lundi 15 février 2010
Karma.
Je te hais de te désirer autant, de sentir ce vide, de ne penser à rien d'autre que ta bouche et tes mains sur mon corps et puis à soudain être prise d'une envie folle de revenir en arrière, de tout nier, de me manquer de respect juste pour pouvoir jouir de toi encore et encore, les touches du piano froid étampée sur mes fesses en souvenir de la plus belle musique qui m'ait été donné de partager; concerto de gémissement en Do#.
dimanche 14 février 2010
Rosecoeur
Cessez d'espérer, l'espoir empêche de guérir, protégez ce que vous avez de plus précieux à offrir, prenez la première bouchée. Et plus que tout ne vous arrêtez jamais d'aimer.
mercredi 10 février 2010
Du haut de mon vertige.
Comment j'en arrive aussi à comprendre rapidement, à me relever, à poursuivre. Mon coeur ne cesse jamais vraiment de battre même quand il rate un coup parce que je croise ton regard.
La victoire sur soi-même.
Sempre, sempre, sempre... ?
vendredi 5 février 2010
Don't say that you don't
vendredi 22 janvier 2010
Ça
Jusqu'à ce que ça me bouffe.
mercredi 23 décembre 2009
Songes
Et ces moments où mon souffle court cherchait l'air de rien à rattraper tous ces instants en filature.
J'imagine que j'ai juste disparue dans un coin de ton imagination, j'ai peut-être été décevante, je me juge si sévèrement parfois. Je me demande quelle était la raison... de tous ces abandons.
mardi 24 novembre 2009
Atto d'amore
Elle avait dit ça d'un souffle, dans un murmure grave, et s'était tue. Elle retenait sa respiration et le regardait d'un air désolée, l'air de vouloir dire " Je savais que ça viendrait, j'ai pas fait exprès je te jure". L'air d'une gamine prise en faute, qui admet son larcin en se disant qu'on la pardonnera plus facilement.
Ses pieds qui se balançait sous la chaise, une mèche sur l'oeil qui ne voulait jamais rester derrière son oreille, elle fixait le plancher et lui la regardait attentivement.
Il aimait ses yeux brillants lorsqu'elle parlait d'à peu près tout, surtout en parlant de rien, lorsqu'elle riait. Il aimait la pointe de ses seins lorsqu'elle se cambrait pour qu'il l'embrasse, la douceur de sa peau et la chute de ses reins. Il aimait sa voix, lorsqu'elle chantait et lorsqu'elle gémissait de plaisir dans ses bras.
Il ferma les yeux un instant pour bien y penser. "I love you Sophia" Il ouvrit les yeux.
Elle n'était plus là.
mardi 17 novembre 2009
L'idée que je me fais d'un amant.
C'est un secret.
vendredi 13 novembre 2009
Contraste en ce vendredi 13.
Et puis au détour d'un sourire sur St-Denis reprendre espoir l'espace d'un moment, les dents fières, le regard perçant, avancant le coeur flottant sur ces notes féériques qui emplissent l'air de la station Berri.
Merci à vous deux, Monsieur le camelot et Monsieur le chinois qui jouait de la flûte traversière: vous avez fait ma soirée.
mercredi 21 octobre 2009
And it hurts with every heartbeat. - Robyn
We could make it better sometime
Maybe we could make it happen baby
We could keep trying
but things will never change
So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back
Just a little, little bit better
Good enough to waste some time
Tell me would it make you happy baby
We could keep trying
but things will never change
So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back
We could keep trying
but things will never change
So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
It hurts wïth every heartbeat
jeudi 15 octobre 2009
Insoutenable légèreté.
Tant pis, on verra tout ça plus tard, une fois les chandelles éteintes, mon nez dans son cou y restera pour la nuit.
mercredi 23 septembre 2009
Je me sens avancer, emportée par un tourbillon géant, et j'ai peine à dormir le soir tellement je tourne dans ma tête, tellement je vois les prochaines étapes, les prochaines idées et ce qui me fait le plus peur...
C'est que je n'en vois pas la fin.
lundi 21 septembre 2009
De retour.
morte,
seulement essouflée.
Un papillon est
passé,
j'ai couru longtemps.
De retour dans mes
souliers,
un sentiment étrange.
De ne plus être la
même,
celle qui souriait au vent.
samedi 27 juin 2009
Et juin a filé...
Puis au détour rencontrer la vie, celle qu'on voulait, celle qui espère, qui fait croire, qui nous rend à nous même.
Et derrière tout ça la peur gluante qui ne part pas même sous la douche parce qu'il fait trop chaud de toute façon.
dimanche 31 mai 2009
dimanche 24 mai 2009
La liberté...
Libre de vos carcans étroits de bonnes familles, libre d'interdits associant la peur au danger.
Vous dites que ce que je fais est mal, vous dites que je vais me bruler. Vous dites que ça ne durera pas, que forcément ça ne finira pas bien tout ça.
Vous m'enchainez à l'arbre pourtant, je vous jure, je grimperai tout en haut et elles, les chaînes, retomberont sur vous.
JE ME RIS DE VOUS.
Des questions comme d'habitude.
samedi 9 mai 2009
vendredi 8 mai 2009
J'ai perdu mon innocence.
De la vrai lourdeur, tu sais, comme celle que l'on buvait ensemble.
Le rire que j'émets ne semble plus flotter dans l'air, je l'ai laissé se casser sur les murs.
Comme du vrai verre, tu te rappelles, celui que je lançais dans la rue.
Mon regard n'est plus aussi docile qu'avant, il fuit vers les coins.
Comme de la vrai douleur, qu'on veut cacher.
Avant je croyais que le monde était beau, maintenant je le sais. Et ça fait mal.
samedi 14 mars 2009
extrait.
un gros trou en dedans et puis t'auras beau manger autant que tu veux ou prendre le premier homme qui passe pour le remplir,
à la seconde où tu te remets à respirer la douleur reprend.
j'ai pas trouvé rien au monde qui a réussi à chasser ça pendant ben ben longtemps.
vendredi 13 mars 2009
Confession d'une tricheuse.
En douce, j'essaie de les refiler aux autres pour les observer, "voyeurer", disséquer, contredire, et puis finalement, peut-être, accepter.
Je fais tout à l'envers.
Dans ma terreur que l'autre s'en aille, chaque moment de franchise est une bombe qui vient faire éclater mon chateau de carte. Je m'aperçoie de la fragilité de mon monde, que je confie aux autres avec insconcience.
S'ils savaient comme c'est lourd.
J'en ai marre de porter un monde imaginaire sur mon dos. La carapace se fissure, faites gaffe aux jets de pressions.
