lundi 15 février 2010

Karma.

Je te hais.

Je te hais de te désirer autant, de sentir ce vide, de ne penser à rien d'autre que ta bouche et tes mains sur mon corps et puis à soudain être prise d'une envie folle de revenir en arrière, de tout nier, de me manquer de respect juste pour pouvoir jouir de toi encore et encore, les touches du piano froid étampée sur mes fesses en souvenir de la plus belle musique qui m'ait été donné de partager; concerto de gémissement en Do#.

dimanche 14 février 2010

Rosecoeur

Et si l'amour tourne en rond comme un tigre en cage, laissez le sortir je dis, ne l'enfermez pas, même s'il n'est pas réciproque, élevez vous au dessus de la douleur, mangez-la, brulez-la, chantez-la. N'en faite pas un boulet à trainer dernière vous, que l'amour vous donnez des ailes, célébrez votre capacité à aimer aussi fort.

Cessez d'espérer, l'espoir empêche de guérir, protégez ce que vous avez de plus précieux à offrir, prenez la première bouchée. Et plus que tout ne vous arrêtez jamais d'aimer.

mercredi 10 février 2010

Du haut de mon vertige.

Je suis malade, le monde tangue. Perte de sensation du coté droit, vertige, vertige. Je tombe, les murs se déplacent sans moi, je reste au fond du lit, pétrifiée. À me demander pourquoi mon corps à moi me parle aussi fort alors que les autres restent debout dans l'adversité, comment j'en suis arrivée à ce mélange de culpabilité et de soulagement.

Comment j'en arrive aussi à comprendre rapidement, à me relever, à poursuivre. Mon coeur ne cesse jamais vraiment de battre même quand il rate un coup parce que je croise ton regard.

La victoire sur soi-même.

Sempre, sempre, sempre... ?

vendredi 5 février 2010

Don't say that you don't

C'est mort. J'ai pleuré.

Devant témoins. M'ont dit de me relever. On verra bien.

L'amour ne fait pas mal, c'est le manque qui blesse. Les mensonges. C'est fini.

vendredi 22 janvier 2010

Ça

La jalousie m'étouffe et c'est laid. Sais pas trop quoi en faire. C'est vicieux, ça mord quand on ne s'y attend pas. Envie de détruire tout ce qui me vole son attention, tout ce qui le touche, tout ce qui fait qu'il n'est pas avec moi.

Jusqu'à ce que ça me bouffe.

mercredi 23 décembre 2009

Songes

Je me demande où tu es, où vous êtes, ces sombres qui m'ont marquée chacune à leur façon. Dans la chair et l'esprit, sournoisement, sous la peau, jusqu'à impossibilité d'oublier. Les yeux qui jouent de mauvais tours, le coeur qui s'arrête au détour d'un profil un peu trop familier qu'on sait hélas étranger. Je me rappelle la douleur, je me rappelle les rires.

Et ces moments où mon souffle court cherchait l'air de rien à rattraper tous ces instants en filature.

J'imagine que j'ai juste disparue dans un coin de ton imagination, j'ai peut-être été décevante, je me juge si sévèrement parfois. Je me demande quelle était la raison... de tous ces abandons.

mardi 24 novembre 2009

Atto d'amore

"I think I love you"

Elle avait dit ça d'un souffle, dans un murmure grave, et s'était tue. Elle retenait sa respiration et le regardait d'un air désolée, l'air de vouloir dire " Je savais que ça viendrait, j'ai pas fait exprès je te jure". L'air d'une gamine prise en faute, qui admet son larcin en se disant qu'on la pardonnera plus facilement.

Ses pieds qui se balançait sous la chaise, une mèche sur l'oeil qui ne voulait jamais rester derrière son oreille, elle fixait le plancher et lui la regardait attentivement.

Il aimait ses yeux brillants lorsqu'elle parlait d'à peu près tout, surtout en parlant de rien, lorsqu'elle riait. Il aimait la pointe de ses seins lorsqu'elle se cambrait pour qu'il l'embrasse, la douceur de sa peau et la chute de ses reins. Il aimait sa voix, lorsqu'elle chantait et lorsqu'elle gémissait de plaisir dans ses bras.

Il ferma les yeux un instant pour bien y penser. "I love you Sophia" Il ouvrit les yeux.

Elle n'était plus là.

mardi 17 novembre 2009

L'idée que je me fais d'un amant.

Assise sur tes genoux, je parle candidement. Tu m'écoutes. J'ai les yeux grand ouverts sur toi, je me sens bien. Je t'embrasse, on rigole.

C'est un secret.

vendredi 13 novembre 2009

Contraste en ce vendredi 13.

Le coeur qui brûle et qui avale tout, du plomb aux commissures des lèvres, le sourire impossible, la bouche qui traîne par terre. L'envie sourde de s'endormir, de boire tout l'alcool de la ville, de décoller, de s'engourdir de sexe.

Et puis au détour d'un sourire sur St-Denis reprendre espoir l'espace d'un moment, les dents fières, le regard perçant, avancant le coeur flottant sur ces notes féériques qui emplissent l'air de la station Berri.

Merci à vous deux, Monsieur le camelot et Monsieur le chinois qui jouait de la flûte traversière: vous avez fait ma soirée.

mercredi 21 octobre 2009

And it hurts with every heartbeat. - Robyn

Maybe we could make it all right
We could make it better sometime

Maybe we could make it happen baby
We could keep trying
but things will never change

So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back

Just a little, little bit better
Good enough to waste some time
Tell me would it make you happy baby

We could keep trying
but things will never change

So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back

We could keep trying
but things will never change
So I don’t look back

Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back

And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
It hurts wïth every heartbeat

jeudi 15 octobre 2009

Insoutenable légèreté.

Son corps frémi sous mes doigts, caresses douces faites du bouts des ongles seulement. Exploration nocturne, il fait froid. Dans ma tête, les notes du piano, gelée sous mes doigts, dansent en murmurant son nom. Je soupire, ses bras autour de mes épaules, qui me serre pour étouffer les tremblements, je m'y sens en sécurité mais ça me donne envie de mordre en même temps.

Tant pis, on verra tout ça plus tard, une fois les chandelles éteintes, mon nez dans son cou y restera pour la nuit.

mercredi 23 septembre 2009

J'essaie d'écrire, en vain. Je suis fébrile. Encore. Les coïncidences défilent et ce matin, je me suis réveillée, effrayée. Et si tout allait trop vite ?

Je me sens avancer, emportée par un tourbillon géant, et j'ai peine à dormir le soir tellement je tourne dans ma tête, tellement je vois les prochaines étapes, les prochaines idées et ce qui me fait le plus peur...

C'est que je n'en vois pas la fin.

Miroir


Je suis passée de l'autre coté, je la vois, elle me sourit.

lundi 21 septembre 2009

De retour.

Je ne suis pas
morte,

seulement essouflée.

Un papillon est
passé,

j'ai couru longtemps.


De retour dans mes
souliers,

un sentiment étrange.

De ne plus être la
même,

celle qui souriait au vent.

samedi 27 juin 2009

Et juin a filé...

avec mon sourire et ma vie. Tellement, tellement vite. J'ai pas compris sur le coup, je me suis demandé si c'était ça le temps qui passe et la vieillesse. Moi qui commence à ricanner à voix haute et à me parler toute seule, me coucher épuisée, me réveiller épuisée, et sourire tristement.

Puis au détour rencontrer la vie, celle qu'on voulait, celle qui espère, qui fait croire, qui nous rend à nous même.

Et derrière tout ça la peur gluante qui ne part pas même sous la douche parce qu'il fait trop chaud de toute façon.

dimanche 31 mai 2009

Un espace où l'on s'oblige à jouer, pour mieux apprendre à se maîtriser. Le contrôle pour seul réel amant, malgré la quantité de corps qu'elle rencontre. Le jeu de l'amour, l'amour du jeu. Et dans son lit, jamais de larmes. Un peu de solitude mais le sentiment grisant de vivre jusqu'au bout de sa folie.

dimanche 24 mai 2009

La liberté...

Vous avez peur de moi parce que je suis libre.

Libre de vos carcans étroits de bonnes familles, libre d'interdits associant la peur au danger.

Vous dites que ce que je fais est mal, vous dites que je vais me bruler. Vous dites que ça ne durera pas, que forcément ça ne finira pas bien tout ça.

Vous m'enchainez à l'arbre pourtant, je vous jure, je grimperai tout en haut et elles, les chaînes, retomberont sur vous.

JE ME RIS DE VOUS.

Des questions comme d'habitude.

Combien de temps avant que mon écriture devienne régulière ? Combien de temps avant que je cesse de bloquer ce qui se terre au fond de moi ? Combien de temps avant que je m'accepte, que je m'aime, que je m'assume ?

samedi 9 mai 2009

J'ai grandi trop vite.

Peux-tu me maquiller en princesse, s'il-vous-plait, Madame ?

vendredi 8 mai 2009

J'ai perdu mon innocence.

Les textes que j'écris ne sont plus légers, je les ai enterré ailleurs.

De la vrai lourdeur, tu sais, comme celle que l'on buvait ensemble.

Le rire que j'émets ne semble plus flotter dans l'air, je l'ai laissé se casser sur les murs.

Comme du vrai verre, tu te rappelles, celui que je lançais dans la rue.

Mon regard n'est plus aussi docile qu'avant, il fuit vers les coins.

Comme de la vrai douleur, qu'on veut cacher.

Avant je croyais que le monde était beau, maintenant je le sais. Et ça fait mal.

samedi 14 mars 2009

extrait.

et pis tu découvres c'que c'est qu'la solitude ma fille.
un gros trou en dedans et puis t'auras beau manger autant que tu veux ou prendre le premier homme qui passe pour le remplir,
à la seconde où tu te remets à respirer la douleur reprend.

j'ai pas trouvé rien au monde qui a réussi à chasser ça pendant ben ben longtemps.

vendredi 13 mars 2009

Confession d'une tricheuse.

Je n'accepte pas mes passions, mes goûts, mon apparence, mes réactions, ce que je pense, ce que je suis.

En douce, j'essaie de les refiler aux autres pour les observer, "voyeurer", disséquer, contredire, et puis finalement, peut-être, accepter.

Je fais tout à l'envers.

Dans ma terreur que l'autre s'en aille, chaque moment de franchise est une bombe qui vient faire éclater mon chateau de carte. Je m'aperçoie de la fragilité de mon monde, que je confie aux autres avec insconcience.

