jeudi 5 juin 2014

It may have slipped my mind

Death. Sometimes brutal, sometimes natural endings. When I picked this card, I knew that you and I weren't ending. But something about us is. I've felt it coming, there is nothing to deny. The pain I've felt from being in your life has surpassed the joy. It's causing me distress. Speaking of which, it's rendered me non-productive and I can't allow that. Even if I would still drop everything if given the chance, just to be with you. something tells me it would be worth it.

There is too much suffering.

This won't qualify. It's over.

Whatever comes next is up to us. As in: it's entirely up to you, don't you let me lose you this way. I'm fading out. It's loud - right at you - my heart is being loud and you, surely, are hearing it and playing silly while I die a little more each day. So much drama. so.much.drama. You said this, I said that. And above all, what you DIDN'T say. It's killing me.

This is a part that I'm letting go of, I'll burn it with my journals when the time comes.

Still, if I didn't think of messaging you a thousand times today, I didn't think of it at all.

lundi 26 mai 2014

Menacée

Une sensation que je connais trop bien, le plancher qui s'ouvre sous mes pieds, le sang qui afflue au visage, les picotements, l'engourdissement. Un bruit sourd. Mon coeur qui tombe par terre. Je le savais, mais j'espérais le contraire. Par contre je sens ta présence. Une nouvelle contradiction, plus on s'éloigne plus tu te rapproches. Plus je suis vraie plus ton attention se raffine. Je t'ai encore perdu. Ou est-ce que ... ?


mercredi 21 mai 2014

Le coeur qui éclate

Les ambiguïtés qui s'estompent. ou pas.  La fois où le désir et la sécurité ont pris le dessus en même temps. La douceur et la violence. La tristesse et la paix, la joie et la colère - tout ça en même temps. Je suis lourde de toi.  J'ai gonflée jusqu'à pouvoir te contenir à l'intérieur de moi. Tout entier, tes peurs, tes doutes, ton désir, ta confusion, tes espiègleries. Et sans prévenir, même si je le souhaitais tellement fort, tu as crevé le mur, la bulle - tu es passé de l'autre côté, vers moi. Avec tellement de légèreté que ça me fait peur. 

Il n'y a pas de retour en arrière. Je t'ai dis que j'étais fidèle envers les gens que j'aime. Voilà.

mardi 6 mai 2014

Le coeur lourd

Peut-être que j'ai sous-estimé la peine d'amour. Encore. Peut-être.  Peut-être que j'aurais du envelopper mon coeur de plus de précautions. Ou pas. Peut-être. 

Je n'ai plus envie de danser, chanter ou écrire. Je n'ai plus envie du tout. Envie de rien. Envie de toi seulement. C'est une bonne chose que tu ne sois pas là.  Je n'arrive plus à fonctionner sans toi et il faudra bien que je continue. Comme avec lui, j'ai pu continuer quand même, je me suis guérie. 

Ou fragilisée?

jeudi 24 avril 2014

Il faudra quand même

J'ai décidé d'avancer, de te laisser continuer de me briser le coeur, à répétition, pour y faire de la place, parce qu'il continue de gonfler et d'apprendre à battre un peu trop fort à chaque fois. We should be lovers.
Not even, I don't know what we should be. I'm in love with you, it's obvious, everytime you speak or dance with someone else, I cry inside. It's the worst cliché I've ever been, there must be a reason. Or not. Just live. Love and be loved. You're so light, it's burning through my soul. I see your cravings, we are soul mates, I used to be you, you are me we are love, love is all we are what we are what I am, love is what I am. I know you can't be what I want you to be. That's why I'm going to let you break my heart, so that it doesn't happen again for the same reason, with someone else. I'm gonna let you break my heart. I'm gonna let you break my heart. 


It will heal.

jeudi 10 avril 2014

J'apprends

Des tas de choses, vraiment.

Surtout comment me remettre, encore une fois, d'un trop plein d'amour non versé. Ou comment guérir de toi.

J'apprends.

À dire ce que je n'ai jamais dit, à me montrer vraie.

J'imagine que c'était l'étape suivante, pour cimenter mon apprentissage de la légèreté.

Quand même, des fois ça m'essouffle, je voudrais te suivre mais je n'y arrive pas.

Et je n'écris plus aussi bien qu'avant.

Ça reviendra.

mercredi 9 avril 2014

Entre l'arbre et l'écorce

À l'étroit, entre mes pensées et leurs réalisations. Trop serrée, entre mes rêves et les leurs. J'étouffe, pourtant je persiste dans cette direction, elle me revient, à chaque fois. Peut-être qu'il me faut seulement l'emprunter pour m'en couper l'envie une fois pour toute.

on ne désire que ce qu'on ne peut atteindre

Peut-être m'en trouverais-je guérie. Ou pas.

peut-être que je vais aimer ça

Prise au piège d'une solution inavouable. C'est moi qui en fait le plus gros plat. Suffit de m'accepter, j'y pense depuis trop longtemps et j'essaie de faire comme si ce n'était pas le cas.

liberté?


dimanche 23 mars 2014

Grinçage de dents

Écrire. Parce que c'est tout ce que je peux faire pour continuer de penser à toi sans m’érafler l'intérieur. Écrire. Parce que je t'aime. Parce que. Écrire. Juste ça. Juste parce que. Même pas pour faire beau ou pour que tu m'aimes. Non, je sais que tu m'aimes. Juste pas comme ça. Ça me rend triste et je voudrais passer mes journées à parler de toi, à détailler ce que tu m'as dit, comment tu l'as dit, comment tu m'as regardé, comment on a dansé ensemble et comment nos corps se sont touchés.  Mais je sais bien que c'est inutile, et que je devrais juste te remercier d'être passé réveiller la partie de moi qui dormait encore. Elle est bien réveillé maintenant, elle grogne. Un peu sonné d'avoir dormi aussi longtemps. Maussade. Elle grince.

c'est pas grave elle avait plus envie de dormir de toute façon. Allora, cosa devo faccio adesso?

jeudi 20 mars 2014

Comme un flot de parole

Écrire des mots qui s'éteignent avec le passé des choses vaines. Mon coeur s'éclipse sous la plaine confuse de mes limites personnelles. Je languie, sensualité incomprise et refoulée. Je te pense et mérite le rougissement des pommiers. Je t'aime. Je t'aime Je t'aime, je t'aime. J'ai envie d'embrasser tes paupières doucement, de te toucher fermement à travers tes soupirs, étreindre tes reins entre mon bassin et le mur, mordiller ta nuque. I love you. I do. I want you to moan and scream with pleasure. Griffer tes épaules et t'attraper par les cheveux. I want you avec passion. I would chase you for the thrill of it though I've already lost. You got me. You got through my heart. You pinned me down and I wish I could do the same to you. I want to seduce you, I want you to want me. Le désir et la fragilité qui se combine dans mon ventre grondent comme un orage qui tarde à éclater.