Je suis désolée d'avance si je suis méchante avec vous, c'est que je vous aime.
jeudi 12 mars 2009
sans voix.
Je pratique l'Excès controlé.
Je ne sais plus à quel moment ce merveilleux piège s'est enclenché sur moi. J'ai décidé que je serais parfaite, oui oui. Mais pas de ces Miss Parfaite insipide dont ces messieurs se lasse après y avoir goûté. Non. J'allais être indépendante, cajoleuse, bouleversante, intense, enjouée, boudeuse... La liste est longue. Pour chaque caractéristique, je trouvais un moment approprié pour l'employer.
Grisant. Comme conduire un véhicule à une vitesse folle en dérapant dans la neige pour finalement s'en sortir indemme. Si je m'en suis sortie aussi bien jusqu'à maintenant, certain n'ont pas eu cette chance.
J'ai souvent éjecté des passagers en cour de route.
Mon but n'a jamais été que vous m'aimiez. Je n'ai jamais voulu que vous contrôler.
Et puis, quelqu'un s'est planté au milieu de ma route et j'ai fait un croche pour l'éviter; Je suis rentrée dans le mur.
Ce jour là, tu m'as sauvé la vie et je t'ai laissé faire.
lundi 9 mars 2009
L'idiot moderne.
Si vous le croisez, il sera évidemment for sympathique à l'approche dans le but de vous attirer dans son monde et d'utiliser votre énergie pour son passe-temps préférés : la dilapidation de vos ressources dans le but que vous ne le dépassiez pas dans votre développement.
Si par malheur, il s'aperçoit que vous êtes plus intelligent que lui, il fera tout en son pouvoir pour vous casser les pieds dans le but non avoué de vous "désinstruire".
Un indice majeur que vous vous tenez en présence d'un idiot : il connaît tout et peut tout faire mais si vous creusez un peu vous vous apercevez que tout le monde autour de lui semble être méchant, pas assez éduqué ou trop paresseux pour lui fournir l'espace vital où croître en toute quiétude et ainsi réaliser quelque chose.
ATTENTION : N'essayer pas d'éduquer les idiots. Ils se fâcheront et vous deviendrez le prochain méchant sur leur liste. Sous leurs airs naïfs, ils peuvent devenir vraiment dangereux s'ils se sentent menacé d'extinction.
Une technique se survie recommandée est d'acquiescer à presque tout ce que l'idiot dit, puis de feindre d'oublier ou d'être très occupé (tout en ne laissant jamais échapper aucun indice sur la complexité ou l'utilité de la tâche à accomplir). Faites attention, cette technique peut conduire à des fous rires tout aussi incontrôlables qu'inexpliquables à vos invités en présence de la personne concernée. Elle est aussi souvent accompagné d'une montée d'adrénaline puisque le risque que l'idiot se révèle plus intelligent que prévus et s'aperçoive du subterfuge est toujours bien présent.
Si vous connaissez d'autres techniques, je vous serais grée de me les faire parvenir au PC. ;)
Naufrage
J'en ai marre d'entendre cette voix qui sonne faux dans ma tête. Celle qui ne donne jamais les bons conseils. Celle qui se réjouie de me voir pleurer et qui s'inquiète lorsque le bonheur reste trop longtemps à ma portée. Celle qui bousille tout.
Elle m'en veut de l'abandonner derrière moi, de ne pas lui faire une place dans mon monde. Celle que je veux laisser tomber est mesquine, braillarde, bornée et susceptible. Elle se plaint tout le temps. Elle veut que tout le monde l'aime alors elle fait semblant.
Il n'y a que toi qui semble parfois l'apaiser. Et puis, elle se surprend à sourire et comme pour se repentir, mord aussitôt la main qui la cajolait l'instant d'avant.
lundi 2 mars 2009
à quoi tu t'attendais ?
Bon c'était boiteux, mais t'as souris pour montrer tes belles dents pis sur le coup, j'me suis d'mandé c'que tu faisais icitte. T'as répondu : "Moé c'est Johnny, pis c'est tout', j'suis venu te parler ma belle Pauline"
Dans ma tête, ça spinnait pas possible, j'essayais de retrouver où j'avais pu t'voir avant, mais y'avait zéro souvenir qui me remontait pis c'était évident que t'avais pas mal de chance d'avoir eu mon nom à que'que part d'autre. Aussi vite que ça tournait, je t'ai répondu. "Alright, coco, c'est tout' ça qui disent, c'est tout' ça qui disent. J'ai ben hâte de voir c'que tu m'veux." Tu m'as fait un clin d'oeil comme pour m'rassurer que j'avais pas à être sur mes gardes avec toé Johnny.
Mais t'étais pas le premier spécimen que j'voyais tsé. J'en avais vu d'autre, comme y disent. Je t'ai rendu ton clin d'oeil pis j'me suis r'tourné vers le stage pour te montrer ta table pis aussi ben, pour te laisser deux secondes pour m'watcher ben comme 'faut.
T'es passé juste à coté de moé en m'frolant une fesse, pis j'ai pas pu m'empêcher d'avoir un frisson. J'me suis dit que tu savais surement c'que tu faisais alors que j'étais mieux d'avoir l'air pas plus allumée que d'habitude.
T'as sorti toute un pile de cash pis tu m'as r'gardé avec un air vicieux que j'avais vu ben trop souvent pour être impressionnée. Tu m'as fait signe de danser. J'ai penché la tête vers la clock sur le mur. T'as murmuré "Alright, je sais que ton shift fini bientôt, on ira jaser ailleurs." C'est à ce moment là que je me suis dit que t'étais soit complètement peté ou ben complètement débile. Dans un cas ou l'autre, t'avais du cash à me faire couler sur le corps alors j'm'en foutais comme de l'an 40, comme y dise.
J'ai dansé comme ça pendant une vintaine de minute. T'en avais surement pu beaucoup sur toé pis moé ben, j'commençais à être tannée, fak j'ai décidé que ça valait pu la peine. J't'ai dit que c'était la dernière parce qu'y fallait que j'aille commencer à fermer l'bar après.
Pas mal tout le monde était parti sauf Luc mais lui j'étais jamais capable de l'réveiller fak souvent y dormait dans batisse. On savait tou'é deux qu'y faisait exprès parce qu'y'avait nul part où aller. Je l'aimais ben Luc fak je l' laissais faire. Y dérangeait jamais.
C'est pas comme le feeling que j'avais à propos d'toé. J'sentais que t'allais m'faire du troub'. T'étais pas vieux, genre 27 ans, j't'aurais ben amené avec moé mais bon, à mon âge j'avais pu juste ça à faire courrir les p'tits jeunes. Tu m'as lancé un regard amusé, pareil comme si tu suivais mes pensées pis sur le coup, j'me suis dit que je devenais parano' et que c'était tout le temps ça le signal d'alarme.