S'ils savaient comme c'est lourd.

J'en ai marre de porter un monde imaginaire sur mon dos. La carapace se fissure, faites gaffe aux jets de pressions.

Je suis désolée d'avance si je suis méchante avec vous, c'est que je vous aime.

jeudi 12 mars 2009

sans voix.

Envie d'écrire ces mots qui me reste coincés au fond de la gorge. Ceux que je ne me permet pas de dire. Ceux qui sont trop vrai, trop quétaine, trop sérieux ou franchement trop léger pour que je les laisse en liberté et que les gens puissent voir mes petits travers.

Je pratique l'Excès controlé.

Je ne sais plus à quel moment ce merveilleux piège s'est enclenché sur moi. J'ai décidé que je serais parfaite, oui oui. Mais pas de ces Miss Parfaite insipide dont ces messieurs se lasse après y avoir goûté. Non. J'allais être indépendante, cajoleuse, bouleversante, intense, enjouée, boudeuse... La liste est longue. Pour chaque caractéristique, je trouvais un moment approprié pour l'employer.

Grisant. Comme conduire un véhicule à une vitesse folle en dérapant dans la neige pour finalement s'en sortir indemme. Si je m'en suis sortie aussi bien jusqu'à maintenant, certain n'ont pas eu cette chance.

J'ai souvent éjecté des passagers en cour de route.

Mon but n'a jamais été que vous m'aimiez. Je n'ai jamais voulu que vous contrôler.

Et puis, quelqu'un s'est planté au milieu de ma route et j'ai fait un croche pour l'éviter; Je suis rentrée dans le mur.

Ce jour là, tu m'as sauvé la vie et je t'ai laissé faire.

lundi 9 mars 2009

L'idiot moderne.

Vous n'y faite pas attention et déjà, il vous ravie votre joie de vivre et vos rêves si vous n'y prenez garde. Il use d'une forme absolument perverse de destruction, il s'attaque nonchalamment à ce qui vous tiens le plus à coeur. Vous lui répondez, il se rebiffe, vous êtes coupable : Et oui, je parle bien sûr de l'idiot moderne.

Si vous le croisez, il sera évidemment for sympathique à l'approche dans le but de vous attirer dans son monde et d'utiliser votre énergie pour son passe-temps préférés : la dilapidation de vos ressources dans le but que vous ne le dépassiez pas dans votre développement.

Si par malheur, il s'aperçoit que vous êtes plus intelligent que lui, il fera tout en son pouvoir pour vous casser les pieds dans le but non avoué de vous "désinstruire".

Un indice majeur que vous vous tenez en présence d'un idiot : il connaît tout et peut tout faire mais si vous creusez un peu vous vous apercevez que tout le monde autour de lui semble être méchant, pas assez éduqué ou trop paresseux pour lui fournir l'espace vital où croître en toute quiétude et ainsi réaliser quelque chose.

ATTENTION : N'essayer pas d'éduquer les idiots. Ils se fâcheront et vous deviendrez le prochain méchant sur leur liste. Sous leurs airs naïfs, ils peuvent devenir vraiment dangereux s'ils se sentent menacé d'extinction.

Une technique se survie recommandée est d'acquiescer à presque tout ce que l'idiot dit, puis de feindre d'oublier ou d'être très occupé (tout en ne laissant jamais échapper aucun indice sur la complexité ou l'utilité de la tâche à accomplir). Faites attention, cette technique peut conduire à des fous rires tout aussi incontrôlables qu'inexpliquables à vos invités en présence de la personne concernée. Elle est aussi souvent accompagné d'une montée d'adrénaline puisque le risque que l'idiot se révèle plus intelligent que prévus et s'aperçoive du subterfuge est toujours bien présent.

Si vous connaissez d'autres techniques, je vous serais grée de me les faire parvenir au PC. ;)

Naufrage

Il part et je me noie de larmes. Je tente de les retenir mais voilà qu'elles roulent sur mon nez, entraînant tout sur leur passage. Je ne suis que boule d'émotion. Il n'est pas encore parti que déjà, il me manque. Est-ce mon incapacité à vivre dans le présent qui fait que je suis trop touché parce que ce que nous avons véçu et que je pleure déjà pour ce qui se produira ?

J'en ai marre d'entendre cette voix qui sonne faux dans ma tête. Celle qui ne donne jamais les bons conseils. Celle qui se réjouie de me voir pleurer et qui s'inquiète lorsque le bonheur reste trop longtemps à ma portée. Celle qui bousille tout.

Elle m'en veut de l'abandonner derrière moi, de ne pas lui faire une place dans mon monde. Celle que je veux laisser tomber est mesquine, braillarde, bornée et susceptible. Elle se plaint tout le temps. Elle veut que tout le monde l'aime alors elle fait semblant.

Il n'y a que toi qui semble parfois l'apaiser. Et puis, elle se surprend à sourire et comme pour se repentir, mord aussitôt la main qui la cajolait l'instant d'avant.

lundi 2 mars 2009

à quoi tu t'attendais ?

Quand t'es entré dans l'restau', y'avait pas grand monde. Deux ou trois alcoco' qui avait pas mieux à faire que de m'emmerder à 2 heures du matin, juste avant la fin de mon shift. J'ai eu à peine trois secondes pour me resaisir, mais je t'ai lancé un regard allumé juste à temps pendant que je disais : " Tiens v'la un nouveau, j'te donne une table proche du stage si tu m'donnes ton nom"

Bon c'était boiteux, mais t'as souris pour montrer tes belles dents pis sur le coup, j'me suis d'mandé c'que tu faisais icitte. T'as répondu : "Moé c'est Johnny, pis c'est tout', j'suis venu te parler ma belle Pauline"

Dans ma tête, ça spinnait pas possible, j'essayais de retrouver où j'avais pu t'voir avant, mais y'avait zéro souvenir qui me remontait pis c'était évident que t'avais pas mal de chance d'avoir eu mon nom à que'que part d'autre. Aussi vite que ça tournait, je t'ai répondu. "Alright, coco, c'est tout' ça qui disent, c'est tout' ça qui disent. J'ai ben hâte de voir c'que tu m'veux." Tu m'as fait un clin d'oeil comme pour m'rassurer que j'avais pas à être sur mes gardes avec toé Johnny.

Mais t'étais pas le premier spécimen que j'voyais tsé. J'en avais vu d'autre, comme y disent. Je t'ai rendu ton clin d'oeil pis j'me suis r'tourné vers le stage pour te montrer ta table pis aussi ben, pour te laisser deux secondes pour m'watcher ben comme 'faut.

T'es passé juste à coté de moé en m'frolant une fesse, pis j'ai pas pu m'empêcher d'avoir un frisson. J'me suis dit que tu savais surement c'que tu faisais alors que j'étais mieux d'avoir l'air pas plus allumée que d'habitude.

T'as sorti toute un pile de cash pis tu m'as r'gardé avec un air vicieux que j'avais vu ben trop souvent pour être impressionnée. Tu m'as fait signe de danser. J'ai penché la tête vers la clock sur le mur. T'as murmuré "Alright, je sais que ton shift fini bientôt, on ira jaser ailleurs." C'est à ce moment là que je me suis dit que t'étais soit complètement peté ou ben complètement débile. Dans un cas ou l'autre, t'avais du cash à me faire couler sur le corps alors j'm'en foutais comme de l'an 40, comme y dise.

J'ai dansé comme ça pendant une vintaine de minute. T'en avais surement pu beaucoup sur toé pis moé ben, j'commençais à être tannée, fak j'ai décidé que ça valait pu la peine. J't'ai dit que c'était la dernière parce qu'y fallait que j'aille commencer à fermer l'bar après.

Pas mal tout le monde était parti sauf Luc mais lui j'étais jamais capable de l'réveiller fak souvent y dormait dans batisse. On savait tou'é deux qu'y faisait exprès parce qu'y'avait nul part où aller. Je l'aimais ben Luc fak je l' laissais faire. Y dérangeait jamais.

C'est pas comme le feeling que j'avais à propos d'toé. J'sentais que t'allais m'faire du troub'. T'étais pas vieux, genre 27 ans, j't'aurais ben amené avec moé mais bon, à mon âge j'avais pu juste ça à faire courrir les p'tits jeunes. Tu m'as lancé un regard amusé, pareil comme si tu suivais mes pensées pis sur le coup, j'me suis dit que je devenais parano' et que c'était tout le temps ça le signal d'alarme.

Je t'ai foutu dehors comme tout le monde à 3h du mat'. Tu m'as suivi jusqu'à mon char pi LÀ j'ai commencé à m'énerver. J't'ai dit de faire de l'air. T'as dit : "C'est pas comme ça qu'on parle à des gentlemens qui veulent vous aider." Pis t'as sorti ton gun. Ah ben là cibouère, j'ai vu rouge. T'as pas vu mon pied partir. T'as même pas eu le temps d'enlever l'cran d'sécurité pis d'me trouer.

T'étais plié en deux à terre pis tu braillais de douleur, comme un gosse de 6 ans. J'ai ramassé ton gun avec mes gants pis j'ai signalé le 911. Juste pour être sure que t'allais pas rebouger encore, je t'ai donné un autre coup d'talons haut.

À ce moment là, j'me suis dit que c'était quand même parfait. J't'ai regardé pis t'avais perdu connaissance. J'ai sorti un petit sachet blanc de ma sacoche, tsé celui qui sert en cas d'urgence, pis je l'ai glissé dans ta veste. La police aime ben ça quand je leur apporte des p'tits délinquants dans ton genre.

J'les ai laissé t'embarquer Johnny pis j'ai eu le feeling que ça avait trop ben marché.

vendredi 27 février 2009

Un peu plus bas sur St-Denis

Du haut de mon bureau, la fenêtre qui finit de sécher, j'attends la fin de mon shift. Mes pensées voguent de mon décolleté à l'ordinateur, en passant par tout ce qui affiche l'heure. Je repense à ces petits moments, depuis hier, qui sournoisement ont commencé à s'infiltrer dans mon sang allergique à la routine.

Des moments de pur bonheur où je me surprend d'aimer ça. Où j'ai l'impression que j'ai donné un bon service et que le client est chanceux de m'avoir. Des moment où je repars en riant toute seule jusqu'à mon bureau.

Eh ben... on aura tout vu.

La rue St-Denis.