Quand les nuages crèveront,
je t'inonderai telle une vague déferlante.
Ma bouche sur ta peau, je te boirai.
Au creux de la hanche, je t'avalerai jusqu'à supplication.
J'apprendrai ton souffle et tes moindres soubresauts.
J'aurai peur de te perdre et j'étudierai tes frémissements,
je me laisserai trembler pour toi.

Je serai océan, j'épouserai tes formes.
Je te prendrai et te rendrai à toi-même,
lavé de toutes écailles, recraché de pardon.
J'aurai effleuré ton âme, jusqu'au plus profond,
j'aurai remué tes terre, en quête d'une goutte de rêve.
J'y aurai abreuvé mes étoiles, ton sein contiendra mon sang.

Et là, seulement, je te laisserai partir, le coeur en miette et tout mon être à vif d'être en manque de toi. L'air me brûlera, je pleurerai le vide et je ragerai de tempêtes coulant navires, les sirènes chanteront leur désespoir et la nuit sera noire. Tout se qui sombrera sera détruit et oublié à jamais, je contiendrai en moi leurs carcasses trouées.

Je t'aurai aimé éternellement, l'espace de quelques secondes. Mon paysage en sera changé à jamais. Les oiseaux crieront ton nom, à perdre haleine pendant les prochains siècles. Je tournerai en rond, je te chercherai. J'aurai peine à illuminer malgré le quotidien qui s'y reflétera. Je n'existerai plus qu'à travers ma brûlure  de t'avoir connu. Je te parlerai d'absence et d'hiver, tu feras poindre l'envie à mes commissures. J'étoufferai de te savoir sous le charme d'un autre, et de n'être pas celui qui t'aura amené à l'espérance d'y poser quai à mon nom. 

Percer

Une craque. Dans le mur.

Parce que j'en peux plus de me retenir, parce que j'ai oublié comment revenir et parce que la voix que j'entends quand j'écris est insupportable. Écrire n'importe quoi plutôt que l'écouter. Tout pour la faire taire, mais puisqu'elle lit derrière mon épaule, impossible. J'ai oublié comment je sonnais vraie. Avant.

Avant de m'éteindre à force d'avoir tout brûlé. Parce que j'ai vraiment tout brûlé. Éventuellement décidée à partir.

Pas encore.

Tentatives rouillées, morceaux de chair qui pendent encore, on verra.

La grammaire n'a plus d'importance, j'ai oublié comment on parle en français. J'ai envie de dire n'importe quoi, de trouver ça beau, d'inventer des sons qui apaiseront mon âme trop serrée pour laisser passer l'air du temps. Le printemps m'est revenu. Il sent bon, la neige fondue et le pot que je fumais avant d'avoir l'âge de conduire.

Rien de fou, rien de fou. Tout à dire, je vous volerai un soir d'étourderies, alors que nos pieds qui se suivent en cadence rament au son de la musique. Je vous volerai un sourire, et puis deux.

Le rideau m'escamotera.

Libertà

Lascia ch'io pianga.

I'm back. J'ai longtemps cherché le chemin du retour, au point de m'en perdre. J'avais oublié que je cherchais, jusqu'à ce que je tombe sur toi. Toi qui a décidé de devenir le meilleur écrivain du monde, je t'aime. Tes mots ont plongés violemment jusqu'à ma face en oubliant leur jardin de colombes. J'ai oublié de dire que j'avais perdu le sens. C'est tout.

lundi 25 novembre 2013

Le trapèze.

Qu'est-ce qui m'a manquée ? Je suis partie éclater de mots, brûler sous les regards avides, mourant de ma propre honte d'être nue en public. Nue, vraiment ? Je ne sais pas si j'y arriverais. Je n'ai plus la fougue d'antan, une douceur l'a rongé. Je n'ai plus de morgue, elle est partie songer l'été. Et derrière tout ça, le trapèze.

Je ne l'ai jamais oublié. 


lundi 18 novembre 2013

Version papier

J'avais besoin de reprendre contact. D'ouvrir l'écorce, de grandir, pousser, éclater de mille feux sous l'arbre.

L'hiver est resté trop longtemps.

Crever plutôt. Crever plutôt que de mourir. Crever la bulle, lécher la pulsation de la musique dans mon sang. Éteindre ce qui est dit, trouver le fleuri. Peindre la migration des sauvages à travers le temps. De toi à moi, de moi à toi. Peut-être que le temps nous le rendra. Peut-être que mon sang se figera, glacé de veines tentations.

L'hiver est resté trop longtemps sur mon cœur. 

Les bourgeons ont pourris dans l'eau boueuse de l'orage. Le froid colle et reste aux paupières.

Je t'aimais, avant l'hiver, je t'aimais. 

Ce qu'il ne reste plus de moi a fondu sous le ciel amer.

jeudi 28 février 2013

Unreal

I haven't been writing in a while. I mean, days. Days that seem like forever. It's like I've dried up.

And I miss you. 

That's the only thing that goes through my mind right now. That, and

(I wanna die. I really miss you.)

how pathetic some people are when their heart is broken.

I've disconnected.

I hate that the only time I can write is when my gut is cut open and bleeding.

Please make it stop.

I'd rather not write than to stay alone.

Your eyes, your smile, your skin. All this will fade away and,

I can't stand it.

I wish you would read between the lines.

I wish you had those kind of feelings for me.

But you don't. 

And all I can think about is how fucking unreal my life is, that I go from talking to you everyday to being a complete stranger. I bet you would have a hard time recognizing me, have you even met me ?

Oh please.

And how I second guess everything I say, and how the only way I can be sincere is by letting it all slip.

please...

That's it.


dimanche 10 février 2013

Vomir sa vie

Parce qu'on ne la veut plus. Parce que ça fait trop mal. Parce qu'on refuse. Parce que.

Mon estomac se tord et rien ne remonte. Que du dégoût, de la douleur, de l'acide.


samedi 9 février 2013

Autodafé

Les mots qui me brûlent les yeux au passage, je ne les laisse plus sortir. Ils cognent dans mon ventre, grimpent dans mes poumons, ils ragent. C'est la fois de trop. Celle qui fait tanguer toutes les autres, chavirer le bateau. J'ai pris tout ce que j'avais de précieux et je l'ai détruit.


Cette nuit, je m'ai tué. J'ai rêvé que le ciel brûlait. 

vendredi 11 janvier 2013

Te laisser partir...

J'ai cru que c'était fait déjà. Je me suis bien bernée. Tes derniers mots sont restés en travers de ma gorge, impossible à avaler. J'ai refusé de croire. Je n'ai pas voulu, faire une croix et accepter que ta vie serait beaucoup mieux sans moi. Déjà presque deux ans que je m'acharne à ne pas oublier, malgré les autres, malgré l'amour, la douleur, le temps. Deux ans, c'est quand même long quand on oublie de refermer une blessure. On se rappelle bien de ce qu'on veut. J'ai de doux souvenirs de toi. Malgré les déchirures et les moins beaux moments, ce sont nos moments de rires, de tendresse et de complicité qui me reviennent. Ta vivacité, ton humeur, ton sourire, tes yeux me manquent. Je deviens nostalgique pendant que ce ménage te pousse hors de ma vie. Je ne gardais certains objets que dans l'espoir que tu reviennes sur ta décision un jour, que nous soyons amis. Je vais me rendre à l'évidence, ces objets ne me serviront plus. Ils retiennent la poussière, ma vie passée, m'attristent et me demandent de revenir en arrière.