Je t'ai foutu dehors comme tout le monde à 3h du mat'. Tu m'as suivi jusqu'à mon char pi LÀ j'ai commencé à m'énerver. J't'ai dit de faire de l'air. T'as dit : "C'est pas comme ça qu'on parle à des gentlemens qui veulent vous aider." Pis t'as sorti ton gun. Ah ben là cibouère, j'ai vu rouge. T'as pas vu mon pied partir. T'as même pas eu le temps d'enlever l'cran d'sécurité pis d'me trouer.
T'étais plié en deux à terre pis tu braillais de douleur, comme un gosse de 6 ans. J'ai ramassé ton gun avec mes gants pis j'ai signalé le 911. Juste pour être sure que t'allais pas rebouger encore, je t'ai donné un autre coup d'talons haut.
À ce moment là, j'me suis dit que c'était quand même parfait. J't'ai regardé pis t'avais perdu connaissance. J'ai sorti un petit sachet blanc de ma sacoche, tsé celui qui sert en cas d'urgence, pis je l'ai glissé dans ta veste. La police aime ben ça quand je leur apporte des p'tits délinquants dans ton genre.
J'les ai laissé t'embarquer Johnny pis j'ai eu le feeling que ça avait trop ben marché.
vendredi 27 février 2009
Un peu plus bas sur St-Denis
Des moments de pur bonheur où je me surprend d'aimer ça. Où j'ai l'impression que j'ai donné un bon service et que le client est chanceux de m'avoir. Des moment où je repars en riant toute seule jusqu'à mon bureau.
Eh ben... on aura tout vu.
La rue St-Denis.
Je lui envie de l'amour, assise toute seule, rue St-Denis, à regarder la vie passer du haut de ma fenêtre.
dimanche 22 février 2009
J'en ai mis du temps.
C'est comme ça. On se prélasse sur la plage, on ferme les yeux et on se réveille à marée haute, embourbée d'algues, en recrachant l'eau trop salée qui séchera sur nos cheveux.
C'est comme ça qu'on apprend.
dimanche 25 janvier 2009
Comme des millions d'insectes.
lundi 29 décembre 2008
Le fossé
Peut-être est-ce la plus sensée. Cela dit, j'ai peur... quand même.
Où es-tu ?
mercredi 17 décembre 2008
Appel
Non, pas maintenant.
Je crie pour ne pas qu'on m'enterre vivante. Je ne suis pas encore morte.
vendredi 21 novembre 2008
Un pincement au coeur pour chaque sourire comme si je devais payer mon bonheur d'un peu de souffrance à chaque fois.
L'impression dégeulasse de tous leur mentir quand je vais bien.
dimanche 9 novembre 2008
L'appel de la lune.
Je me surprends à regretter ces mots que j'aurais voulu dire plus tôt.
jeudi 30 octobre 2008
Ma vie avant tes Je t'aime.
Je n'ai pas oublié. Ce lien s'est brisé à force de tirer dessus, et pour s'en protéger, on ne l'a pas reconstruit. Avions-nous tort ?
Tu ne m'as jamais pardonné cet abandon, n'est-ce-pas ?
mercredi 29 octobre 2008
Voix qui crie dans ma tête.
Malgré tout ce qui me tort le ventre.
«Oui, très bien toi ?»
Non non non non non non non, NON.
«Super.»
Étouffe toi avec.
Ainsi font, font font...
Comme un sac de plomb sur les paupières; une tonne de plumes sur le dos. Fardeau inhumain de l'ange échouée parmis les hommes. Chaque jour mon corps m'apparaît de plus en plus lourd à trainer. Un pas en avant, quatre en arrière. Je titube.
Le sommeil m'avale, me machouille et puis me recrache, encore plus gluante que la veille. J'étouffe un peu plus, ma respiration est difficile, je tousse le regard vide.
Je suis passée à coté de toi sans te voir ce matin. Ce n'est pas faute d'avoir voulu, j'ai si peu d'énergie que je me suis tournée vers l'intérieur. Je ne sais pas où je trouve la force de ne pas simplement m'affaiser sur le bord de la route avec un écriteau «ramassez-moi» autour du cou.
Les larmes sont ce qu'il me reste pour rire de ma faiblesse.
Ce soir, je suis restée à la maison.
La fatigue m'a volé la bataille, j'ai reculé de trois pas.
dimanche 19 octobre 2008
Ça va pas.
Ça va pas.
Et ça ne mène donc nul part.
Où suis-je ?
vendredi 17 octobre 2008
Je savoure...
...j'évite ainsi que tu découvres l'imposture, la source intarrisable de mon imagination, les rêves de mon enfance, ces mots que je cris parfois, ces idées, ces personnages dans ma tête. Je veux être celle qui te les montre, si tu venais à les voir à travers tes propres yeux seulement, j'aurais peur de faire pâle figure ou que tu ne me vois en pièces détachées.
Et cette peur m'est insoutenable.
dimanche 5 octobre 2008
Crainte # 712
Aveux.
Pour voir si c'est pas toi qui va me poursuivre cette fois, pour voir si tu verrais pas que j'ai encore besoin d'être rassurée, pour te laisser une chance d'être l'attaquant, pour m'apprendre à m'occuper de moi et à faire autre chose.
C'est peut-être pas des bonnes raisons mais c'est les miennes. Et pardonne-moi d'avance, je vais essayer de tout coeur de te cacher que je n'attendais pas ton coup de fil depuis la dernière fois qu'on s'est parlé.
xxx
vendredi 3 octobre 2008
Po-litico-ème.
Je rêve de serenité, je rêve de border mes enfants le coeur léger, capable de vivre l'instant présent sans me demander si la beauté de ce monde sera encore là pour les émerveiller après mon départ. Je rêve d'avoir confiance.
Et si tout cela ne devait s'avérer qu'un doux songe, j'aurai au moins agis, fidèle à mes aspirations.
Se défoulationner tous les jours garde en santé.
jeudi 2 octobre 2008
Mmm?
J'ai peine à me rappeler qu'il était une époque lointaine où je ne connaissais pas ton existence.
Vomissures.
Et puis vient le silence. Le moment où je ne peux plus lire un mot de plus, sinon j'éclaterais. Je dors des jours durant, je rumine les dernières lettres ou un coin de page. Ma léthargie inquiète, bien sur, mais elle ne passe que trop rapidement à mon goût. Que voulez-vous, le temps presse.
