureuse, entre des gens qui ne lutteront pas seulement que pour leur survie.

Je rêve de serenité, je rêve de border mes enfants le coeur léger, capable de vivre l'instant présent sans me demander si la beauté de ce monde sera encore là pour les émerveiller après mon départ. Je rêve d'avoir confiance.

Et si tout cela ne devait s'avérer qu'un doux songe, j'aurai au moins agis, fidèle à mes aspirations.

mercredi 1 octobre 2008

Les joies quotidiennes.


La bombe


Mon nouveau gérant : En passant, peux-tu essayer de ne pas chanter quand tu es à la caisse ?



La réaction

Hum... est-ce que je lâche ma job ? Non... quand même. Mieux vaut attendre et l'affronter. Mais... ah et puis, je pourrais lâcher ma job et aller chanter ailleurs. Ceci dit, je vais quand même attendre.

Tout ne tiens qu'à si peu...

---

---EDIT: en plus c'était : Give peace a chance !---

lundi 11 août 2008

Prière.

S'il-vous-plait, faites que ça fonctionne. Protégez-moi de mon perfectionniste qui me gruge et me juge indigne des miracles de la vie. Aidez-moi à rester authentique et confiante. Poussez-moi vers ce chemin auquel j'aspire pour évoluer. Parce que je sais que vous êtez à mes cotés dans mes moments de faiblesse autant que dans la joie, je souhaite de tout coeur garder la foi.

Merci.

vendredi 25 juillet 2008

Shut.

Un calme que je réapprend à apprivoiser. J'entend les oiseaux, le chant du ventilateur et quelques voitures, à peine présente. Pas de traffic. Je souris. Le chat me quémande des calins, le piano repose tranquillement contre le mur, sa présence me rassure. Je sais que le frigo est rempli de bonnes choses, que j'ai déjà mangé et que la cuisine est propre. J'ai préparé la cour. Ce soir, je brulerai un peu de bois avec de qu'il me reste de résidus dans la tête. J'attend que le soleil se couche. Je vais bientot lui dire d'aller dormir, tellement j'ai hâte de me balancer, la tête sur ses genoux, en regardant le feu crépiter. La tempête est passée, et à la rencontre du fleuve et de la rivière, les deux me rendent aussi mon sourire...

samedi 19 juillet 2008

Vengeance

Thief

J'ai tout repris. Non, j'ai tout pris. Tout ce que j'ai trouvé qui faisait mon affaire je l'ai glissé dans mes poches, sans aucune culpabilité. Pas après ce qu'ils m'ont fait. J'ai inspecté chaque parcelle des trésors qu'ils me confiaient sans y penser chaque jour et qu'ils avaient osé me laisser même après l'annonce de mon départ. J'ai tout raflé, et je suis sortie, le nez au vent, enfouir mon butin au fond d'un parc. Oeil pour oeil, dent pour dent. Je souriais, de mon air habituel, en espérant que personne ne lirait la rage muette sur mon visage. J'ai regardé par terre l'espace d'un instant; mes pieds y étaient toujours, je pouvais continuer. J'ai marché, j'ai croisé un parc mais celui là ne m'intéressait pas. J'ai marché plus loin. Je me rappelle vaguement avoir dépassé mon appartement. Sans importance, j'allais revenir sur mes pas bien plus tard. J'ai poursuivi ma route et les voitures qui semblaient toutes me pointer la bonne direction. Ça n'a pas été bien long, j'ai fini par y entrer par la porte de coté. Le jardin botanique. Je me suis arrêtée près de la fontaine. La lune m'a fait un clin d'oeil un peu au dessus de mon reflet. J'était au bon endroit. J'ai compté une quinzaine de pas vers l'ouest. Et j'ai attendu.

J'ai pris le foulard que j'avais sur la tête et en l'ouvrant, j'y ai déposé tout ce que j'avais pris. Le retour du balancier. J'ai fait un noeud au dessus, comme un baluchon un peu éphèmère avec lequel je n'aurais pas été bien loin. Je préfèrais enterrer ma haine. Avec précaution, j'ai ouvert le sol. Doucement, pour lui faire le moins de mal possible. J'ai fait disparaître le tout et je suis repartie sans me retourner.


On raconte qu'un homme aurait été pris, vers 4h du matin, à fouiller frénétiquement dans le sol à une quinzaine de pas d'une fontaine à l'entrée du jardin botanique. Il mentionnait avoir une carte menant à un trésor, qu'un dame fort gentille lui avais remis près de Berri alors qu'il lui avait demandé 2$ pour un café. En souriant, elle avait dit : J'ai quelque chose de mieux. D'une main, elle avait retiré une simple carte de sa poche, et avec l'autre avait agitée un objet brillant. Quelques instants plus tard, la carte et l'objet avaient changé de mains. Sans plus d'explication, elle était repartie. Il avait ensuite ajouté, à la suite de quoi la décision fut prise de l'interner, qu'il avait entendu rire lorsqu'il était entré dans le jardin, et puis que le rire ne s'était tut que lorsque la police était mystérieusement arrivée.