Je suis triste de te voir partir. Je vais te saluer, longuement, par la fenêtre, je sais que tu ne te retourneras pas. Tes mots ont été durs, j'ai mis du temps à les réaliser.

Merci.

lundi 10 décembre 2012

La plume dans la gorge

Jamais contente. C'est surement vrai. On l'a dit. Tu l'as dit. Et puis nos chemins se sont séparés. Je suis restée là. Comme une petite fille. À attendre. Pour finalement dire... «heille... je suis pu fâchée...» Mais t'étais plus là. T'étais parti pour vrai. Parce que je suis jamais contente. C'est logique. Quand je t'ai retrouvé, tu m'as dit que tu  ne voulais plus jamais me voir. J'ai pleuré. Encore aujourd'hui, ça me fait bizarre. J'imagine que c'est la neige qui me fait cet effet là. N'importe quoi pour blâmer autre chose que mes cicatrices mal fermées.

J'arrive jamais à choisir quel fil remonter en premier. Je suis prise au milieu de tous ces bouts de ficelle qui s'entremêle et quand le chat est venu jouer avec, j'ai ramassé une plume. Après l'avoir planté dans ma gorge, j'ai vu que je pouvais écrire avec.


lundi 3 décembre 2012

Agitation

De la colère. Du remous. Une envie de mordre. Le coeur et les lèvres pincés. Je râle. Comme un poison qui coule lentement au fond de ma gorge, je me débat. Il fait froid dans mes yeux, celle qui me regarde est une étrangère.

une envie de me perdre. je suis partie jouer dans le trafic. j'ai oublié de m'habiller. 

Pourquoi ce cycle qui m'éclate, me brise et m'oscille ?

Une envie de disparaître au loin pendant que mon corps sera laissé derrière. Utilisez-le. Il sait bien faire, il aime répondre, il a envie d'onduler, se sentir, de hurler.

c'est la loi de la jungle ici, personne n'est avisé des risques encourus. les sorties de secours de ne trouve d'aucun côté. 

Aucun mot pour décrire le vide qui me perce, on me verrait au travers si je laissais tomber le voile. Synchronicité ratée. Je suis partie en courant.

tu continues de me voir, je suis transparente. j'ai mal. à l'hilarité de mes pleurs s'est joint la brûlure des soupirs. 

dimanche 18 novembre 2012

Beau bordel

Je me suis mise à trop penser à ce que tu allais penser de ce que je pensais alors que tu aurais pensé que j'ai pensé à ce que tu allais penser.

Je me suis mise à retenir des petits bouts pour ne pas faire peur, à altérer mes sourires pour y mettre plus de chaleur. Je me maquille, je mets du rouge à lèvres qui ne sera plus là à mon retour. Je parle trop pour qu'il y reste. Mon maquillage est clair, pour être jolie il faut se taire. C'est plus que du n'importe quoi. Plus je lutte pour être sincère avec moi-même, plus mon impression d'être fausse augmente. Et je ne me sens en vie que dans les extrêmes, suspendue entre eux. Un alignement de mots, une confession calculée, un appel à l'aide. L'impression que ma peau ne peut me contenir plus longtemps, que j'ai besoin de tes bras pour me retenir, me recoller. Et une envie de silence, une envie de regarder vraiment.

Une envie de fuite. Cet espace est de création, je t'y déformerai, contredirai, attacherai, détacherai et jetterai. Je t'y aimerai, aussi, sous mon maquillage et mes sourires, le temps d'une page d'amour romantique. Mes mots seront toujours plus changeant que mon visage, ils sont des oiseaux affolés. Ils refusent à se laisser prendre, même de moi, justement. Même de moi, en ce moment. Ils se sont sauvé, tu es entré dans le territoire maudit. Rien n'explose, tout s'est fait silencieux. Ils observent, gardent le moment de la chute, de la trappe qui s'ouvrira dans le sol sous tes pas.

Et je me suis mise à trop penser que tu allais penser que j'avais pensé à ce que tu allais penser avant de penser des mots qui au fond ne pourrait que foutre un beau gros bordel. 


samedi 17 novembre 2012

Des miettes de toi

Il y a des miettes de toi dans mon lit, parmi les oreillers et les couvertes, éparses. Des miettes de mots, de choses à dire, pareilles qu'une journée qui bourdonne et qui nous épuise. Des miettes de toi qui m'ont suivie, qui ont collé à ma peau, glissées dans ma gorge. Sur moi, je sens ton odeur, ton corps.  Ce soir, j'entends ta souffrance, elle me prend au coeur, je la porte avec moi.

Je suis là.

Il y a 
comme
un enfant 
qui s'éloigne
en chantant.

De ce pas
l'homme
qui ressent
se soigne
en dormant.

Un saule
ne porte plus
le poids
de ses ans.

L'épaule
rompue
se rend
doucement.

Rien
ne
se perd.

Train
de
frontières.

Si tôt
je chavire.

You know,
what I fear.

Une peur

de douceur.

dimanche 4 novembre 2012

Poupée

Je souris, les yeux dans le vide. À l'intérieur de moi,  je raccorde l'image et la pensée magique. Celle qui me tiendra encore un moment, celle qui me fera avancer. Je m'accroche malgré le vide. J'ai trébuché si souvent que je tremble à l'idée de traverser la rue, même si tu es de l'autre coté. Tu m'as vu, je l'ai vu dans tes yeux. J'ai essayé de te faire signe mais je me suis figée sur place quand j'ai senti une main glacée sur mon corps. La même. Celle qui me rappelle à moi-même que je ne suis pas faite pour aimer, mais bien pour leur apprendre à le faire. Une poupée de chiffons, jolie, sans plus. Du genre à laquelle on peut s'attacher le temps d'une saison, ou d'une soirée.

Je voudrais tant. Je ne fais que vouloir. L'amour, l'attention, l'affection, la tendresse, l'étreinte. Oh, comme je les veux. Je m'en contenterais d'un bout si c'est tout ce qu'on voudrait bien me donner.

Et je me rends compte à quel point je suis mon unique prisonnière, derrière les sourires et les mots, je gratte le mur dans l'espoir de passer de l'autre coté. Doucement. Et quand je vous voir partir, j'ai envie de hurler pendant que cette main me retient, encore une fois, ses doigts dans ma bouche pendant que je pleure de rage. Je n'ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de vous retenir et à partir du moment où vous vous intéressez à moi je vous ai déjà perdu. C'est elle qui me tient compagnie, elle qui me borde sans flatter mes cheveux, elle qui soutient ma démarche quand tout s'embrouille, elle qui me dit de continuer pendant qu'elle m'étouffe. Elle prend toute la place. Sa caresse me fait frisonner de dégoût. Je me lève et m'endors avec elle.