Ensuite, les mots s'impatientent. Ils tapent, gratte et fouille. Ils remontent en bouillonnant jusqu'à ce que je n'aie d'autres choix que de vous les recrachez, chers lecteurs, avec dégoût parfois mais toujours avec soulagement.
Alors, que je vous entende encore une seule fois me dire : que tu as de l'imagination !
mercredi 1 octobre 2008
Les vagues n'arrêtent jamais, la tempête se calme, puis reprend de plus belle. J'étouffe. J'étouffe sans tes bras qui me serre comme la terre retient la mer. Je m'éparpille sans toi pour me contenir, sans ton air qui ne brule pas mes poumons. Je voudrais me rouler en boule contre toi et sucer mon pouce comme une enfant.
Les joies quotidiennes.
La bombe
Mon nouveau gérant : En passant, peux-tu essayer de ne pas chanter quand tu es à la caisse ?
La réaction
Hum... est-ce que je lâche ma job ? Non... quand même. Mieux vaut attendre et l'affronter. Mais... ah et puis, je pourrais lâcher ma job et aller chanter ailleurs. Ceci dit, je vais quand même attendre.
Tout ne tiens qu'à si peu...
---
---EDIT: en plus c'était : Give peace a chance !---
mardi 16 septembre 2008
Petit soldat de bois, petit soldat de blomb.
petit soldat de bois,
si tu savais comme ta peine me fait mal,
je crois que tu pleurerais autant que moi.
Ta voix enjouée me crève le sang,
je glisse sur les notes,
comme on rempli un cahier,
je pleure le sort qu'on te réserve.
J'espère que tu lui donnes de l'amour
à notre petit soldat de plomb
il t'aime lui aussi, ne lui en veut pas
s'il pleure autant que moi.
Je me glace de l'entendre si las,
c'est dur à l'oreille, un soldat triste,
on lui a pris ce pour quoi il luttait,
ne lui fait pas faux bond, petit soldat de bois.
J'ai mal à votre contraste, mon amour,
toi si pur et si haut, lui qui touche au fond,
et moi qui pleure, petit soldat de bois,
dans l'espoir qu'à ton tour qui vient tu flotteras...
lundi 1 septembre 2008
Confession.
J'aurais voulu que tu sois là pour me rassurer de te vouloir près de moi, pour que j'arrête de penser aux yeux de cet inconnu qui m'ont troublée plus que je ne vais l'admettre à qui que ce soit.
J'aurais aimé que tu prennes ta place auprès de moi, pour me sauver de m'inventer des amants qui n'ont plus des visages aussi inconnu qu'avant. J'attend le souffle court, je cherche une issue qui m'empêcherait de glisser dans cette trape qui s'ouvre devant moi.
Chéri, je n'ai pas touché sa peau mais si je n'y ai pas pensé mille fois depuis hier soir, je n'y ai pas pensé du tout.
jeudi 28 août 2008
Citation en deux temps.
**
C'est sur. Y'a juste les fuckés qui ont envie de faire des casses-têtes 3000 morceaux, et y'as juste les pires qui en viennent à bout. Les autres font juste se dire : «Heille hen, ça doit prend du temps mais maudit que c'est beau!»
**
Merci, pas d'autographe.
samedi 23 août 2008
Freaking out.
C'est tout.
vendredi 22 août 2008
Censure ?
vendredi 15 août 2008
Essay

Still, she was. Perhaps if that would have been the only thing she was yearning for, she could have coped with it. But there was another call she was awaiting, and since she couldn't rely at all on her reason at this time of the night, there were only faith and prayers left in her fussy mind. And those, as proven many times before, weren't making a good blend.
Some would have said she was just...
--
To be continued...
lundi 11 août 2008
Prière.
Merci.
O
Ça tombe fort et déjà l'eau s'accumule au centre de la ruelle pour aller se déverser dans les égoûts. On peut voir les goûtes tomber dans les flaques comme autant d'ondes qui ne s'aggrandiront pas faute de calme pour les admirer.
Il tonne gentiement, comme pour me gronder un peu d'être aussi las, sans pour autant me pousser à faire autre chose que me prélasser dans mon lit en regardant par la fenêtre.
Le ciel est magnifique.
M'ouaih
J'ai trop mangé, j'ai lu deux livres aujourd'hui, suis allée à la clinique et à la pharmacie. J'ai plus rien à faire sauf dormir.
Bleh.
Et tenter de séduire tout le monde à mon audition pour qu'ils me trouvent incroyable malgré ma voix de Janis sur un lendemain de brosse...
Edit : Et tout ça en omettant minutieusement de ne pas commencer un plan d'affaire pour lequel j'ai une rencontre demain que j'ai déjà repoussé d'une semaine...
dimanche 10 août 2008
La force de refuser
J'ose croire qu'un jour je pourrai.
samedi 9 août 2008
Croquer dans la pomme.
jeudi 7 août 2008
Un trop long silence...
J'ai cette furieuse et curieuse envie de bouger, d'être hyperactive, combiné étrangement à une envie de dormir sans fin.
Je suis écartelée.
mardi 29 juillet 2008
Ma peur du vide.
Soudainement, j'ai peur de perdre ce qu'il me reste si je n'arrive pas à remplir de vide avec mon vrai moi.
Je suis maladroite.

dimanche 27 juillet 2008
Décalage...
S'accrocher pour éviter de couler.

vendredi 25 juillet 2008
Shut.
jeudi 24 juillet 2008
La chute.
Les voix ont recommencé à murmurer, j'ai voulu me boucher les oreilles pour ne plus entendre, et seulement descendre, toucher le fond et y rester. Puis doucement du noir, tout est passé au gris. La lumière revenait et j'avais peine à comprendre ce qui se passait. Je suis ressortie de l'autre coté. Tu m'attendais, sereinement. Tu m'as souris et m'as tendu une rose en disant :
C'est beau, la Chine, n'est-ce pas ?
mercredi 23 juillet 2008
Dépression (atmosphérique)

Pourrais-tu voir dans mes yeux que je te mens lorsque je souris en disant que tout va bien ? Pourrais-tu remarquer que je n'ai pas ma fougue habituelle lorsque je parle de mes projets ? Ou t'apercevoir que ma voix se brise lorsque je chante, que je chante beaucoup moins souvent qu'avant ? Pourrais-tu me prendre dans tes bras au lieu de me secouer si je mentionne l'envie de seulement dormir pour les prochains jours ? Tomberais-tu dans le panneau chaque fois que je te demande de terminer mon assiette avec un clin d'oeil, alors que je n'ai rien mangé (ou presque) ? Comprendrais-tu que toutes ces activités ne sont que des paravants pour masquer ma douleur ? Saisirais-tu la réelle cause de mes larmes ? Écouterais-tu les signaux que mon corps te lance ? Sentirais-tu que la femme qui t'aime s'évapore doucement à coté de toi ? Voudrais-tu me garder quand même près de toi ? Percerais-tu le mensonge si je te souris en disant que tout va bien...
mardi 22 juillet 2008
Franchise.