De la pluie, du traffic, de la pluie. De ma fenêtre, du gris, du brun, des arbres chétifs. On entend les voitures comme si on était dehors par je ne sais quelle propriété du son. Il y a aussi un passant qui gueule une vieille chanson. Sa voix craque. J'aime l'entendre même si je ne peux le voir. J'espère que les gens lui donnent de la monnaie, parce que lui, il se donne à eux à pleins poumons.

Je lui envie de l'amour, assise toute seule, rue St-Denis, à regarder la vie passer du haut de ma fenêtre.

dimanche 22 février 2009

J'en ai mis du temps.

C'est comme ça. On prend doucement ses rayons , et juste après il nous mord férocement laissant sa marque sur la chute de nos reins jadis un peu trop blanche. Le soleil.

C'est comme ça. On se prélasse sur la plage, on ferme les yeux et on se réveille à marée haute, embourbée d'algues, en recrachant l'eau trop salée qui séchera sur nos cheveux.

C'est comme ça qu'on apprend.

dimanche 25 janvier 2009

Comme des millions d'insectes.

Parfois je voudrais pouvoir fractionner ma tête, mon cerveau et ma pensée pour n'en garder qu'un petit morceau à la fois. Je n'en peux plus de toutes ces idées, ces rêves, ces inquiétudes qui tournent, tournent, tournent à n'en plus finir dans mon esprit surchauffé. Je suis angoissée de trop de questions.

lundi 29 décembre 2008

Le fossé

Je ne comprend plus ce qui m'arrive. Ces voix dans ma tête qui me crient de tout casser. Cette autre qui pleure qu'elle ne veut pas tout perdre, alors qu'elle n'a déjà plus grand chose. Et puis une toute petite, qui dit de continuer toute seule, que je ne dois pas chercher à les comprendre, ni à ce qu'ils comprennent.

Peut-être est-ce la plus sensée. Cela dit, j'ai peur... quand même.

Où es-tu ?

mercredi 17 décembre 2008

Appel

Comment se fait-il que le monde qui m'entoure devient subitement hostile. Je lutte contre d'anciens sourires amis, les portes claquent dans le vent en se refermant. Je suis désorientée, je m'effrondre.

Non, pas maintenant.

Je crie pour ne pas qu'on m'enterre vivante. Je ne suis pas encore morte.

vendredi 21 novembre 2008

Un sentiment qui me réveille même la nuit pour me hurler en pleine face que je suis lasse de tout et que ça ne sert à rien de croire.

Un pincement au coeur pour chaque sourire comme si je devais payer mon bonheur d'un peu de souffrance à chaque fois.

L'impression dégeulasse de tous leur mentir quand je vais bien.

dimanche 9 novembre 2008

L'appel de la lune.

J'ai perdu une soeur. La peine nous as éloignées, faute d'avoir pu se comprendre. La colère, les frustrations, le temps, les différences se sont accumulées pour devenir insurmontables. Enfin, j'ai cru.


Je me surprends à regretter ces mots que j'aurais voulu dire plus tôt.

jeudi 30 octobre 2008

Ma vie avant tes Je t'aime.

Il y avait cette fille. Je l'aimais plus que tout au monde. À la vie, à la mort. On s'est accrochée l'une à l'autre comme deux bouées pour ne pas couler. Je l'aimais à la folie. On était inséparable. Pour de vrai. Je n'ai jamais cru la violence, ni la peur qu'il y avait entre nous. Ni les fois où l'on s'est battue pour rire, mais que l'on se frappait pour vrai. Ni les moqueries, ni les silences menaçants, ni les sous-entendus blessants. Je n'ai vu que la joie, les joints, la rigolade, les promesses, les projets, la complicité, les quoi-qu'il-arrive-je-suis-là. Et je n'ai pas oublié. Je n'ai pas oublié le bruit de la cassure. Quand j'ai paniqué ces fois où la facheuse lui a refusé la porte. Quand les meubles sont devenus des armes, chaque mot des aiguilles et leur absence, un coup de masse. Quand j'ai fini par décrocher le téléphone en pleurant pour chercher de l'aide parce que son amour faisait mal.

Je n'ai pas oublié. Ce lien s'est brisé à force de tirer dessus, et pour s'en protéger, on ne l'a pas reconstruit. Avions-nous tort ?

Tu ne m'as jamais pardonné cet abandon, n'est-ce-pas ?

mercredi 29 octobre 2008

Voix qui crie dans ma tête.

«Mmm ça va.»

Malgré tout ce qui me tort le ventre.

«Oui, très bien toi ?»

Non non non non non non non, NON.

«Super.»

Étouffe toi avec.

Ainsi font, font font...

Trop de fatigue.

Comme un sac de plomb sur les paupières; une tonne de plumes sur le dos. Fardeau inhumain de l'ange échouée parmis les hommes. Chaque jour mon corps m'apparaît de plus en plus lourd à trainer. Un pas en avant, quatre en arrière. Je titube.

Le sommeil m'avale, me machouille et puis me recrache, encore plus gluante que la veille. J'étouffe un peu plus, ma respiration est difficile, je tousse le regard vide.

Je suis passée à coté de toi sans te voir ce matin. Ce n'est pas faute d'avoir voulu, j'ai si peu d'énergie que je me suis tournée vers l'intérieur. Je ne sais pas où je trouve la force de ne pas simplement m'affaiser sur le bord de la route avec un écriteau «ramassez-moi» autour du cou.

Les larmes sont ce qu'il me reste pour rire de ma faiblesse.

Ce soir, je suis restée à la maison.

La fatigue m'a volé la bataille, j'ai reculé de trois pas.

dimanche 19 octobre 2008

Ça va pas.

Ça va pas. Ça va pas.
Ça va pas.

Et ça ne mène donc nul part.

Où suis-je ?

vendredi 17 octobre 2008

Je savoure...

...d'avoir ce monde littéraire rien qu'à moi, de savoir que tu ne liras jamais assez vite pour rattraper ces boûts de vie que j'ai fait miens, ou même que toutes ces phrases ne t'intéressent tout simplement pas.

...j'évite ainsi que tu découvres l'imposture, la source intarrisable de mon imagination, les rêves de mon enfance, ces mots que je cris parfois, ces idées, ces personnages dans ma tête. Je veux être celle qui te les montre, si tu venais à les voir à travers tes propres yeux seulement, j'aurais peur de faire pâle figure ou que tu ne me vois en pièces détachées.

Et cette peur m'est insoutenable.

dimanche 5 octobre 2008

Crainte # 712

Comme un hameçon pris en travers de la gorge, je retiens un cri. Je rage d'être une lune en orbite autour de tes planètes. Un simple satellite alors que je me voudrais soleil. Deux géants-rois peuvent-ils cohabiter ou ne sommes nous pas déjà voué à une passion déchirante, voire impossible ?

Aveux.

Malgré ta franchise, malgré tes Je t'aime. Je ne peux m'empêcher d'attendre toujours un peu plus longtemps avant de te rappeler, juste pour voir.

Pour voir si c'est pas toi qui va me poursuivre cette fois, pour voir si tu verrais pas que j'ai encore besoin d'être rassurée, pour te laisser une chance d'être l'attaquant, pour m'apprendre à m'occuper de moi et à faire autre chose.

C'est peut-être pas des bonnes raisons mais c'est les miennes. Et pardonne-moi d'avance, je vais essayer de tout coeur de te cacher que je n'attendais pas ton coup de fil depuis la dernière fois qu'on s'est parlé.

xxx

Star Académie

Je leur en veux d'uniformiser nos rêves. Je les déteste pour ça. Vraiment.

vendredi 3 octobre 2008

Po-litico-ème.

Je rêve d'un pays où la liberté de penser sera assez respectée pour laisser une place à tout ces gens qui évoluent à leur propre rythme, conservateur ou pas. Je rêve d'un pays où le désir de paix sera poussé au point de porter des actions en sa faveur, sans pour autant fermer les yeux sur la guerre qui fait ravage. Je rêve d'un pays où les accents chantants d'ailleurs illumineront mes journées parce qu'on aura pris le temps de leur enseigner ma langue maternelle. Je rêve aussi d'un endroit en évolution, sur lequel on batira en prenant soins des traces que ceux qui sont passé avant nous on laissé, afin de mieux les transmettre à nos enfants. Je rêve de nature, de lacs, de forêt, d'animaux sauvages, de montagnes. Je rêve d'une entraide chaleureuse, entre des gens qui ne lutteront pas seulement que pour leur survie.

Je rêve de serenité, je rêve de border mes enfants le coeur léger, capable de vivre l'instant présent sans me demander si la beauté de ce monde sera encore là pour les émerveiller après mon départ. Je rêve d'avoir confiance.

Et si tout cela ne devait s'avérer qu'un doux songe, j'aurai au moins agis, fidèle à mes aspirations.

Se défoulationner tous les jours garde en santé.

Jesuismalade,j'aimalauxdents,lagorgemebrule,mespiedssonttellementlourdsettoutbourdonneautourdemoi.Lajournéeaétésilonguesanstoietj'auraisvoulupouvoirteserrerdansmesbrasàlafindelajournée.Cesjoursdeplussanstevoirmeparaissentsilong,troplongmême,assezlongpourquemonmoralseminedepenseràtoutescesheuresquis'écoulesansquenosbouchesseparlent.J'aimalàlatête,lenezmepique,j'aienviedepleurer,derâler,dechialer,defairetouslestemps.Jevoudraischanter,mereposer,voyager,errersansbutavecunsacàdoisavecpourseulbutderencontrerdesouriressurmaroute.Jem'ennuie,jetourneenrond,j'aienviedecaressessurmescheveuxetd'unecouverturechaudesurnospiedsdevantunfilmquétaine.Monbossm'énerve.Machambreestàl'envers.Lavaisselletraine,j'suistannéeestid'colissdetabarnak,j'aijusteenviedesacrerpendantdesheures,decrachermonvenin,demordre,dedirelecontrairedupremiervenu,del'offenser,deprovoqueruneguerre,delarégler,demeprendreunouplusieursamantsetdeleslarguerpournegarderquetoiàmescotésparcequetumefaissourirequandtoutvamaletquejenefaisquegueulersurunmondequinem'écoutepasvraimentparcequedanslefondtoutcequej'aienviededirec'est:occupez-vousdoncdemoi...

jeudi 2 octobre 2008

Mmm?