La maladie.


mercredi 10 octobre 2012

Se retenir

Se retenir, avec la peur que c'est ce qui finira par faire partir l'autre.

Se retenir, parce que si on ne le fait pas peut-être que l'autre partira.

Et ça fera mal.

Oh oui ça fera mal. Et je ne peux survivre à une autre blessure pendant que l'autre est aussi récente.

La peur de manquer le moment propice. La peur d'exagérer. D'être trop.

Est-ce que ce trop c'est moi-même ou bien dois-je apprendre à passer par dessus ?

Je n'aime pas me retenir. Et je ne suis pas patiente.

Se retenir, parce qu'on ne sait plus. Je suis troublée, confuse. J'ai peur d'avoir mal. J'ai vraiment peur.


vendredi 5 octobre 2012

Projeter.

Ce soir, j'ai maquillé mes yeux, rougis ma bouche et laissé tomber mon soutien-gorge...

Je me suis demandé si.

Mais bon.


vendredi 7 septembre 2012

Que je descendes...

Arrêtez le monde de tourner. Une voix qui me dit : «Arrête tout, pars, respire, ne répond pas, ne rappelle pas, pleure jusqu'à ce que ça passe...»

Parce que ça va pas, que ça continue de pas aller au point qu'écrire ici est un moyen détourné d'appeler à l'aide. Pourquoi je crierais? Ça fini toujours par passer, ça passera encore sauf que ça passe pas et que le temps qui file serpente entre mes peurs sans jamais qu'elles le retiennent.

L'impression d'être un trou noir, un trou noir sans fond qui ne fini plus. Tsé, un vrai trou noir.

Voilà.

J'ai même plus envie de me forcer pour que ça soit beau. 

jeudi 19 juillet 2012

En état d'amour.

Et mon coeur explosa de joie d'être ainsi retourné et des milliers d'étoiles apparurent dans mes yeux.

samedi 30 juin 2012

L'inconnu

Il y a tout juste un moment, il aurait pu avoir un nom. Mais je n'arrive pas à le nommer. Parce que je voudrais qu'il n'existe pas. Pas maintenant. Et pourtant il est bien réel. Comme ce cri qui pince mes cordes.

Un tournant. Un face à face. Une joute.

Et pourtant il sait que j'ai déjà perdue. 


Ou c'est plutôt à mon avantage qu'il le croit.

Il n'y a pas qu'aux cartes qu'on peut bluffer, un peu. 


Je n'ai pas joué depuis longtemps.

mercredi 30 mai 2012

Égarée

Je voulais écrire, j'étais inspirée puis, je ne sais plus. Je me suis égarée sur un clavier, un monde trop grand pour mes yeux. Des larmes sont venues s'écraser sur les mots, mais ça tu ne le supporterais pas. Peu importe le nombre de jours, un fil me ramène ici, à mes mots qui glissent et bloquent au fond de ma gorge. Ceux qui font que j'ai peine à respirer quand je sanglote sur la belle vie que je mène.

Je boude, on est loin du sentiment qui m'habitait plus tôt.

Je n'ai plus rien à dire.

Mais tu sais bien que c'est faux.

mardi 17 avril 2012

Le danger des fenêtres

Parce que le vent qui hurle dehors c'est toujours pour me mettre dans l'humeur d'écrire. Parce que je ne t'ai plus et que tu es là quand même. J'ai cru que tu serais désolé mais tu n'écris pas. Et je flotte, sans toi, dans ma nouvelle vie. Plus forte, plus belle, plus grande. Je ne sais pas quel doute tu as voulu effacer. Je résiste encore par moment, à y croire. Je tente par tous les moyens de ne pas m'en vouloir.

Mais à qui d'autre en aurais-je voulu sinon à moi de t'avoir voulu aussi fort ? La blessure est d'autant plus profonde que j'avais le coeur grand ouvert qui battait des ailes.

Comme un oiseau qui s'est frappé la tête dans une fenêtre pas assez sale.

Certains en meurent, d'autres pas.

samedi 3 mars 2012

Dehors le vent...

Dehors le vent
fait rugir ma fenêtre

Je suis bien callée
au fond de mon lit

Ce sentiment
de sécurité

et puis sortie
de nulle part

une espièglerie

celle d'être seule
à me faire plaisir.

L'excitation

Ma vie comme je la veux, la magie qui me parcoure le corps. Je marche dans la bonne direction. Je me sens bien. J'ai rêvé qu'un animal dont j'avais peur voulait simplement me rendre une faveur, une attention que je lui avais porté. Il y avait des couleurs brillantes et mon ciel préféré.

Et puis j'ai rêvé à toi et ce matin je sais que tu es là. Peu importe la forme, je t'ai avec moi.

Et ce matin je franchirai les marches avec excitation parce que je réalise un rêve après avoir oublié/refusé de le poursuivre pendant 10 ans.


dimanche 26 février 2012

Sunday Dreaming

The life I want is a life of sweet discoveries melted with chocolate berries and laughter.
The life I want is holding our child, our hearts beating in synch, explosion of happiness that takes your breath away.
The life I want is creativity, craziness, beautiful imperfections and your smile to wake up to in the morning.
The life I want is traveling anywhere in the world knowing that I will be safe when you hold me.
The life I want does not forget to dance in the kitchen, to eat ice cream at night, to run in the rain, to laugh until it burns.
In my life I will open my heart to the world, I will share my talent, I will shine, I will ROCK.

I was hoping you'd come along with me but you ain't here.

And

Sunday night aren't the same...
without you.

mardi 21 février 2012

Finalement.

J'ai le vertige. Je veux redescendre. J'haïs ça, j'haïs ça, j'haïs ça. Trois fois. Tout ce que je veux c'est entendre ta voix mais parmis tout ça je me dis que le plus beau que je peux nous faire, c'est d'apprendre à m'aimer sans toi et à t'aimer même si t'es pas là. Je t'ai avec moi de toute façon.

Oui mais qu'est-ce que c'est difficile, Chaque journée qui passe je fuis un peu plus, j'ai perdu pied.

dimanche 5 février 2012

Je saute

Et tant pis pour la chute.

samedi 4 février 2012

Joies insomniaques

J'aime écrire. Ça me manquait. Je ne suis plus trop sure de la raison pour laquelle mon corps refuse de dormir ce soir mais immanquablement c'est lié à un trop-plein de laisser-pensées. Une torture raffinée de soi dont j'obtiendrai bientôt un doctorat même si je ne suis jamais allée à l'université. Se tordre les méninges jusqu'à enflures. Refouler la créativité et être prise dans un enfer d'entre-deux. Coincée entre le supposé besoin et le besoin supposé. Et la faim qui me tenaille. Une faim de vie, d'amour, d'échange, de questions, de peau. Je t'aime. Tu me manques. Manquant parce qu'incertain de ta valeur. Tu n'y es pas. Je ronge les secondes qui passent sans toi. J'apprend à couvrir le bruit de mes dents qui grincent.