Je me disais que depuis le temps qu'on s'était vu, elle méritait mieux qu'un simple rendez-vous rapide où j'allais être neutre, pour éviter de me mettre à chialer sur ma vie.
Dring.
- Allo K. ?
- Oui ! Je n'espérais plus ton appel.
- Mais j'avais dit au top vers les 3h, il est justement 3:00.
- C'est vrai, alors ça fonctionne toujours ??
- Bien sur !
- Parfait on se rejoint là dans 40 minutes.
- Super à tout à l'heure !
--
Mmm, je suis pas la seule à qui ça arrive j'imagine. Je n'ai même pas eu le courage d'être lâche.
EDIT : Je me suis bien amusée, et je suis contente d'y être allée.
Frayeur Nocturne.

lundi 21 juillet 2008
Dupé sera qui rira le premier.

dimanche 20 juillet 2008
Vraiment ?

J'ai pensé rejoindre un présent qui ne cesse de s'échapper pendant que je cours à l'envers. Peut-être que si je cours assez vite, je pourrais remonter dans le passé. Là où vous êtes tous partis, en me laissant ici, à courir dans un futur incertain qui me terrifie parce que le présent passe trop rapidement. Je ne peux jamais l'attraper.
J'ai pensé que si je m'assoyais par terre pour ne plus bouger, je pourrais le laisser venir à moi. Assise dans le futur que je suis, si je cessais de penser assez longtemps, peut-être que j'ouvrirais les yeux et que ce serait le présent. Peut-être...
J'ai pensé aussi que j'avais tort. De vouloir contrôler ce que l'homme a appelé le temps. Parce que je n'en ai jamais eu la notion, comme si c'était un morceau brisé qu'ils avaient oublié de replacer à ma naissance. Sans doute que l'infirmière l'a mis dans un coin en attendant le réparateur et qu'ils m'ont laissé partir avant. Et pendant que la pauvre infirmière courrait derrière nous avec la pièce en disant : Attendez ! Votre enfant est brisée, vous devez apporter ce morceau avec vous ! Mon père a du appuyez sur l'accélérateur ce qui a eu pour effet de me propulser dans le futur de façon permanente.
Ceci dit. j'ai pensé que je pouvais reprendre le contrôle sur le temps quand même.
samedi 19 juillet 2008
Vengeance
J'ai tout repris. Non, j'ai tout pris. Tout ce que j'ai trouvé qui faisait mon affaire je l'ai glissé dans mes poches, sans aucune culpabilité. Pas après ce qu'ils m'ont fait. J'ai inspecté chaque parcelle des trésors qu'ils me confiaient sans y penser chaque jour et qu'ils avaient osé me laisser même après l'annonce de mon départ. J'ai tout raflé, et je suis sortie, le nez au vent, enfouir mon butin au fond d'un parc. Oeil pour oeil, dent pour dent. Je souriais, de mon air habituel, en espérant que personne ne lirait la rage muette sur mon visage. J'ai regardé par terre l'espace d'un instant; mes pieds y étaient toujours, je pouvais continuer. J'ai marché, j'ai croisé un parc mais celui là ne m'intéressait pas. J'ai marché plus loin. Je me rappelle vaguement avoir dépassé mon appartement. Sans importance, j'allais revenir sur mes pas bien plus tard. J'ai poursuivi ma route et les voitures qui semblaient toutes me pointer la bonne direction. Ça n'a pas été bien long, j'ai fini par y entrer par la porte de coté. Le jardin botanique. Je me suis arrêtée près de la fontaine. La lune m'a fait un clin d'oeil un peu au dessus de mon reflet. J'était au bon endroit. J'ai compté une quinzaine de pas vers l'ouest. Et j'ai attendu.
J'ai pris le foulard que j'avais sur la tête et en l'ouvrant, j'y ai déposé tout ce que j'avais pris. Le retour du balancier. J'ai fait un noeud au dessus, comme un baluchon un peu éphèmère avec lequel je n'aurais pas été bien loin. Je préfèrais enterrer ma haine. Avec précaution, j'ai ouvert le sol. Doucement, pour lui faire le moins de mal possible. J'ai fait disparaître le tout et je suis repartie sans me retourner.
On raconte qu'un homme aurait été pris, vers 4h du matin, à fouiller frénétiquement dans le sol à une quinzaine de pas d'une fontaine à l'entrée du jardin botanique. Il mentionnait avoir une carte menant à un trésor, qu'un dame fort gentille lui avais remis près de Berri alors qu'il lui avait demandé 2$ pour un café. En souriant, elle avait dit : J'ai quelque chose de mieux. D'une main, elle avait retiré une simple carte de sa poche, et avec l'autre avait agitée un objet brillant. Quelques instants plus tard, la carte et l'objet avaient changé de mains. Sans plus d'explication, elle était repartie. Il avait ensuite ajouté, à la suite de quoi la décision fut prise de l'interner, qu'il avait entendu rire lorsqu'il était entré dans le jardin, et puis que le rire ne s'était tut que lorsque la police était mystérieusement arrivée.
mercredi 16 juillet 2008
Garder le silence.
Et la vie me rend mon sourire.
Un jour j'arriverai à écrire ce que je garde fragilement sous silence.
Je suis heureuse.
jeudi 10 juillet 2008
Moment d'émotion.
Conversation entre moi et le gérant, que je vais affectueusement appeler : mon boss, pour l'occasion. (Parce que pas mal tout le monde est mon boss dans la compagnie haha)
Mon boss : En tout cas, je vais m'ennuyer de travailler avec toi, j'aurais pu personne avec qui m'astiner.
Moi : ...
Mon boss : C'est vrai dans le fond t'es une fille vraiment intelligente (moi vraiment touchée ), des fois tu l'es juste un peu trop.
Moi : Hein ?
Mon boss : Ben les filles trop intelligentes ça fait peur aux hommes, tu te trouveras jamais de gars qui va être capable d'avoir le dernier mot avec toi.
Moi : Crime ça doit bien exister quelqu'un de supérieur. (haha)
Mon boss : Oublie ça. Peut-être qu'un jour, tu vas finir par comprendre. T'es vraiment une fille bien.