C'est quand j'ai plein de choses à faire et que j'essaie de me concentrer sur autre chose que je pense à toi. Et à ce moment là je me demande comment était ma vie avant que tu ne deviennes le soleil de ma tête. Je tourne autour de toi et ça m'étourdi.


J'ai peine à me rappeler qu'il était une époque lointaine où je ne connaissais pas ton existence.

Vomissures.

Les mots j'en mange. Je dévore des livres comme d'autres du pain au chocolat. Je souris la bouche pleine dans le métro; Je le sais que vous m'avez vu. Avouez donc. Quand je suis en phase boulimique, je peux lire (voire manger) 1 ou 2 livres par jour. Je vous jure, demandez à celle qui vit avec moi si vous ne me croyez pas. Durant ces "phases", je m'éloigne, comme dans un autre monde. Je cesse de m'alimenter, du moins, en apparence humaine et je me cloître dans ma chambre. Ah ! Certains diront que c'est de la paresse. Moi je vous dit que c'est indispensable à ma survis. Et ce n'est pas facile, parfois les phrases me restent au bord de la gorge, comme un trop-plein d'émotion qu'il faut tout digérer en même temps. Parfois, je pleure aux éclats, je braille de rire. Et vous ne voyez pas pourquoi. Je sais.

Et puis vient le silence. Le moment où je ne peux plus lire un mot de plus, sinon j'éclaterais. Je dors des jours durant, je rumine les dernières lettres ou un coin de page. Ma léthargie inquiète, bien sur, mais elle ne passe que trop rapidement à mon goût. Que voulez-vous, le temps presse.

Ensuite, les mots s'impatientent. Ils tapent, gratte et fouille. Ils remontent en bouillonnant jusqu'à ce que je n'aie d'autres choix que de vous les recrachez, chers lecteurs, avec dégoût parfois mais toujours avec soulagement.

Alors, que je vous entende encore une seule fois me dire : que tu as de l'imagination !

mercredi 1 octobre 2008


Les vagues n'arrêtent jamais, la tempête se calme, puis reprend de plus belle. J'étouffe. J'étouffe sans tes bras qui me serre comme la terre retient la mer. Je m'éparpille sans toi pour me contenir, sans ton air qui ne brule pas mes poumons. Je voudrais me rouler en boule contre toi et sucer mon pouce comme une enfant.

Les joies quotidiennes.


La bombe


Mon nouveau gérant : En passant, peux-tu essayer de ne pas chanter quand tu es à la caisse ?



La réaction

Hum... est-ce que je lâche ma job ? Non... quand même. Mieux vaut attendre et l'affronter. Mais... ah et puis, je pourrais lâcher ma job et aller chanter ailleurs. Ceci dit, je vais quand même attendre.

Tout ne tiens qu'à si peu...

---

---EDIT: en plus c'était : Give peace a chance !---

mardi 16 septembre 2008

Petit soldat de bois, petit soldat de blomb.

Si tu savais comme je t'aime,
petit soldat de bois,
si tu savais comme ta peine me fait mal,
je crois que tu pleurerais autant que moi.

Ta voix enjouée me crève le sang,
je glisse sur les notes,
comme on rempli un cahier,
je pleure le sort qu'on te réserve.

J'espère que tu lui donnes de l'amour
à notre petit soldat de plomb
il t'aime lui aussi, ne lui en veut pas
s'il pleure autant que moi.

Je me glace de l'entendre si las,
c'est dur à l'oreille, un soldat triste,
on lui a pris ce pour quoi il luttait,
ne lui fait pas faux bond, petit soldat de bois.

J'ai mal à votre contraste, mon amour,
toi si pur et si haut, lui qui touche au fond,
et moi qui pleure, petit soldat de bois,
dans l'espoir qu'à ton tour qui vient tu flotteras...

lundi 1 septembre 2008

Confession.

J'aurais aimé rester au lit jusqu'à midi en paressant, pour le simple plaisir de me coller contre toi. Ça aurait suffi à calmer mes angoisses et mon envie de me lever pour me trouver quelques choses à faire. J'aurais aimé ça.

J'aurais voulu que tu sois là pour me rassurer de te vouloir près de moi, pour que j'arrête de penser aux yeux de cet inconnu qui m'ont troublée plus que je ne vais l'admettre à qui que ce soit.

J'aurais aimé que tu prennes ta place auprès de moi, pour me sauver de m'inventer des amants qui n'ont plus des visages aussi inconnu qu'avant. J'attend le souffle court, je cherche une issue qui m'empêcherait de glisser dans cette trape qui s'ouvre devant moi.

Chéri, je n'ai pas touché sa peau mais si je n'y ai pas pensé mille fois depuis hier soir, je n'y ai pas pensé du tout.

jeudi 28 août 2008

Citation en deux temps.

Je suis tellement, et de loin, tellement plus intéressante lorsqu'on ne me connait pas.

**

C'est sur. Y'a juste les fuckés qui ont envie de faire des casses-têtes 3000 morceaux, et y'as juste les pires qui en viennent à bout. Les autres font juste se dire : «Heille hen, ça doit prend du temps mais maudit que c'est beau!»

**

Merci, pas d'autographe.

samedi 23 août 2008

Freaking out.

Je suis seule dans mon appartement avec un écriteau qui me confirme que je vais l'être jusqu'à mardi ou mercredi. J'écoute de la musique pop pour m'empêcher de hurler et je souhaite entendre ta voix ou sentir ta peau sous mes doigts en me disant que c'est réel, que tu es là, devant moi. J'ai mal à ma solitude. Elle me ronge. Je n'en peux plus du soleil, de l'ivresse, des gens souriants et de mon coeur vide. Je veux que quelqu'un me prenne dans ses bras et me flatte les cheveux. Je suis triste.

C'est tout.

vendredi 22 août 2008

Censure ?

Le soleil plombe, et dans le sable, des chaises, des filles en short, des couples, des hommes. Ils sont beaux. L'alcool glisse doucement dans mes veines, l'ivresse est subtile, mais comme une vieille amie, toujours présente en cas de besoin. L'air surchauffe. Les tambours raisonnent. L'ambiance est bonne. J'ai envie de mains sur mes hanches et de baisers brulants dans le cou et ailleurs. Et au travers de tout ces corps que je convoite, c'est toujours à toi que je pense. Tu ne sais pas ce que tu manques car quand je rentre après une journée de travail, c'est encore toi que je veux. Et je te veux maintenant.

vendredi 15 août 2008

Essay


She was siting on her wooden chair, gazing an obscur spot on her room's white walls. She would never admit she was thinking of him again, nor she would agree on the fact that waiting for his call at this time of the night was not only foolish but nearer to something more frightening, something closer to madness.

Still, she was. Perhaps if that would have been the only thing she was yearning for, she could have coped with it. But there was another call she was awaiting, and since she couldn't rely at all on her reason at this time of the night, there were only faith and prayers left in her fussy mind. And those, as proven many times before, weren't making a good blend.

Some would have said she was just...

--
To be continued...

lundi 11 août 2008

Prière.

S'il-vous-plait, faites que ça fonctionne. Protégez-moi de mon perfectionniste qui me gruge et me juge indigne des miracles de la vie. Aidez-moi à rester authentique et confiante. Poussez-moi vers ce chemin auquel j'aspire pour évoluer. Parce que je sais que vous êtez à mes cotés dans mes moments de faiblesse autant que dans la joie, je souhaite de tout coeur garder la foi.

Merci.

O

Il pleut à grosses goûtes sur l'asphalte qui reprend une jolie teinte foncée. Pas une pluie amère de ces dernières semaines. Une vraie pluie d'été. Chaude.

Ça tombe fort et déjà l'eau s'accumule au centre de la ruelle pour aller se déverser dans les égoûts. On peut voir les goûtes tomber dans les flaques comme autant d'ondes qui ne s'aggrandiront pas faute de calme pour les admirer.

Il tonne gentiement, comme pour me gronder un peu d'être aussi las, sans pour autant me pousser à faire autre chose que me prélasser dans mon lit en regardant par la fenêtre.

Le ciel est magnifique.

M'ouaih

Comme pour me taquiner, mon compte Gmail est victime d'une erreur interne... je ne peux plus vérifier mes courriels entrants toutes les deux minutes. (J'exagère même pas, c'est presque plus 15 fois par minutes.) J'ai une audition à 9 heures ce soir, j'ai un rhume qui s'est déclenché dans toute sa force hier (donc mon mal de gorge a atteint son paroxysme ce matin), et j'ai le retour de ma grosse chienne de peur qui me donne envie de tout foutre en l'air pour la enième fois.

J'ai trop mangé, j'ai lu deux livres aujourd'hui, suis allée à la clinique et à la pharmacie. J'ai plus rien à faire sauf dormir.

Bleh.

Et tenter de séduire tout le monde à mon audition pour qu'ils me trouvent incroyable malgré ma voix de Janis sur un lendemain de brosse...


Edit : Et tout ça en omettant minutieusement de ne pas commencer un plan d'affaire pour lequel j'ai une rencontre demain que j'ai déjà repoussé d'une semaine...

dimanche 10 août 2008

La force de refuser

Certaines choses vous déplaisent, d'autres vous dégoûtent carrément. Mais savez vous dire non à tout ce qui n'est pas à la hauteur de vos rêves ? Au trop banal, au cliché qui ne vous fait pas plaisir mais vous endors, êtes-vous capable de refuser ?

J'ose croire qu'un jour je pourrai.

samedi 9 août 2008

Croquer dans la pomme.


Je viens de réaliser que, quand je regarde dans tes yeux verts, j'en oublie pour un moment ma croyance que tout ce monde va péter. J'oublie ma peur, mes tourments, mes hésitations, mes obsessions, mes convictions. Je ne pense qu'à sourire et à t'embrasser. Et ça me fait un bien énorme.

jeudi 7 août 2008

Un trop long silence...

Ce n'est pas faute d'avoir essayé... Je le jure, mes brouillons sont là pour prouver que j'ai tenté de coucher par écrit certaines de mes pensées. Seulement, ça tourne si vite, trop vite dans ma tête ces derniers temps. Est-ce d'avoir trop de temps libre, trop de ce temps précieux qui s'évapore si rapidement que j'ai envie de hurler et de le retenir ? Je regarde derrière moi et j'ai l'impression tenace de n'avoir rien fait ces derniers jours. Pourtant, si je m'arrête pour les raconter, j'ai effectivement fait plusieurs trucs plus ou moins intéressants. Ma vie se porte même très bien. Est-ce mon moi intérieur qui recommence à crier, celui que j'avais abattu à force de lui dire de se taire, que ce n'était pas le moment ? Il revit, il hurle sa rage de renaître, d'avoir été réveillé, et il me poursuit sans relâche à chaque pas que je fais de travers mon chemin. Il me rend folle.