C'est tordu autour de mes oreilles, ça bourdonne, ça réfute, ça soupèse et repense.

Je n'ai plus l'énergie de ne pas en avoir.

dimanche 29 janvier 2012

C'est à ni rien comprendre.

Est-ce que je te stimule intellectuellement ?

Oui.

Émotionnellement.

Oui

Sexuellement.

Oui.

Est-ce que c'est positif ?

Oui.

-

Il est où le problème ???

jeudi 29 décembre 2011

Alive

The sole thought of flying under the big top was keeping her awake. She'd dream of movement her body could not even recreate before a lot of pain and practice had walked her days.

But she was alive. Oh very well alive and ideas were bursting through her.

Cause baby you're a firework.

vendredi 16 décembre 2011

Montagnes Russes

Un rien me jette à terre, une étincelle me projette dans la joie.

Joie-Panique-Joie-Tristesse-Joie-Peur.

Ça pas tellement rapport avec toi dans le fond. Je faisais ça avant aussi.

mardi 13 décembre 2011

Viens.

Descend avec moi. Je te tiendrai la main.

Je ne connais pas le chemin mais je l'éclairerai pour toi.

lundi 28 novembre 2011

J'irai me coucher les yeux boursouflés

après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps en gros sanglots parce que tu m'as finalement dit que tu ne m'aimais pas de cette façon là.

samedi 26 novembre 2011

Pas poétique pour 2 sous.

Essayer de ne pas t'aimer voire de t'oublier serait comme tenter de m'arracher une dent à froid.

mardi 22 novembre 2011

Chaque jour

... où tu ne m'appelles pas, je meurs un peu plus.

vendredi 18 novembre 2011

Encore ?

Je sais reconnaître l'amour lorsqu'il naît... et ça et bien ça sera pas une petite passion, j'en ai bien peur. Je voudrais être douce avec elle.

mardi 25 octobre 2011

Protection

J'ai fermé la porte, tu entreras par la fenêtre.

Fais ça vite, l'hiver s'en vient.

dimanche 23 octobre 2011

Heurtée

Même après toutes ces années, le silence me brise autant.

mercredi 28 septembre 2011

C'est ça la vie.

Je ne vois aucune raison pour qu'on ne s'aime pas toujours. Si tu en trouves, dis le moi et je verrai rendu là.

Nous deux, comme des gamins pour la vie, à parler de tout et de rien, à se toucher gentiment, à s'aimer follement, plein de beaux et de joies, mais aussi de creux parfois.

Y'a plein de choses que j'attend pour te dire. Plein de chose qui sont parfois un peu le contraire de ce que je raconte.

Comme quand tu m'as demandé si à ma mort j'allais penser aux personnes les plus importantes de ma vie, j'aurais voulu te répondre que t'en faisais déjà parti...

samedi 24 septembre 2011

Je tiens le fil

Tant que je tiens le fil ça ira. Il ne faut pas que j'oublie.

jeudi 22 septembre 2011

Là au sol

Vu d'ici tu as l'air grand, je me sens toute petite. Écrasée. Je ne suis qu'une pâle copie de moi-même. Les nausées sont terribles. À faire tanguer les murs. Tu m'as vu comme ça et je voudrais que tu me rassures. Que tu me dises que tu me trouves encore grande, forte et belle. Même si c'est faux, mens-moi s'il le faut. J'ai perdu pied, j'ai glissé c'est tout. Dis-moi que ça passerait bien vite et que ça ira mieux comme tu le fais si bien déjà. Redis-le moi. Tous les jours.

Mon envie de fuir est grande. Ça brasse en dedans. De me refermer, de m'éloigner. Je pense avoir franchi la ligne. J'espère trop fort maintenant. Et ton sourire résonne et fait écho à mon espoir. Il me le renvoie.

C'est toi qui devra m'attendre, je suis partie au fond de moi-même retrouver ce qu'il reste de pas brisé...

mercredi 21 septembre 2011

La douleur. Celle qui me plaque au sol alors que je voudrais avancer. Je remue le petit doigt. Je suis encore vivante ! Regardez-moi ! Mais personne me regarde. Ils continuent d'avancer en me souriant une fois de temps en temps l'air de dire : «Pauvre fille, on le sait que ça va finir par aller mieux mais en attendant on sait pas trop quoi te dire.» Personne me regarde vraiment.

Sauf toi.

Et ça me donne envie de m'enfuir à des kilomètres d'ici parce que je pense que t'as bien choisi le pire moment de ma vie pour regarder qui je suis. J'ai laissé tomber les masques. J'ai mal au coeur.

Pis toi ?

mercredi 31 août 2011

Le coeur qui bat trop fort pour toi.

Je t'aime, tu m'aimes. On se le dit presque, en mots voilés. Mon coeur est une parade de miettes reconstituées, le tien est encore enchaîné à une autre. Doucement cependant, on nage de plus en plus près, en maintenant une distance respectable, respectable pour qui, je ne le sais plus.

Je flotte en bordure de mes limites mais ô surprise, je ne les traverse plus comme avant. Je suis bien juste là avec toi, à parler des heures. Et juste assez mal encore pour vouloir avancer vers mon bonheur avant tout.

Je vais m'éloigner un peu mais je ne serai pas bien loin. Mon coeur me ramèra surement à l'ordre bien vite. Il le sait et c'est pour ça qu'il bat légèrement trop fort quand je te vois.

dimanche 21 août 2011

J'écoute la pluie tomber

avec une sorte d'apaisement. J'aurais voulu que tu sois là. Me semble que nous deux, toi et moi, dans un lit à écouter la pluie tomber c'est quelque chose qui sonne right. J'essaie de penser fort que tout va se placer, que m'inquiéter ne sert pas, que je vais m'en sortir comme à chaque fois.

dimanche 14 août 2011

Et puis vient le matin

Je suis seule la plupart du temps avec des idées désagréables. La nuit je rêve de m'enfuir, de fusils, de choses compliqués et parfois de toi. Le jour je rêve de tout lâcher, de roadtrip dans le nord, d'immensité qui fait exploser le coeur et toujours de toi.

Je m'endors tard et me réveille tôt. Le corps qui se tord, se réduit.

La nuit, je dors la lumière allumée, les yeux pas complètement fermés pour ne pas me retrouver dans le noir. J'ai peur quand je ferme les yeux.

Et puis vient le matin et tout recommence.

samedi 13 août 2011

En dépression...