*J'ai raccourcis la conversation parce que de mémoire, je suis pas très bonne pour rapporter fidèlement, mais j'ai été très émue pendant un moment de voir que mon gérant qui est quelqu'un de très gêné, me sort enfin le fond de sa pensée. Ah... :)
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Ah.. s'il savait... ;)
mardi 8 juillet 2008
Le vertige (2e Partie)
Comme je l'ai mentionné plus tot, je me suis réveillée avec le soleil et j'ai commencé ce ménage presqu'aussitot. Des souvenirs refont surfaces. Des émotions enfouis. Des amitiés brisées, des passions stériles, des rêves oubliés.
Comme celui d'entrer au conservatoire d'art dramatique.
J'ai le vertige. Tout ça c'est la faute de la mouche.
Ménage intense (1ere partie)
Quand je me couche trop tôt...
xxx
ps.: et je suis de très bonne humeur.
lundi 7 juillet 2008
Fatigue sur mes joues.
*
Me laver de ma fatigue, suspendre ma peau sur un cintre pour la faire sécher, le soleil est chaud.
dimanche 6 juillet 2008
La fille.
Un bandeau bleu et blanc recouvrait ses cheveux courts, un t-shirt très simplement ajusté sur ses petits seins, l'absence de soutient-gorge, un jeans délavé et troué trop grand pour elle qui lui tombait sur les hanches laissant voir une fine bande de peau, et pour complèter le tout, détail inusité de cette description, une paire de talon haut. On voyait à son sourire que chaque détail, malgré les apparences, n'avait été laissé au hasard. Elle marchait tranquillement sur la rue et les gens étaient sensible à son passage. Elle était belle. Elle était libre.
Pause.
Dans ma quête de bonheur et de paix intérieure, il y a un livre qui m'aide beaucoup et comme je viens d'en lire une page comme à chaque jour, je partage avec vous une partie de celle d'aujourd'hui qui va comme suit :
* Fais ce que tu peux , quoi qu'il advienne.
* Sois en paix avec toi-même.
* Trouve un travail que tu aimes.
* Vis simplement - pour le logement, la nourriture et les vêtements; débarrasse-toi de ce qui t'encombre.
* Entre en contact avec la nature chaque jour; sens la terre sous tes pieds.
* Fais de l'exercice physique en travaillant dur, en jardinant ou en marchant.
* Ne te fais pas de soucis; vis un jour à la fois.
* Chaque jour, partage quelque chose avec une autre personne; si tu vis seul, écris à quelqu'un; offre quelque chose, aide quelqu'un d'une façon ou d'une autre.
* Prend le temps de t'émerveiller devant la vie et le monde; trouve de l'humour où tu peux.
*Observe la vie qui se manifeste en toute choses.
* Sois bon envers les créatures.
- Cité de Loving and living the good life par Sarah Ban Breathnach dans Simple Abundance.
samedi 5 juillet 2008
vendredi 4 juillet 2008
4th of July.
Je pense que c'est clair.
Ici, sur mon coté de planète, il fait encore noir et pourtant, moi, j'ai les yeux ouverts. J'ai beau essayer, certaines nuits, le contact du drap contre ma peau nue dans la moiteur de ma chambre au 2e étage d'un bloc appartement à Montréal l'été, me déconcentre. Oui, oui, certainement. Ça me déconcentre.
Et mon cerveau passe en boucle des pensées musicales, obscènes, ménagères, d'ordre tout à fait banale et de la plus haute importance sans aucun schéma logique et aucune compassion pour ma petite personne voulant s'évader dans le sommeil. C'est fâchant, mes nouveaux draps avec des éléphants dessus sont siiii beaux.
J'aime dormir. J'aime dormir. J'ai dormir...
«Ben oui, j'aime ça moi, dormir...»
(Edit: Comment ça le soleil est déjà levé à 5h13 le matin ? ... et moi de murmuer... Mon précieux sommeil antique. pfff.)
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Je pense que le ménage de ma chambre commence à presser, (non sérieux ? ) mes pensées gravitent entre les débris de ma vie qui jonchent le sol, et rebondissent vers moi au lieu de se perdre dans un coin de mur.Mais je crois savoir la cause de mon insomnie combinée à mon cerveau hyperactif: aujourd'hui (enfin hier), j'ai fait le ménage de l'appart au complet (excluant ma chambre).
Tout y est passé, les rideaux, le derrière du divan. Nettoyer, ça remue les idées, et il se trouve que j'en ai pas mal qui trainent sous mes cheveux.
Merci.
Des suggestions ?
Si.
Ps.: C'est peut-être tordue mais j'espère de tout coeur donner ma démission aujourd'hui, on est quand même le 4 juillet...
jeudi 3 juillet 2008
Le parapluie.
La pluie tombait régulièrement sur les feuilles. Le son de l'eau qui s'écoulait lentement et tout aussi régulièrement dans les caniveaux était rassurant. Elle aimait aussi le bruit des pneus trempés sur la chaussé qui venait casser ce rythme trop régulier. C'était stimulant.
Elle avait laissé la porte grande ouverte pour garder cette odeur mouillée et le vent frais entrait en frolant les rideaux de l'appartement. Elle avait un peu froid. Pourtant, elle restait là, à observer le traffic sous cette pluie matinale, appréciant la brise qui venait durcir ses mamelons sous son t-shirt trop léger. Elle y prenait plaisir.
Dans toute histoire, à travers les descriptions, vient un moment où l'on voudrait savoir pourquoi le personnage se trouve là, et bien pour aller droit au but, cher lecteur, cette jeune demoiselle attend.
Elle attendait. En espérant s'hypnotiser dans l'instant présent, elle échouait sans cesse. Ce moment qui aurait pu être si joli s'il s'était arrêté juste avant était à présent gaché par ses éternels balancements entre un passé et un futur. Tout deux hors de contrôle. Comme ce frisson qui lui traverse le coprs quand elle se rappelle leurs nuits d'amour. Elle oscillait entre les deux, oubliant ce qui l'entourait, puisque trop fade pour se comparer à un souvenir embellie par l'attente. Le monde se déroulait devant ses yeux, à une vitesse folle, et parfois elle se réveillait en sursaut pour s'apercevoir que sa vie passait, et qu'elle ne faisait que sauter d'une semaine à l'autre sans autre but précis que d'avancer plus vite vers cette journée convoitée.
Dehors, la pluie s'intensifiait et les passants, aussi inutile que cela puisse paraître, défilait sous leur parapluie coloré. Quand on y pense, rien de mieux qu'un parapluie pour se créer un univers à soi. Elle les observait, convoitant leur bulle, enviant ceux qui s'y baladait à deux. Et ne pouvant être contrée, l'attente reprenait de plus belle. Un jour, elle aurait son parapluie avec lui.