J'ai cette furieuse et curieuse envie de bouger, d'être hyperactive, combiné étrangement à une envie de dormir sans fin.



Je suis écartelée.

mardi 29 juillet 2008

Ma peur du vide.

Je me suis toujours cachée derrière des activités et des emplois singuliers pour faire ressortir ce coté de moi que je voulais offrir aux autres. Qu'est-ce qu'on fait lorsqu'on se retrouve loin de tout ça ? Je n'ai rien perdu de mon parcours mais je me sens soudainement vide. Comme si en dehors de ces preuves matérielles de ma réussite, je n'existe plus. Je me sens désarmée face au monde, comme si je n'avais plus rien à leur dire et que j'avais oublié quelles questions leur poser pour les comprendre.

Soudainement, j'ai peur de perdre ce qu'il me reste si je n'arrive pas à remplir de vide avec mon vrai moi.

Je suis maladroite.


Mais j'espère que c'est cute. (Enfin c'est ce que je me dis pour calmer mon ego blessé. Hahaha)
La photo n'a rien à voir, c'est plus une maladresse verbale de quelqu'un qui essait de bien faire et qui passe à coté. C'est aussi douloureux qu'un chute, n'est-ce pas mon amour ?

dimanche 27 juillet 2008

Décalage...

mardi
2002-02-05
Mon ordinateur affiche une heure erronée, est-ce un message ? Que s'est-il passé cette année là, peu de temps avant mon anniversaire ? J'ai beau chercher, rien ne me revient en tête. À moins que... ? Non. Je ne sais pas. J'ai oublié.
Étrange que tout cela.

S'accrocher pour éviter de couler.




Les mots que j'ai bu sont allés alourdir mon estomac, en laissant tout juste assez d'espace pour un bout de chocolat. Je t'attendais. Tu es arrivé tout souriant, avec une barbe de neuf jours qui te mangeait la moitié du visage, et je t'ai trouvé beau. Ta bouche me manquait. Je t'ai embrassé en espérant comme à chaque fois te transmettre autrement que par la parole, ces mots que je tais même si mes lèvres participent à l'action. Trop de questions que je refuse de déballer rapidement et qui me font sombrer avec chaque seconde dans un peu plus de folie. Heureusement, il y a ta bouche qui me sert de bouée. Alors va savoir pourquoi j'ai aussi souvent envie de coller la mienne contre la tienne... Je ne le dirai pas. :)

vendredi 25 juillet 2008

Shut.

Un calme que je réapprend à apprivoiser. J'entend les oiseaux, le chant du ventilateur et quelques voitures, à peine présente. Pas de traffic. Je souris. Le chat me quémande des calins, le piano repose tranquillement contre le mur, sa présence me rassure. Je sais que le frigo est rempli de bonnes choses, que j'ai déjà mangé et que la cuisine est propre. J'ai préparé la cour. Ce soir, je brulerai un peu de bois avec de qu'il me reste de résidus dans la tête. J'attend que le soleil se couche. Je vais bientot lui dire d'aller dormir, tellement j'ai hâte de me balancer, la tête sur ses genoux, en regardant le feu crépiter. La tempête est passée, et à la rencontre du fleuve et de la rivière, les deux me rendent aussi mon sourire...

jeudi 24 juillet 2008

La chute.

Le sol s'est ouvert sous mes pieds pour m'engloutir. Et moi j'ai crié, je me suis débattue. J'ai glissé, la chute était longue. Je me suis accrochée pour ne pas tomber mais je ne voyais plus la sortie, il faisait noir. La peur me serrait la gorge, je n'avais pas la force de remonter mais je ne voulais pas rester là. Quelqu'un a commencé à remplir le trou, j'ai hurlé de toutes mes forces mais des voix me murmuraient que ça allait passer, que tout irait bien. La terre entrait dans mes yeux et dans ma bouche, la boule de peur m'empêchait de l'avaler. J'ai perdu pied, la chute a continué, longtemps.

Les voix ont recommencé à murmurer, j'ai voulu me boucher les oreilles pour ne plus entendre, et seulement descendre, toucher le fond et y rester. Puis doucement du noir, tout est passé au gris. La lumière revenait et j'avais peine à comprendre ce qui se passait. Je suis ressortie de l'autre coté. Tu m'attendais, sereinement. Tu m'as souris et m'as tendu une rose en disant :

C'est beau, la Chine, n'est-ce pas ?

mercredi 23 juillet 2008

Pluie

--


Je suis contente qu'il pleuve : le soleil et la bonne humeur des gens m'aurait franchement dérangée.

...

Peut-être qu'il pleut parce que je suis de mauvais poil.


Grrr.



Dépression (atmosphérique)

That I Would Be Good. - Alanis Morissette.



Pourrais-tu voir dans mes yeux que je te mens lorsque je souris en disant que tout va bien ? Pourrais-tu remarquer que je n'ai pas ma fougue habituelle lorsque je parle de mes projets ? Ou t'apercevoir que ma voix se brise lorsque je chante, que je chante beaucoup moins souvent qu'avant ? Pourrais-tu me prendre dans tes bras au lieu de me secouer si je mentionne l'envie de seulement dormir pour les prochains jours ? Tomberais-tu dans le panneau chaque fois que je te demande de terminer mon assiette avec un clin d'oeil, alors que je n'ai rien mangé (ou presque) ? Comprendrais-tu que toutes ces activités ne sont que des paravants pour masquer ma douleur ? Saisirais-tu la réelle cause de mes larmes ? Écouterais-tu les signaux que mon corps te lance ? Sentirais-tu que la femme qui t'aime s'évapore doucement à coté de toi ? Voudrais-tu me garder quand même près de toi ? Percerais-tu le mensonge si je te souris en disant que tout va bien...

mardi 22 juillet 2008

Franchise.

J'appelais avec l'intention de remettre ça au lendemain parce que j'avais une humeur de chien. Dans le genre, envie de mordre et/ou de frapper les gens avec un bâton. (Bon les chiens ne frappent pas les gens avec un bâton mais vous me suivez ? )

Je me disais que depuis le temps qu'on s'était vu, elle méritait mieux qu'un simple rendez-vous rapide où j'allais être neutre, pour éviter de me mettre à chialer sur ma vie.

Dring.

- Allo K. ?

- Oui ! Je n'espérais plus ton appel.

- Mais j'avais dit au top vers les 3h, il est justement 3:00.

- C'est vrai, alors ça fonctionne toujours ??

- Bien sur !

- Parfait on se rejoint là dans 40 minutes.

- Super à tout à l'heure !

--

Mmm, je suis pas la seule à qui ça arrive j'imagine. Je n'ai même pas eu le courage d'être lâche.

EDIT : Je me suis bien amusée, et je suis contente d'y être allée.

Frayeur Nocturne.


Le soir quand je tombe de fatigue trop tôt le soir, je prie pour passer la nuit à dormir. Certaines fois ça fonctionne, d'autres pas. Comme en ce moment. C'est toujours la même histoire, un premier réveil autour de 2:30. Dernière chance d'aller au toilette et de boire. Je retourne me coucher, j'essaie de dormir encore, mais je rêve, tout ce qu'il y a de mauvais en moi ressort à cette heure là. Alors je tourne, et les images défilent. Je me suis vu avec une barbe, de plusieurs jours. Et j'étais nue dans une douche avec un homme d'une quarantaine d'année et un autre garçon. L'homme était barbier mais le garçon essayait d'arranger ma coupe de cheveux (que j'avais aux épaules). L'homme reprend les ciseaux et sors de la douche, et je reste là à me dire qu'il faut que je rase cette barbe, jusqu'à ce que je m'aperçoive de l'incongruité de la chose.


L'homme me dit qu'il a trouvé un enfant dans la rue. L'enfant semble avoir été battu.


Dans mon rêve, je me réveille autour de 2:30 et je décide de faire des muffins aux bananes. Je suis un peu trop enthousiasme, comme si j'essayais de cacher ma peur. Avec une banane, je fais déborder le plat. Le bruit réveille l'homme qui dort dans le salon. Je vais le voir pour lui dire que je fais des muffins. Il me parle de l'enfant. Me dit de le garder, je dis Ok, mais je te le ramène tantot. Je donne une poupée à l'enfant (aussi grande que lui), que je crois être un garçon, il a un bleu au front et il lui manque des dents, il doit avoir 4 ans. Je dis à l'homme que je vais fermer la porte pour qu'il n'ait pas de lumière. Je montre à l'enfant comment ouvrir un moustiquaire dans le salon. Je me retourne. L'enfant s'est enfuit par la porte patio de la cuisine. Je ne vois que ce moustiquaire ouvert. Et je réalise que l'enfant est tombé en bas du balcon, et je me réveille avec le son d'un râlement horrible, pour réaliser qu'il n'est évidemment... que 3:26.

*
Je pense que j'ai tué l'enfant en moi.
*


Tout me parait menaçant, j'ai peur de sortir de ma chambre. La vue de l'horloge sur le mur me serait insuportable pour le moment. J'ai peur que la réalité se déforme. La nuit, je ne pourrais supporter de me savoir folle. Alors je reste emmurée dans ma chambre, à écrire. J'ai allumé la lumière vive du plafond et j'écoute de la musique douce. J'attend de retomber de sommeil ou que le soleil revienne faire briller mon coté positif. La noirceur m'envahit trop la nuit.


Dans ces cas-là, j'imagine ton coprs contre moi dans le lit, et comment j'aurais aimé m'éveiller dans tes bras, en sécurité, en sachant que je pouvais en profiter encore quelques heures...



lundi 21 juillet 2008

Dupé sera qui rira le premier.


"Tout l'art de la guerre est basé sur la duperie" - Sun Tzu


J'ai incroyablement peur d'être démasquée. J'ai peur qu'un jour, il me regarde dans les yeux et me dise que je suis une imposteure. Que toute l'attention que je porte à cette passion ne s'est déclenché qu'à cause de lui et donc que par le fait même, mon intérêt n'est pas réel. Je me suis batie autour de tous ces gens.