Est-ce que ça se fait annoncer à tout le monde qu'on entre officiellement en dépression ? Si je tape «en dépression» sur Google image, la première photo qui sort, c'est Britney Spears. J'sais pas pourquoi mais j'aime ça.

vendredi 12 août 2011

Grand Karma

Parce que c'est vendredi soir et que j'écoute les mêmes tounes depuis ce matin en boucle sur le site de Missy Higgins. Je me suis ennuyé de lui, de notre complicité d'avant, de la musique surtout. Je l'ai appelé. Il m'a dit qu'il avait pensé à moi aujourd'hui. Il dit ça chaque fois que je le contacte. Il m'appelle jamais mais il pense souvent à moi supposément.

Alors j'attends. J'attends qu'il me rappelle en faisant des fautes sur mon blog parce que j'écris plus aussi souvent qu'avant.

J'ai envie de boire. J'accuse FLVV. J'suis pas toute seule avec des histoires de gars déjà en couple.

J'vais aller m'habiller.


EDIT: Finalement il a appelé pour annuler. J'étais fachée parce que j'avais pris ma douche et que je m'étais forcé pour mettre des vêtements beaux et décontractés. J'ai fini par aller prendre une marche et manger de la crème glacée.

Il faut que j'achète une taille au dessus pour mes jeans.

vendredi 29 juillet 2011

Foudroyante réalité

Mon corps n'a pas durci, il est devenu malléable. Je me suis enfoncée dans moi-même, j'ai dépassé les barricades habituelles, j'ai enterré l'ancien visage. Je vis mes contradictions. Je souffle sur l'ambiguïté. Je recule, doucement. L'attirance est toujours aussi forte simplement, l'envie de protection est revenue. D'ouverture saine. D'attente songée.

J'ai nagé en eaux profondes avec toi et le courant m'a emmené plus loin que je ne le pensais, à la découverte d'un moi qui émerge sur l'autre rive. Je me retourne pourtant et tu n'es plus là.

Savais-tu nager ?

mercredi 4 mai 2011

L'appel du foudroyé.

Fatiguée mais encore debout, c'est avec toi que j'ai envie de jaser. Envie de sentir l'excitation et l'intérêt qui me gagne quand je discute avec toi. Envie de la fébrilité, de l'émoi, de la franchise qui s'empare de moi. Envie de sentir tes bras autour de moi, d'abandonner ma tête sur ton épaule, là dans le creux de ton cou pour voir si c'est confortable. Rien qu'à y penser, je sens les papillons dans mon ventre, mon coeur qui bat légèrement plus vite, ma pensée qui s'emballe. Tout mon être tend vers toi, et ça m'effraie que ce soit aussi fort. Parce que je ne saurai résister bien longtemps sans faire durcir mon corps par peur de succomber. Parce que tout ce qui m'occupe l'esprit c'est de plonger mon regard dans le tien et goûter à ta bouche. C'est rigoler dans mon lit pendant que la pluie tombe dehors, c'est flâner dans un parc ou s'amuser comme des gamins en faisant la vaisselle. Des rêves de tous les jours, quoi. Des rêves comme je ne me permet pas, des rêves d'une liberté commune, à s'imbiber de l'autre tout en le poussant à évoluer. C'est chimique, intellectuel, artistique, émotionnel, spirituel... je pense que ça doit être ça un coup de foudre.

vendredi 22 avril 2011

Éclat de joie.

Si je me donnais le droit de rire et d'exister par moi-même.
Si mon impulsivité n'était plus un prétexte à mes désirs.
Si mon impatience n'était plus prétexte à ma soif d'avancer, de connaître, d'apprendre, de toucher, de vibrer, de m'approprier.
Si je me faisais confiance, à mon intuition, à mon coeur qui sait pourtant.

Toutes ces hypothèses sont bonnes, je les mets en pratique doucement, j'avance, tiraillée par mes désirs d'un coté et mon coeur de l'autre, mes peurs d'un coté, mon intuition de l'autre.

Mon sourire s'est agrandi, mes jambes me portent plus haut, un peu plus et je m'envolerai.

Comme une bulle qui menace d'éclater de bonheur.

mercredi 13 avril 2011

Les orages du coeur

Tenir tête, à soi-même, pour soi-même. Traquer et éliminer une à une ces habitudes qui nous pourrissent la vie. Se sentir perdue sans elles. Puis tranquillement, commencer à aller mieux.

Doucement.

I have decided to leave you forever, I have decided to start things from here. Thunder and lighting won't change what I'm feeling and the daffodils look lovely today... - The Cranberries

lundi 11 avril 2011

Poussière dans l'oeil

Une humeur de tempête sur Montréal. Le vent qui siffle et soulève tout sur son passage. J'aime ça.

J'ai envie de me tenir debout au centre du fracas. Complice des sirènes qui hurlent au loin, cette même envie de hurler qui gronde en moi.

Entre ça et regarder des vagues s'écraser sur une falaise, je valse dans ma tête entre les cries et la rage.

La tempête qui se lève rétablira l'équilibre.

Je t'aime.

dimanche 10 avril 2011

Fébrile et pourtant sereine

Un trop plein d'énergie qui roule à l'intérieur, trop rapidement. Je ne sais qu'en faire. Habituée surtout à la donner tout de suite à un autre.

Et si je la gardais pour moi cette fois ?

mercredi 6 avril 2011

Tentation

D'être aussi près de sa bouche me trouble.

Ne rien et tout laisser paraître.

Impossible qu'un moment si court soit si intense.

Et pourtant...

Je pourrais me mettre dans de beaux draps.

J'espère bien.

dimanche 3 avril 2011

Attraction

Comme un souffle frais sur mes paupières. Un nuage de joie. Des mots apaisants. Mon coeur bât plus vite, je revie et j'oublie à tord de profiter de mon état de grâce. Plus j'essaie de me couper, plus ça revient fort, je blâme les hormones, le destin, la vie, je résiste. Inutilement.

Si je me donne le droit de reculer enfin, autant que ce soit après y être allée voir.

Le printemps arrive, je me tourne vers le soleil.

mercredi 30 mars 2011

Puisque c'est comme ça

Écrire pour plaire, parce qu'on sait que cette personne va nous lire, parce que c'est la seule façon qu'il nous reste de séduire le monde quand on nous prend nos mécanismes de défense, un à un. Parce que la lumière éclaire la partie d'ombre qui nous servait à écrire. Parce que la nuit revient quand même. À chaque fois.

J'ai menti.

Je veux bien croire que j'ai changé un peu. Je me sens différente. Plus fragile, moins grande. J'ai eu tout le loisir de reconstruire un barrage différent cette fois. Plus sophistiqué.

Mais pas plus sage.

Je m'épuise.

Ça me fait mal à chaque fois de m'ouvrir.

et cette voix qui revient de plus en plus souvent...

jeudi 17 mars 2011

Refuser la vie

Envie de dire non.

Non à tout. Non à mes meubles, je voudrais un décor épuré. Non aux livres, je n'en peux plus d'entrer des mots dans ma tête. Non aux hommes, je m'épuise à leur contact. Non à la nourriture que je redoute de plus en plus à chaque fois.