Maintenant que nous savons qu'elle est en train d'attendre, une autre question s'impose. Pourquoi ? Voyons voir...
Elle n'attendait qu'un signe de sa part pour se fixer, éclairer ses idées à elle, incapable qu'elle était de se jeter à coeur perdu dans une relation ou d'en ressortir avant que l'autre ne l'entoure de sa réalité. Mais, il ne répondait pas et elle comptait les secondes, les goutes de pluie, les grains de poussière, et son désir grondait.
Un éclair de lucidité aurait pu la frapper à cet instant même mais je crois que c'en aurait été trop pour elle. Je me dois donc de vous expliquer ma théorie.
Peut-être qu'un jour, elle avait eu un parapluie. Peut-être qu'elle l'avait égaré, inscouciante qu'un jour, des mauvais temps couvriraient son monde ensoleillé. Peut-être qu'ensuite elle avait fait un bout de chemin, s'abritant ici et là, pour un jour arriver près de lui.
Et selon moi, ce qui arrive ensuite est d'un classique tel qu'il me répugne de sauter dans toutes ces flaques de clichés en vous les racontant. Mais c'est tellement beau que... bon voilà.
Sous ce parapluie, ils se sont embrassé, puis sont devenu charmant et charmée. Ils se sont aimé sans trop se poser de questions et tranquillement, il lui est entré dans la peau.
Pour revenir à notre point de départ, l'ombre au tableau se profile, quelques nuages, et 90% de probabilité d'averses. Un seul parapluie c'est bien beau pour deux, mais la distance, les aléas de la vie et le prix de l'essence séparent nos deux amants. Elle se retrouve donc expulsée du-dit parapluie.
À attendre...
mercredi 2 juillet 2008
À la carte.
Des petits problèmes
des tempêtes de l'âme
et de la mesquinerie.
J'ai péché par accès de
naïveté, mon trésor.
mardi 1 juillet 2008
Violence.
Que l'ennuie s'infiltre en moi, par tous les pores de ma peau, mes narines, mes ongles, mes yeux, jusqu'à ce que cette envie de violence me revienne. J'ai fait mes boîtes et je suis venue te rejoindre, Montréal.
Depuis un moment, j'ai envie de me perdre dans ton coeur, de descendre plus bas, de sombrer en toi, Montréal. Malgré ma peur, approche le moment où le fracas sera inévitable, je sortirai à ta rencontre, pour jouir de toi, pour réapprendre à t'aimer.
dimanche 29 juin 2008
Suivre l'étoile ou « Le début de la fin.»
Je n'ai jamais eu envie de faire ce travail-là de toute façon. Je n'ai jamais eu envie de faire ce travail-là de toute façon. Je n'ai jamais eu envie de faire ce travail-là de toute façon.
Je m'étais dit qu'en le répètant, j'aurais pu me convaincre, peut-être. Je me suis dit que j'allais éviter d'être triste, que j'allais m'en sauver d'avoir à faire mon deuil de ma routine, que j'allais me sentir libérée et forte, courageuse.
Je suis lâche.
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J'aimais ce travail, j'en étais amoureuse, au point d'en être dépendante. Deux fois. Deux fois, je l'ai quitté en me disant que c'était fini, outrée lorsqu'il m'a murmuré à l'oreille : « Je te jure, tu vas finir par t'ennuyer.» Comme à un commandement, j'ai obéi. Et je me suis ennuyée.
Je suis revenue.
La première fois un peu sur la pointe des pieds, un peu réticante. Je l'ai quitté pour le premier boulot venu.
La deuxièment fois, comme un malaise, tu avais besoin de moi et moi de toi. J'ai voulu y mettre des conditions, tu as fais la sourde oreille. Tu as posé les tiennes, j'ai accepté, un peu à contrecoeur, en sachant que ce n'était pas tant la demande elle-même plus que la peine de savoir que tu avais besoin de la formuler. Trois mois, m'as-tu demandé. J'ai dit oui, promis, je reste au moins trois mois.
En terminant les cours, j'ai réalisé que je m'étais ré-habituée à toi, que j'étais confortable, comme un vieil amour, attirant parce qu'on est en terrain connue. L'attrait de la routine face à l'inconnu. J'ai craquée, et j'ai choisi de rester plus longtemps. *
Je me suis bercée d'illusions pendant quelques semaines. Je me suis endormie, peu à peu, dans tes bras chaque jour, j'ai senti le poison de la dépendance couler en moi.
Je crois que l'intoxication m'a réveillée. Mon corps et mon coeur se sont révoltés en bloc pour me dire que j'étais en train de me tuer, lentement, j'ai laissé mon âme rouiller.
Je ne chante plus sous la douche.
Je n'arrive plus à manger le matin.
J'ai mal au ventre.
L'amour ne fait pas mal, c'est l'absence d'amour qui blesse. (Citation dont j'ai, honteusement, oublié l'auteur.)
Trois mois. J'ai doublé le temps que tu espèrais de moi, et ça ne sera jamais assez.
Que dire de plus ? On a eu nos beaux moments, j'ai cru que ça marcherait, que c'était différent. Si les gens ne changent pas, alors le travail non plus. N'empêche que tu vas me manquer, pourtant, cette fois, de ce nouveau vide va naître quelque chose de beau. J'en suis sure.

* : Je crois bien, en y repensant, que ça été le début de la fin. C'est dur de renier un rêve. Ou de croire qu'on le fait. La fin elle, n'est pas encore complétée. J'y reviendrai.
mercredi 25 juin 2008
J'sais pas ou «L'attente»
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Présent : ayoye !
Moi : Ah, euh... Scuse... Je peux mordre un peu moins fort ?
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mardi 24 juin 2008
Les femmes sont comme ça.
Résumé de mon incompréhension face à la vie.
Père : Il y a des choses que tu as a apprendre encore de la vie.
Moi : Toi aussi.
Père : Ben là je crois que j'en connais plus que toi.
Moi : Ça dépend sur quoi.
Père : Sur tout. Manque pas de respect s'il vous plait.
Moi: Bon, et bien je vais aller manquer de respect ailleurs.
Père : Je peux te faire la leçon et te conseiller sur plusieurs chose de la vie.
Moi : Bravo, ça te sert pas à grand chose de me faire la leçon. Je me débrouille. J'aimerais ça avoir un exemple à la place.
Père : Penses-tu tout savoir toi ?
Moi : Non justement, je cherche... comme tout le monde.
Père : C'est ça, moi j'ai acquis une certaine connaissance, plus que toi.