Toujours eu ce sentiment de mentir aux autres. Leur faire croire que je suis dangereuse alors que je m'apprête à me rouler en boule et pleurer. Leur montrer ma naïveté alors que je pourrais ne faire qu'une seule bouchée d'eux. J'aime penser qu'un coté de moi leur est toujours innaccessible.

Sauf que.. parfois, ce coté, il devient lourd à porter. Je voudrais unique et entière, prendre une décision sans la renier le jour suivant, aimer une seule personne à la fois. Simplifier ma vie, quoi.

Au lieu de cela, je m'enfonce. Je souris, je prétend le contraire, je m'évertue à leur montrer que je suis en vie, résoluement en vie, alors que j'en crève. Comme une danse parfaitement exécuté alors que j'affirme ne pas savoir danser.


Foutaises. Je suis vide.

dimanche 20 juillet 2008

Vraiment ?


J'ai pensé rejoindre un présent qui ne cesse de s'échapper pendant que je cours à l'envers. Peut-être que si je cours assez vite, je pourrais remonter dans le passé. Là où vous êtes tous partis, en me laissant ici, à courir dans un futur incertain qui me terrifie parce que le présent passe trop rapidement. Je ne peux jamais l'attraper.

J'ai pensé que si je m'assoyais par terre pour ne plus bouger, je pourrais le laisser venir à moi. Assise dans le futur que je suis, si je cessais de penser assez longtemps, peut-être que j'ouvrirais les yeux et que ce serait le présent. Peut-être...

J'ai pensé aussi que j'avais tort. De vouloir contrôler ce que l'homme a appelé le temps. Parce que je n'en ai jamais eu la notion, comme si c'était un morceau brisé qu'ils avaient oublié de replacer à ma naissance. Sans doute que l'infirmière l'a mis dans un coin en attendant le réparateur et qu'ils m'ont laissé partir avant. Et pendant que la pauvre infirmière courrait derrière nous avec la pièce en disant : Attendez ! Votre enfant est brisée, vous devez apporter ce morceau avec vous ! Mon père a du appuyez sur l'accélérateur ce qui a eu pour effet de me propulser dans le futur de façon permanente.

Ceci dit. j'ai pensé que je pouvais reprendre le contrôle sur le temps quand même.

samedi 19 juillet 2008

Vengeance

Thief

J'ai tout repris. Non, j'ai tout pris. Tout ce que j'ai trouvé qui faisait mon affaire je l'ai glissé dans mes poches, sans aucune culpabilité. Pas après ce qu'ils m'ont fait. J'ai inspecté chaque parcelle des trésors qu'ils me confiaient sans y penser chaque jour et qu'ils avaient osé me laisser même après l'annonce de mon départ. J'ai tout raflé, et je suis sortie, le nez au vent, enfouir mon butin au fond d'un parc. Oeil pour oeil, dent pour dent. Je souriais, de mon air habituel, en espérant que personne ne lirait la rage muette sur mon visage. J'ai regardé par terre l'espace d'un instant; mes pieds y étaient toujours, je pouvais continuer. J'ai marché, j'ai croisé un parc mais celui là ne m'intéressait pas. J'ai marché plus loin. Je me rappelle vaguement avoir dépassé mon appartement. Sans importance, j'allais revenir sur mes pas bien plus tard. J'ai poursuivi ma route et les voitures qui semblaient toutes me pointer la bonne direction. Ça n'a pas été bien long, j'ai fini par y entrer par la porte de coté. Le jardin botanique. Je me suis arrêtée près de la fontaine. La lune m'a fait un clin d'oeil un peu au dessus de mon reflet. J'était au bon endroit. J'ai compté une quinzaine de pas vers l'ouest. Et j'ai attendu.

J'ai pris le foulard que j'avais sur la tête et en l'ouvrant, j'y ai déposé tout ce que j'avais pris. Le retour du balancier. J'ai fait un noeud au dessus, comme un baluchon un peu éphèmère avec lequel je n'aurais pas été bien loin. Je préfèrais enterrer ma haine. Avec précaution, j'ai ouvert le sol. Doucement, pour lui faire le moins de mal possible. J'ai fait disparaître le tout et je suis repartie sans me retourner.


On raconte qu'un homme aurait été pris, vers 4h du matin, à fouiller frénétiquement dans le sol à une quinzaine de pas d'une fontaine à l'entrée du jardin botanique. Il mentionnait avoir une carte menant à un trésor, qu'un dame fort gentille lui avais remis près de Berri alors qu'il lui avait demandé 2$ pour un café. En souriant, elle avait dit : J'ai quelque chose de mieux. D'une main, elle avait retiré une simple carte de sa poche, et avec l'autre avait agitée un objet brillant. Quelques instants plus tard, la carte et l'objet avaient changé de mains. Sans plus d'explication, elle était repartie. Il avait ensuite ajouté, à la suite de quoi la décision fut prise de l'interner, qu'il avait entendu rire lorsqu'il était entré dans le jardin, et puis que le rire ne s'était tut que lorsque la police était mystérieusement arrivée.

mercredi 16 juillet 2008

Garder le silence.

Malgré tout le chamboulement, j'ai une grande paix qui m'habite. Malgré mes craintes, mes angoisses, ma peur de tout gacher, je garde le cap. Je souris.

Et la vie me rend mon sourire.

Un jour j'arriverai à écrire ce que je garde fragilement sous silence.

Je suis heureuse.

jeudi 10 juillet 2008

Moment d'émotion.

Une autre partie de mon incompréhension face à la vie enfin levée.


Conversation entre moi et le gérant, que je vais affectueusement appeler : mon boss, pour l'occasion. (Parce que pas mal tout le monde est mon boss dans la compagnie haha)

Mon boss : En tout cas, je vais m'ennuyer de travailler avec toi, j'aurais pu personne avec qui m'astiner.

Moi : ...

Mon boss : C'est vrai dans le fond t'es une fille vraiment intelligente (moi vraiment touchée ), des fois tu l'es juste un peu trop.

Moi : Hein ?

Mon boss : Ben les filles trop intelligentes ça fait peur aux hommes, tu te trouveras jamais de gars qui va être capable d'avoir le dernier mot avec toi.

Moi : Crime ça doit bien exister quelqu'un de supérieur. (haha)

Mon boss : Oublie ça. Peut-être qu'un jour, tu vas finir par comprendre. T'es vraiment une fille bien.


*J'ai raccourcis la conversation parce que de mémoire, je suis pas très bonne pour rapporter fidèlement, mais j'ai été très émue pendant un moment de voir que mon gérant qui est quelqu'un de très gêné, me sort enfin le fond de sa pensée. Ah... :)

---

Ah.. s'il savait... ;)

mardi 8 juillet 2008

Le vertige (2e Partie)

Une personne d'apparence désorganisée ne fait pas le grand ménage sans raison (en avoir marre n'est pas assez fort pour en venir à bout croyez moi). Vous pouvez bien vous demander quelle mouche m'a piquée. Et bien, j'attend un visiteur, à qui j'aimerais me présenter comme neuve, avec tout juste ce qu'il faut de résidu de ma vie passée pour me rendre jolie.

Comme je l'ai mentionné plus tot, je me suis réveillée avec le soleil et j'ai commencé ce ménage presqu'aussitot. Des souvenirs refont surfaces. Des émotions enfouis. Des amitiés brisées, des passions stériles, des rêves oubliés.

Comme celui d'entrer au conservatoire d'art dramatique.

J'ai le vertige. Tout ça c'est la faute de la mouche.

Ménage intense (1ere partie)

Des débris de papier partout me rappelle qu'il fut une époque pas si lointaine, à peine 3 ans, où j'ai tenté plus mal que bien, d'aller au CEGEP. Des cartons, des lettres, des cahiers qui datent du secondaire, et pas que de ma dernière année. Des projets, des textes, encore des textes, des cris d'appel à l'aide, et re-texte. S'il existe un fil d'ariane qui remonte le cours de ma vie et qui s'enligne droit devant moi, on y retrouve deux constantes : je chante et j'écris. Et j'en laisse des traces partout... pourtant chose étrange, jusqu'à maintenant, je n'arrive pas à combiner les deux. Incapable d'écrire ce que je voudrais chanter.

Quand je me couche trop tôt...

c'est ça qui arrive. Avis aux intéressés, il fait clair à partir de 4h45 maintenant.

xxx

ps.: et je suis de très bonne humeur.

lundi 7 juillet 2008

Fatigue sur mes joues.

Est-ce que la fatigue est ce genre d'enclume qui vous tombent sur la tête sans prévenir ? Dans mon cas on dirait. Je mentirais cependant si je vous disais que je dors assez ces derniers jours. Mais je tiens le coup, je souris, je trouve la vie jolie et soudain, PAF, je suis de mauvaise humeur. Effrayant. Très effrayant pour moi, encore plus pour mon entourage peut-être.

*

Me laver de ma fatigue, suspendre ma peau sur un cintre pour la faire sécher, le soleil est chaud.

dimanche 6 juillet 2008

La fille.

Lorsqu'on la croisait sur la rue, on la détaillait rapidement de haut en bas.

Un bandeau bleu et blanc recouvrait ses cheveux courts, un t-shirt très simplement ajusté sur ses petits seins, l'absence de soutient-gorge, un jeans délavé et troué trop grand pour elle qui lui tombait sur les hanches laissant voir une fine bande de peau, et pour complèter le tout, détail inusité de cette description, une paire de talon haut. On voyait à son sourire que chaque détail, malgré les apparences, n'avait été laissé au hasard. Elle marchait tranquillement sur la rue et les gens étaient sensible à son passage. Elle était belle. Elle était libre.

Pause.

Période de chaos intérieur où les mots se bousculent à l'entrée de ma gorge, juste au dessus du coeur et des poumons. Vous savez là où ça serre lorsque tout nous échappe, que l'on s'est oublié, que l'on n'a pas dit ce qu'on voulait vraiment dit, qu'on permet à la vie de nous stresser. Oui vous savez. Je sais aussi.