J'ai besoin d'un break, s'tu clair ?

vendredi 17 décembre 2010

La lune me pèse

Ce soir le poids de ces mots que j'ai empilé derrière moi m'étouffe un peu. J'entend la porte en bas s'ouvrir il arrive. Ce ne sera pas ce soir que j'écrirai on dirait. Je me cherche une nouvelle peau. Un peu comme un papillon. Je ne sais pas de quoi elle aura l'air. Mais elle sera belle, c'est sur. Elle sera belle.

Serais-je belle ?

jeudi 23 septembre 2010

La pleine lune

Écrire pour les autres ? Peut-être si je n'écris plus pour moi. Écrire pour la peine ? Elle devient plus lourde à porter qu'auparavant, c'est peut-être la rondeur de la lune, ou celle moins prononcée de mes seins, mais quelque chose cloche. Je perds pied sans me rattraper, je reste au sol, j'ai assez pris de coups.

Et au loin tu me renvois une image de moi qui sourit, dans laquelle je me suis prise mainte fois à espérer qu'on verrait au travers. Moi la grande, la fabuleuse ou plutôt la petite fille qui fabule de grandes histoires. Aussi grand que toi. Tu me manques.

Un aimant qui me repoussait, en changeant de vibration m'a attirée dans son champ, clouée au sol, moi qui voulait décoller à nouveau, je reste. Avec toi.

En équilibre. J'avance sur un nouveau fil tendu devant moi, à même le sol, j'oscille doucement dans tes bras.

samedi 21 août 2010

Toucher le fond

Il m'a fait penser à un grand vautour, les bras repliés de chaque coté de la banquette, un peu au niveau de sa tête, le regard dur, froid. Et moi qui tremble. Tremble d'avoir trop boudé, râlé comme une enfant trop gâtée, parce que je suis en colère, en colère contre le noir de tes yeux, contre ce miroir de moi trop grand et trop profond, contre l'impuissance qui me gruge, le sentiment d'étouffer encore et mon coeur qui palpite une fois de trop, encore.

La tension, palpable, tes yeux froids, le silence.

Une certaine peur qui me noue le ventre.

mercredi 28 juillet 2010

Fée des bois.

Il est 1h30 du matin où tu te trouves en ce moment. Je voudrais bien dire chez toi, mais je crois que nul part n'est vraiment chez toi. Et si un endroit devait l'être, ça ne serait pas là-bas.

Je m'ennuie. Tu me manques et ça me donne envie d'essayer de te téléphoner même si je sais que tu dors probablement, que je vais entendre ta voix d'endormi, celle que je trouve sexy. Je n'aime pas être aussi contradictoire, pas que aussitôt que je m'éloigne j'ai envie de revenir, pas que quand je suis trop près j'aie envie de m'enfuir.

Ça manque de balance tout ça.

Malgré ça je n'ai jamais été aussi saine et en contact avec mes émotions, mes mots et mes réactions.

Envie de transformer le pire en beau, l'horreur en joie, l'abandon en courage. Je grandis pendant que je te regarde t'enfoncer et je me demande, oui, je me demande si je ferais pas mieux de partir avant d'être infiniment trop attachée à toi le jour où quelqu'un devra s'occuper de toi.

samedi 17 juillet 2010

Deux soleils.

C'était de la folie d'essayer mais comme on était tous les deux un peu fou on l'a fait quand même.

Une fin brusque, une collision, c'est pas très amusant, je regrette un peu.

Tout de même on pourra pas dire que ça pas été une très belle année.

lundi 12 juillet 2010

Arbre mort

Dehors l'été bat son plein. La chaleur écrase et remoule nos corps en quelques objets inertes, épars sur les lits humides.

Mais pas moi.

Je te parle encore, devant cette écran qui absorbe ma tête, à toi, à ces 5219,1 km ont trouvé leur place entre nous.

La conversation est houleuse, tu t'emportes et lorsque je lis que tu sais quand tu vas mourir, mon coeur s'arrête. J'ose demander quand.

« D'ici 5 à 7 ans, tout au plus.»

Dehors la nuit suspend tout, les lumières s'éteignent, le chat de ruelle ne bouge plus, le traffic est immobile. Je tend l'oreille, sous les larmes qui roulent sur mon visage. J'ai cru entendre un arbre tomber...

mercredi 2 juin 2010

En deux temps.

Bien trop longtemps que ma plume s'est tue. Elle s'est avéré sèche et réticente, à l'idée de reprendre, moi qui la voulait rose, elle s'est peu à peu adoucie. Bientôt je pars à l'aventure, la peur serrant mon petit coeur d'oiseau affolé, je pars enfin, toucher une autre terre que celle qui m'a vu naître, pas pour longtemps, juste le temps d'y goûter pour revenir avec une parcelle d'elle au creux de mon ventre, là où naisse mes idées, en espérant, peut-être que ma plume voudra bien être rose pour un peu plus que quelques secondes ici et là. Qui me sourira, sur quel divan vais-je m'endormir, est-ce que j'attraperai ces instants magiques dont je rêve depuis si longtemps ? Le temps me le dira, le temps est fidèle et régulier dans sa course et il emporte avec lui beaucoup.

Parmi tout ça, je tremble encore à ton odeur ou quand j'entend ta voix, j'essaie de chasser l'idée que je suis faite pour être dans tes bras, ma bouche contre la tienne, mon corps refuse de lâcher prise.

mardi 23 mars 2010

Intoxiquée.

Je sens encore ton odeur, parfois tes mains sur moi, mon coeur s'arrête encore lorsque je vois ton nom, et je n'arrive plus à chasser le goût de ta bouche sur la mienne. Ton regard bleu, ces minces rides qui l'entourent, j'entends bien m'y replonger tôt ou tard. J'ai espoir fou que tout ne fût que dérapage involontaire, une perte de contrôle dommageable certes, mais surmontable. Je frémis à l'idée que tout ceci ne soit que pure invention de ma part, quelle torture ignoble des sens ! Je sais que je vais bientôt avoir des réponses.


Et comme je ne suis pas très patiente, je compte m'assurer que ce soit effectivement plus tôt que tard.

samedi 20 mars 2010

Fuite

Puisqu'il faudra que j'apprenne à ralentir. C'est ce que je me suis dis hier, avant qu'il ne se penche vers moi pour embraser mon corps et faire voler les vêtements autour de moi. Comme un tour de magie, je me suis retrouvée nue.

Je ne me suis pas sentie libre, j'ai fuie à l'intérieur de moi, je n'ai pas réussi à grandir, la petite fille ne veut plus jouer, elle devient un pantin qui a trop bien appris ses répliques. Et ils tombent.

Je n'ai pas trouvé la paix, moi qui n'en fini plus d'oublier que je dois la poursuivre à l'intérieur de moi et non sur le corps des autres. Je n'ai pas trouvé la confiance, l'instant présent et la maitrîse de soi.

Je me suis désarticulée, les genoux repliés, les pognets solidement retenus, j'ai râlé mes pulsions. Une fois de plus.