Moi : Moi je trouve que c'est pas mature de se vanter de ses connaissances à quelqu'un qui a 20 ans de moins.
Père : C'est moi qui t'aies montré ce que je sais de la vie.
Moi : Oui, ce que tu sais. Et moi j'apprend ce que je veux savoir. Et je continue à apprendre.
Père : Justement, élargis ton champs de connaissances.
Moi : Pourquoi tu dis ça...
Père : Ben là tu essaies de me faire la morale.
Moi: Oui. Pis tu le prends pas parce que je suis plus jeune.
Père : Ben justement, je sais ce que je veux plus que toi.
Moi : Et moi je sais que ce que tu veux c'est pas ça que je voudrais. J'essaye juste de comprendre la différence.
Père : Tu vas comprendre mieux tout sa plus tard. Toi c'est toi, et moi c'est autre chose.
Moi : Arrête donc avec tes «Tu vas comprendre plus tard»... heille, j'ai plus 12 ans. Je suis capable de raisonner en adulte comme tout le monde. C'est pas que je comprend pas...
Père: Ben faut ouvrir ses oreilles et être à l'écoute dans ce temps là.
Moi : ...mais y'a personne de parfait donc toi non plus que je sache et même si je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis, je ne suis pas en train de manquer de respect ou de t'accuser ou ... anyway.
Père : Ma fille.
Moi : J'tannée.
Père : Quelle période du mois là.
Moi : T'es pas drôle. Merci moi aussi ça va, en passant.
Père : Excuse-moi. Raconte moi ton voyage.
Moi : Ben là laisse faire, c'est pas le temps. On en reparlera.
Père : Tu te sauves.
Moi : C'est ça. C'est jamais toi.
Père : Tu fuis.
Moi : Non, j'me protège.
Père : Non, c'est pas le cas en ce moment.
Moi : Ben continue de le penser, après ça vient me dire que c'est moi qui écoute pas et qui comprend pas. Toi tu m'écoutes pas non plus.
Père : Les femmes vous êtes faites comme ça.
Moi : Ça doit être ça.
Père : Oui.
Moi : M'en va aller faire la femme ailleurs. Bye.
Père : xxxx
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Et ma santé mentale dans tout ça ?
Liberté + Inconnu = Peur ?
Et la liberté. De choisir.
On paye trop cher ce qu'on croit ne pas tenir entre nos mains.

.
À l'intérieur de moi ce vide. Je tend l'oreille, je tente d'écouter, en vain, une voix que j'étouffe depuis trop longtemps. Elle se tait, probablement en train d'attendre que je lui demande pardon.
...
Je suis désolée.
...
Toutes ces voix qui argumentent dans ma tête en espèrant avoir raison. Et dans mon coeur, un silence lourd à porter si ce n'est des rares mots qui tombent de mon stylos.
.
Je dois retrouver la foi.
lundi 23 juin 2008
dimanche 22 juin 2008
Ce matin-là
Si je m'étais levé avec une idée de ce qui allait ce passer, je serais allée me coucher en position foetale dans ma douche dans le but de ratatiner assez pour manquer ce coup de fil.
Mais ça n'a pas été le cas.
Assise devant un ordi qui plante encore pendant que j'essaie d'installer un programme piraté pour la énième fois, je note que l'heure avance trop rapidement vers le moment où je vais devoir aller travailler.

DRING.
Conversation qui s'abat sur moi comme une averse. Avec possibilité de nuage sur ma tête pendant un temps indéfini.
Et dans ma tête une petite fille qui se demande: Papa, pourquoi tu pleures ?
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crédit image: http://www.sgeier.net/fractals/artwork.php
dimanche 8 juin 2008
Question.
Ah... c'est la même chose ?
jeudi 29 mai 2008
Ménage de printemps - Prise 2 ou «La bicyclette»

Je lui en ai voulu longtemps, à cette bicyclette. De toute la place qu'elle prenait sur mon balcon et dans ton coeur.
De cette liberté qu'elle t'offrait que je ne pouvais comprendre puisque j'avais juré de ne plus remonter sur de type
d'engin depuis que j'avais perdu le contrôle du mien, il y a presque 8 ans de ça.
Je lui en voulais d'autant plus que j'en avais peur. Peur de cet objet inerte qui prenait vie lorsque tu t'y assoyais pour
parcourir la ville des heures durant, sans revenir. J'aurais dû me méfier.
Dégonfler ses pneus ? Je ne sais pas ce que j'aurais bien pu faire pour éviter que cette journée là, je me retrouve
seule sur ce même balcon, à te regarder descendre les escaliers avec cette foutu bicyclette. Je ne sais pas non plus pourquoi je n'ai même pas bougé quand je t'ai vu, une fois en bas, te retourner une dernière fois, puis enfourcher ta
monture pour disparaître au détour d'un mur de briques. Cette fois là, tu n'es pas revenu, tu m'avais prévenue.
C'est vrai que j'ai pleuré, pas comme dans les films, j'avais le coeur trop serré pour qu'une larme ne s'évade jusque dans mes yeux. Pendant plusieurs semaines, j'ai couru jusqu'au balcon au moindre bruit, dans l'espoir que ce soit toi. Tu n'es pas revenu. Même si je déteste toujours autant les bicyclettes, j'ai fini par comprendre.
J'en ai mis du temps.
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image : http://artfiles.art.com/images/-/Miguel-Dominguez/Bicyclette-Est-Print-C10310423.jpeg
mardi 27 mai 2008
jeudi 22 mai 2008
Journal d'une plante.
Corbillard de naïveté,
Sur la rue de MONTLIEU, une fille en descend.
Sereine, confiante, suspecte.
Sur la rue de MONTLIEU, une porte s’ouvre
Sans grincer…
Sur la rue de MONTLIEU, une porte se ferme,
Interdiction de regarder,
Sinon pour la fouine, sinon pour le prisonnier.
Sur la rue de MONTLIEU, une transaction se joue.
Des millions à petite échelle, payez comptant, livraison immédiate.
Sur la rue de MONTLIEU, des vêtements qui glissent.
De trop ajustée à si peu vêtue, la peau de l’une se tend, l’autre se dresse.
Sur la rue de MONTLIEU, une porte s’ouvre et se referme…
Derrière moi, j’y ai laissé…oh vous savez…
Et tout ça pour un mois de loyer.

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Image : http://laclairiere.site.voila.fr/Images/Atelier/Loth.jpg
jeudi 15 mai 2008
Ménage de printemps.

mercredi 14 mai 2008
J'ai peur.
lundi 5 mai 2008
Papillon
C'est drôle embrasser un papillon. Ça chatouille.