Dans ma quête de bonheur et de paix intérieure, il y a un livre qui m'aide beaucoup et comme je viens d'en lire une page comme à chaque jour, je partage avec vous une partie de celle d'aujourd'hui qui va comme suit :

* Fais ce que tu peux , quoi qu'il advienne.
* Sois en paix avec toi-même.
* Trouve un travail que tu aimes.
* Vis simplement - pour le logement, la nourriture et les vêtements; débarrasse-toi de ce qui t'encombre.
* Entre en contact avec la nature chaque jour; sens la terre sous tes pieds.
* Fais de l'exercice physique en travaillant dur, en jardinant ou en marchant.
* Ne te fais pas de soucis; vis un jour à la fois.
* Chaque jour, partage quelque chose avec une autre personne; si tu vis seul, écris à quelqu'un; offre quelque chose, aide quelqu'un d'une façon ou d'une autre.
* Prend le temps de t'émerveiller devant la vie et le monde; trouve de l'humour où tu peux.
*Observe la vie qui se manifeste en toute choses.
* Sois bon envers les créatures.

- Cité de Loving and living the good life par Sarah Ban Breathnach dans Simple Abundance.

samedi 5 juillet 2008

sans titre

et puis j'ai embrassé le livre, juste comme ça, pour le remercier.

vendredi 4 juillet 2008

C'est fait.

Je tremble.



Je l'ai dit.



M'ont-ils cru ?

4th of July.

01H35 : JE NE DORS PAS.

Je pense que c'est clair.

Ici, sur mon coté de planète, il fait encore noir et pourtant, moi, j'ai les yeux ouverts. J'ai beau essayer, certaines nuits, le contact du drap contre ma peau nue dans la moiteur de ma chambre au 2e étage d'un bloc appartement à Montréal l'été, me déconcentre. Oui, oui, certainement. Ça me déconcentre.

Et mon cerveau passe en boucle des pensées musicales, obscènes, ménagères, d'ordre tout à fait banale et de la plus haute importance sans aucun schéma logique et aucune compassion pour ma petite personne voulant s'évader dans le sommeil. C'est fâchant, mes nouveaux draps avec des éléphants dessus sont siiii beaux.

J'aime dormir. J'aime dormir. J'ai dormir...

«Ben oui, j'aime ça moi, dormir...»

(Edit: Comment ça le soleil est déjà levé à 5h13 le matin ? ... et moi de murmuer... Mon précieux sommeil antique. pfff.)
--


Je pense que le ménage de ma chambre commence à presser, (non sérieux ? ) mes pensées gravitent entre les débris de ma vie qui jonchent le sol, et rebondissent vers moi au lieu de se perdre dans un coin de mur.

Mais je crois savoir la cause de mon insomnie combinée à mon cerveau hyperactif: aujourd'hui (enfin hier), j'ai fait le ménage de l'appart au complet (excluant ma chambre).


Tout y est passé, les rideaux, le derrière du divan. Nettoyer, ça remue les idées, et il se trouve que j'en ai pas mal qui trainent sous mes cheveux.

Merci.

Des suggestions ?

Si.

Ps.: C'est peut-être tordue mais j'espère de tout coeur donner ma démission aujourd'hui, on est quand même le 4 juillet...

jeudi 3 juillet 2008

Le parapluie.

«Si elle passait autant de temps à attendre, c'est qu'elle souhaitait inconsciemment qu'ils prennent une décision pour elle.»

La pluie tombait régulièrement sur les feuilles. Le son de l'eau qui s'écoulait lentement et tout aussi régulièrement dans les caniveaux était rassurant. Elle aimait aussi le bruit des pneus trempés sur la chaussé qui venait casser ce rythme trop régulier. C'était stimulant.

Elle avait laissé la porte grande ouverte pour garder cette odeur mouillée et le vent frais entrait en frolant les rideaux de l'appartement. Elle avait un peu froid. Pourtant, elle restait là, à observer le traffic sous cette pluie matinale, appréciant la brise qui venait durcir ses mamelons sous son t-shirt trop léger. Elle y prenait plaisir.

Dans toute histoire, à travers les descriptions, vient un moment où l'on voudrait savoir pourquoi le personnage se trouve là, et bien pour aller droit au but, cher lecteur, cette jeune demoiselle attend.

Elle attendait. En espérant s'hypnotiser dans l'instant présent, elle échouait sans cesse. Ce moment qui aurait pu être si joli s'il s'était arrêté juste avant était à présent gaché par ses éternels balancements entre un passé et un futur. Tout deux hors de contrôle. Comme ce frisson qui lui traverse le coprs quand elle se rappelle leurs nuits d'amour. Elle oscillait entre les deux, oubliant ce qui l'entourait, puisque trop fade pour se comparer à un souvenir embellie par l'attente. Le monde se déroulait devant ses yeux, à une vitesse folle, et parfois elle se réveillait en sursaut pour s'apercevoir que sa vie passait, et qu'elle ne faisait que sauter d'une semaine à l'autre sans autre but précis que d'avancer plus vite vers cette journée convoitée.

Dehors, la pluie s'intensifiait et les passants, aussi inutile que cela puisse paraître, défilait sous leur parapluie coloré. Quand on y pense, rien de mieux qu'un parapluie pour se créer un univers à soi. Elle les observait, convoitant leur bulle, enviant ceux qui s'y baladait à deux. Et ne pouvant être contrée, l'attente reprenait de plus belle. Un jour, elle aurait son parapluie avec lui.

Maintenant que nous savons qu'elle est en train d'attendre, une autre question s'impose. Pourquoi ? Voyons voir...

Elle n'attendait qu'un signe de sa part pour se fixer, éclairer ses idées à elle, incapable qu'elle était de se jeter à coeur perdu dans une relation ou d'en ressortir avant que l'autre ne l'entoure de sa réalité. Mais, il ne répondait pas et elle comptait les secondes, les goutes de pluie, les grains de poussière, et son désir grondait.

Un éclair de lucidité aurait pu la frapper à cet instant même mais je crois que c'en aurait été trop pour elle. Je me dois donc de vous expliquer ma théorie.

Peut-être qu'un jour, elle avait eu un parapluie. Peut-être qu'elle l'avait égaré, inscouciante qu'un jour, des mauvais temps couvriraient son monde ensoleillé. Peut-être qu'ensuite elle avait fait un bout de chemin, s'abritant ici et là, pour un jour arriver près de lui.

Et selon moi, ce qui arrive ensuite est d'un classique tel qu'il me répugne de sauter dans toutes ces flaques de clichés en vous les racontant. Mais c'est tellement beau que... bon voilà.

Sous ce parapluie, ils se sont embrassé, puis sont devenu charmant et charmée. Ils se sont aimé sans trop se poser de questions et tranquillement, il lui est entré dans la peau.

Pour revenir à notre point de départ, l'ombre au tableau se profile, quelques nuages, et 90% de probabilité d'averses. Un seul parapluie c'est bien beau pour deux, mais la distance, les aléas de la vie et le prix de l'essence séparent nos deux amants. Elle se retrouve donc expulsée du-dit parapluie.



À attendre...





mercredi 2 juillet 2008

À la carte.

Je nous croyais à l'abris.
Des petits problèmes
des tempêtes de l'âme
et de la mesquinerie.

J'ai péché par accès de
naïveté, mon trésor.

mardi 1 juillet 2008

Violence.


Envie de te mordre, de planter mes ongles dans ton dos, Montréal. Je m'aggripe à toi. Je me suis approchée lentement, je t'ai observée de loin avant de me décider. J'ai rodé, je suis entrée pour t'apprivoiser puis je suis repartie. Et j'ai attendu.

Que l'ennuie s'infiltre en moi, par tous les pores de ma peau, mes narines, mes ongles, mes yeux, jusqu'à ce que cette envie de violence me revienne. J'ai fait mes boîtes et je suis venue te rejoindre, Montréal.

Depuis un moment, j'ai envie de me perdre dans ton coeur, de descendre plus bas, de sombrer en toi, Montréal. Malgré ma peur, approche le moment où le fracas sera inévitable, je sortirai à ta rencontre, pour jouir de toi, pour réapprendre à t'aimer.

dimanche 29 juin 2008

Suivre l'étoile ou « Le début de la fin.»



Je n'ai jamais eu envie de faire ce travail-là de toute façon. Je n'ai jamais eu envie de faire ce travail-là de toute façon. Je n'ai jamais eu envie de faire ce travail-là de toute façon.

Je m'étais dit qu'en le répètant, j'aurais pu me convaincre, peut-être. Je me suis dit que j'allais éviter d'être triste, que j'allais m'en sauver d'avoir à faire mon deuil de ma routine, que j'allais me sentir libérée et forte, courageuse.

Je suis lâche.

---

J'aimais ce travail, j'en étais amoureuse, au point d'en être dépendante. Deux fois. Deux fois, je l'ai quitté en me disant que c'était fini, outrée lorsqu'il m'a murmuré à l'oreille : « Je te jure, tu vas finir par t'ennuyer.» Comme à un commandement, j'ai obéi. Et je me suis ennuyée.

Je suis revenue.

La première fois un peu sur la pointe des pieds, un peu réticante. Je l'ai quitté pour le premier boulot venu.

La deuxièment fois, comme un malaise, tu avais besoin de moi et moi de toi. J'ai voulu y mettre des conditions, tu as fais la sourde oreille. Tu as posé les tiennes, j'ai accepté, un peu à contrecoeur, en sachant que ce n'était pas tant la demande elle-même plus que la peine de savoir que tu avais besoin de la formuler. Trois mois, m'as-tu demandé. J'ai dit oui, promis, je reste au moins trois mois.

En terminant les cours, j'ai réalisé que je m'étais ré-habituée à toi, que j'étais confortable, comme un vieil amour, attirant parce qu'on est en terrain connue. L'attrait de la routine face à l'inconnu. J'ai craquée, et j'ai choisi de rester plus longtemps. *

Je me suis bercée d'illusions pendant quelques semaines. Je me suis endormie, peu à peu, dans tes bras chaque jour, j'ai senti le poison de la dépendance couler en moi.

Je crois que l'intoxication m'a réveillée. Mon corps et mon coeur se sont révoltés en bloc pour me dire que j'étais en train de me tuer, lentement, j'ai laissé mon âme rouiller.

Je ne chante plus sous la douche.

Je n'arrive plus à manger le matin.

J'ai mal au ventre.


L'amour ne fait pas mal, c'est l'absence d'amour qui blesse. (Citation dont j'ai, honteusement, oublié l'auteur.)

Trois mois. J'ai doublé le temps que tu espèrais de moi, et ça ne sera jamais assez.


Que dire de plus ? On a eu nos beaux moments, j'ai cru que ça marcherait, que c'était différent. Si les gens ne changent pas, alors le travail non plus. N'empêche que tu vas me manquer, pourtant, cette fois, de ce nouveau vide va naître quelque chose de beau. J'en suis sure.






* : Je crois bien, en y repensant, que ça été le début de la fin. C'est dur de renier un rêve. Ou de croire qu'on le fait. La fin elle, n'est pas encore complétée. J'y reviendrai.

mercredi 25 juin 2008

J'sais pas ou «L'attente»

Comme chaque fois que je me force à écrire alors que je ne suis pas inspirée, ça donne un texte de merde. Mais je ne veux plus avoir de regrets, ou diminuer jusqu'à froler le zéro. Je me suis aperçu que je vivais constamment dans l'attente d'une journée dans le futur, en prenant soin de repousser la date à chaque fois, on peut être en état d'attente perpetuelle (comme pour l'ouverture de Westmount *humour douteux que j'ai développé suite à mon travail pour *Atchou* ). Donc tout ça pour dire que vous êtes en train de lire mon refus d'attendre, je mords dans le présent !!

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Présent : ayoye !

Moi : Ah, euh... Scuse... Je peux mordre un peu moins fort ?

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mardi 24 juin 2008

Les femmes sont comme ça.

*Note* Merci de vous abstenir de tout jugement rapide concernant l'une ou l'autre des parties impliqués dans la conversation.


Résumé de mon incompréhension face à la vie.


Père : Il y a des choses que tu as a apprendre encore de la vie.

Moi : Toi aussi.

Père : Ben là je crois que j'en connais plus que toi.

Moi : Ça dépend sur quoi.

Père : Sur tout. Manque pas de respect s'il vous plait.

Moi: Bon, et bien je vais aller manquer de respect ailleurs.

Père : Je peux te faire la leçon et te conseiller sur plusieurs chose de la vie.

Moi : Bravo, ça te sert pas à grand chose de me faire la leçon. Je me débrouille. J'aimerais ça avoir un exemple à la place.

Père : Penses-tu tout savoir toi ?

Moi : Non justement, je cherche... comme tout le monde.

Père : C'est ça, moi j'ai acquis une certaine connaissance, plus que toi.

Moi : Moi je trouve que c'est pas mature de se vanter de ses connaissances à quelqu'un qui a 20 ans de moins.

Père : C'est moi qui t'aies montré ce que je sais de la vie.

Moi : Oui, ce que tu sais. Et moi j'apprend ce que je veux savoir. Et je continue à apprendre.

Père : Justement, élargis ton champs de connaissances.

Moi : Pourquoi tu dis ça...

Père : Ben là tu essaies de me faire la morale.

Moi: Oui. Pis tu le prends pas parce que je suis plus jeune.

Père : Ben justement, je sais ce que je veux plus que toi.

Moi : Et moi je sais que ce que tu veux c'est pas ça que je voudrais. J'essaye juste de comprendre la différence.

Père : Tu vas comprendre mieux tout sa plus tard. Toi c'est toi, et moi c'est autre chose.

Moi : Arrête donc avec tes «Tu vas comprendre plus tard»... heille, j'ai plus 12 ans. Je suis capable de raisonner en adulte comme tout le monde. C'est pas que je comprend pas...

Père: Ben faut ouvrir ses oreilles et être à l'écoute dans ce temps là.

Moi : ...mais y'a personne de parfait donc toi non plus que je sache et même si je ne suis pas d'accord avec ce que tu dis, je ne suis pas en train de manquer de respect ou de t'accuser ou ... anyway.

Père : Ma fille.

Moi : J'tannée.

Père : Quelle période du mois là.

Moi : T'es pas drôle. Merci moi aussi ça va, en passant.

Père : Excuse-moi. Raconte moi ton voyage.

Moi : Ben là laisse faire, c'est pas le temps. On en reparlera.

Père : Tu te sauves.

Moi : C'est ça. C'est jamais toi.

Père : Tu fuis.

Moi : Non, j'me protège.

Père : Non, c'est pas le cas en ce moment.

Moi : Ben continue de le penser, après ça vient me dire que c'est moi qui écoute pas et qui comprend pas. Toi tu m'écoutes pas non plus.

Père : Les femmes vous êtes faites comme ça.

Moi : Ça doit être ça.

Père : Oui.

Moi : M'en va aller faire la femme ailleurs. Bye.

Père : xxxx


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Et ma santé mentale dans tout ça ?

Liberté + Inconnu = Peur ?

Je quitte mon emploi. Je donne ma démission le 7 juillet et ma derniere journée ne dépassera pas le 19 juillet. À partir du 20 Juillet, je serai de nouveau sans emploi. Le vide. La peur.


Et la liberté. De choisir.

On paye trop cher ce qu'on croit ne pas tenir entre nos mains.


.

À l'intérieur de moi ce vide. Je tend l'oreille, je tente d'écouter, en vain, une voix que j'étouffe depuis trop longtemps. Elle se tait, probablement en train d'attendre que je lui demande pardon.

...

Je suis désolée.

...

Toutes ces voix qui argumentent dans ma tête en espèrant avoir raison. Et dans mon coeur, un silence lourd à porter si ce n'est des rares mots qui tombent de mon stylos.

.

Je dois retrouver la foi.

lundi 23 juin 2008

Être une femme libérée...

...

Tu sais c'est pas si facile.

...

Sortie pour la soirée.

dimanche 22 juin 2008

Ce matin-là

-

Si je m'étais levé avec une idée de ce qui allait ce passer, je serais allée me coucher en position foetale dans ma douche dans le but de ratatiner assez pour manquer ce coup de fil.





Mais ça n'a pas été le cas.





Assise devant un ordi qui plante encore pendant que j'essaie d'installer un programme piraté pour la énième fois, je note que l'heure avance trop rapidement vers le moment où je vais devoir aller travailler.





DRING.


Conversation qui s'abat sur moi comme une averse. Avec possibilité de nuage sur ma tête pendant un temps indéfini.





Et dans ma tête une petite fille qui se demande: Papa, pourquoi tu pleures ?

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crédit image: http://www.sgeier.net/fractals/artwork.php




dimanche 8 juin 2008

Question.

De l'acouphène ou bien le son de la haine qui empli mes oreilles ?

Ah... c'est la même chose ?

jeudi 29 mai 2008

Ménage de printemps - Prise 2 ou «La bicyclette»


Je lui en ai voulu longtemps, à cette bicyclette. De toute la place qu'elle prenait sur mon balcon et dans ton coeur.
De cette liberté qu'elle t'offrait que je ne pouvais comprendre puisque j'avais juré de ne plus remonter sur de type
d'engin depuis que j'avais perdu le contrôle du mien, il y a presque 8 ans de ça.

Je lui en voulais d'autant plus que j'en avais peur. Peur de cet objet inerte qui prenait vie lorsque tu t'y assoyais pour
parcourir la ville des heures durant, sans revenir. J'aurais dû me méfier.

Dégonfler ses pneus ? Je ne sais pas ce que j'aurais bien pu faire pour éviter que cette journée là, je me retrouve
seule sur ce même balcon, à te regarder descendre les escaliers avec cette foutu bicyclette. Je ne sais pas non plus pourquoi je n'ai même pas bougé quand je t'ai vu, une fois en bas, te retourner une dernière fois, puis enfourcher ta
monture pour disparaître au détour d'un mur de briques. Cette fois là, tu n'es pas revenu, tu m'avais prévenue.

C'est vrai que j'ai pleuré, pas comme dans les films, j'avais le coeur trop serré pour qu'une larme ne s'évade jusque dans mes yeux. Pendant plusieurs semaines, j'ai couru jusqu'au balcon au moindre bruit, dans l'espoir que ce soit toi. Tu n'es pas revenu. Même si je déteste toujours autant les bicyclettes, j'ai fini par comprendre.

J'en ai mis du temps.

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image : http://artfiles.art.com/images/-/Miguel-Dominguez/Bicyclette-Est-Print-C10310423.jpeg

mardi 27 mai 2008

Une histoire qui pousse...

À venir

jeudi 22 mai 2008

Journal d'une plante.

Sur la rue de MONTLIEU, une voiture s’arrête,
Corbillard de naïveté,

Sur la rue de MONTLIEU, une fille en descend.
Sereine, confiante, suspecte.

Sur la rue de MONTLIEU, une porte s’ouvre
Sans grincer…

Sur la rue de MONTLIEU, une porte se ferme,
Interdiction de regarder,
Sinon pour la fouine, sinon pour le prisonnier.

Sur la rue de MONTLIEU, une transaction se joue.
Des millions à petite échelle, payez comptant, livraison immédiate.

Sur la rue de MONTLIEU, des vêtements qui glissent.
De trop ajustée à si peu vêtue, la peau de l’une se tend, l’autre se dresse.

Sur la rue de MONTLIEU, une porte s’ouvre et se referme…
Derrière moi, j’y ai laissé…oh vous savez…

Et tout ça pour un mois de loyer.

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Image : http://laclairiere.site.voila.fr/Images/Atelier/Loth.jpg

jeudi 15 mai 2008

Ménage de printemps.

..


Tu as laissé comme une empreinte poussièreuse sur ma peau. Une odeur sans goût, une odeur de renfermé, de grenier, une odeur oublié. Tu es disparu un matin, le vent soufflait sur tes baskets, peut-être que tu t'es trompé de rue et que tu as décidé de ne jamais rentrer. Sur le coup, j'ai pas compris. Je me suis dit que ça passerait, que j'aurais la chance de tout t'expliquer, que ma bouche ferait enfin parler la tienne.




Ce que j'ai voulu oublier aussitot, c'est cette blessure profonde que je portais en moi, celle que tu as achevé d'agrandir en ne revenant pas. Je me suis demandé pourquoi c'était aussi douloureux de repenser à toi, pourquoi j'étais incapable de te laisser partir.


J'en ai mis du temps.
---

mercredi 14 mai 2008

J'ai peur.

J'ai peur d'être en train de me monter un grand bateau à moi-même, encore. J'ai peur de me faire des idées, de m'inventer des histoires. J'ai peur qu'un jour, je tende la main vers toi, pour me rendre compte que pendant tout ce temps, tu n'étais que le reflet de mon sourire dans le miroir embué de la salle de bain...

lundi 5 mai 2008

Papillon

Mon bonheur est si léger, je crains de le mettre en mots. Je lui ai longtemps couru après, comme un papillon et soudain, alors que je suis lasse, épuisée, découragée, au bout de tout, il est venu se poser sur le bout de mon nez. Je l'ai embrassé.

C'est drôle embrasser un papillon. Ça chatouille.