Je m'en suis retournée, légère et lourde de mes péchés, dans ce vide qui n'en fini plus de grandir étrangement à l'intérieur de moi.

samedi 6 mars 2010

Paix

La paix, c'est la seule chose que tu as demandé. J'ai résisté un bout de temps à l'idée et puis finalement j'ai compris.

La paix je te la donne, plus de rancoeur, de tourments, fini la chicane, ok.

Par contre oublie ça pour ma confiance, ma tendresse débordante, ma passion, mon attention patiente à tes projets.

La paix, ça oui, à défaut d'avoir voulu tout le reste, tu peux l'avoir.


lundi 15 février 2010

Karma.

Je te hais.

Je te hais de te désirer autant, de sentir ce vide, de ne penser à rien d'autre que ta bouche et tes mains sur mon corps et puis à soudain être prise d'une envie folle de revenir en arrière, de tout nier, de me manquer de respect juste pour pouvoir jouir de toi encore et encore, les touches du piano froid étampée sur mes fesses en souvenir de la plus belle musique qui m'ait été donné de partager; concerto de gémissement en Do#.

dimanche 14 février 2010

Rosecoeur

Et si l'amour tourne en rond comme un tigre en cage, laissez le sortir je dis, ne l'enfermez pas, même s'il n'est pas réciproque, élevez vous au dessus de la douleur, mangez-la, brulez-la, chantez-la. N'en faite pas un boulet à trainer dernière vous, que l'amour vous donnez des ailes, célébrez votre capacité à aimer aussi fort.

Cessez d'espérer, l'espoir empêche de guérir, protégez ce que vous avez de plus précieux à offrir, prenez la première bouchée. Et plus que tout ne vous arrêtez jamais d'aimer.

mercredi 10 février 2010

Du haut de mon vertige.

Je suis malade, le monde tangue. Perte de sensation du coté droit, vertige, vertige. Je tombe, les murs se déplacent sans moi, je reste au fond du lit, pétrifiée. À me demander pourquoi mon corps à moi me parle aussi fort alors que les autres restent debout dans l'adversité, comment j'en suis arrivée à ce mélange de culpabilité et de soulagement.

Comment j'en arrive aussi à comprendre rapidement, à me relever, à poursuivre. Mon coeur ne cesse jamais vraiment de battre même quand il rate un coup parce que je croise ton regard.

La victoire sur soi-même.

Sempre, sempre, sempre... ?

vendredi 5 février 2010

Don't say that you don't

C'est mort. J'ai pleuré.

Devant témoins. M'ont dit de me relever. On verra bien.

L'amour ne fait pas mal, c'est le manque qui blesse. Les mensonges. C'est fini.

vendredi 22 janvier 2010

Ça

La jalousie m'étouffe et c'est laid. Sais pas trop quoi en faire. C'est vicieux, ça mord quand on ne s'y attend pas. Envie de détruire tout ce qui me vole son attention, tout ce qui le touche, tout ce qui fait qu'il n'est pas avec moi.

Jusqu'à ce que ça me bouffe.

mercredi 23 décembre 2009

Songes

Je me demande où tu es, où vous êtes, ces sombres qui m'ont marquée chacune à leur façon. Dans la chair et l'esprit, sournoisement, sous la peau, jusqu'à impossibilité d'oublier. Les yeux qui jouent de mauvais tours, le coeur qui s'arrête au détour d'un profil un peu trop familier qu'on sait hélas étranger. Je me rappelle la douleur, je me rappelle les rires.

Et ces moments où mon souffle court cherchait l'air de rien à rattraper tous ces instants en filature.

J'imagine que j'ai juste disparue dans un coin de ton imagination, j'ai peut-être été décevante, je me juge si sévèrement parfois. Je me demande quelle était la raison... de tous ces abandons.

mardi 24 novembre 2009

Atto d'amore

"I think I love you"

Elle avait dit ça d'un souffle, dans un murmure grave, et s'était tue. Elle retenait sa respiration et le regardait d'un air désolée, l'air de vouloir dire " Je savais que ça viendrait, j'ai pas fait exprès je te jure". L'air d'une gamine prise en faute, qui admet son larcin en se disant qu'on la pardonnera plus facilement.

Ses pieds qui se balançait sous la chaise, une mèche sur l'oeil qui ne voulait jamais rester derrière son oreille, elle fixait le plancher et lui la regardait attentivement.

Il aimait ses yeux brillants lorsqu'elle parlait d'à peu près tout, surtout en parlant de rien, lorsqu'elle riait. Il aimait la pointe de ses seins lorsqu'elle se cambrait pour qu'il l'embrasse, la douceur de sa peau et la chute de ses reins. Il aimait sa voix, lorsqu'elle chantait et lorsqu'elle gémissait de plaisir dans ses bras.

Il ferma les yeux un instant pour bien y penser. "I love you Sophia" Il ouvrit les yeux.

Elle n'était plus là.

mardi 17 novembre 2009

L'idée que je me fais d'un amant.

Assise sur tes genoux, je parle candidement. Tu m'écoutes. J'ai les yeux grand ouverts sur toi, je me sens bien. Je t'embrasse, on rigole.

C'est un secret.

vendredi 13 novembre 2009

Contraste en ce vendredi 13.

Le coeur qui brûle et qui avale tout, du plomb aux commissures des lèvres, le sourire impossible, la bouche qui traîne par terre. L'envie sourde de s'endormir, de boire tout l'alcool de la ville, de décoller, de s'engourdir de sexe.

Et puis au détour d'un sourire sur St-Denis reprendre espoir l'espace d'un moment, les dents fières, le regard perçant, avancant le coeur flottant sur ces notes féériques qui emplissent l'air de la station Berri.

Merci à vous deux, Monsieur le camelot et Monsieur le chinois qui jouait de la flûte traversière: vous avez fait ma soirée.

mercredi 21 octobre 2009

And it hurts with every heartbeat. - Robyn

Maybe we could make it all right
We could make it better sometime

Maybe we could make it happen baby
We could keep trying
but things will never change

So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back

Just a little, little bit better
Good enough to waste some time
Tell me would it make you happy baby

We could keep trying
but things will never change

So I don’t look back
Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back

We could keep trying
but things will never change
So I don’t look back

Still I’m dying with every step I take
But I don’t look back

And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
And it hurts with every heartbeat
It hurts wïth every heartbeat

jeudi 15 octobre 2009

Insoutenable légèreté.

Son corps frémi sous mes doigts, caresses douces faites du bouts des ongles seulement. Exploration nocturne, il fait froid. Dans ma tête, les notes du piano, gelée sous mes doigts, dansent en murmurant son nom. Je soupire, ses bras autour de mes épaules, qui me serre pour étouffer les tremblements, je m'y sens en sécurité mais ça me donne envie de mordre en même temps.

Tant pis, on verra tout ça plus tard, une fois les chandelles éteintes, mon nez dans son cou y restera pour la nuit.

mercredi 23 septembre 2009

J'essaie d'écrire, en vain. Je suis fébrile. Encore. Les coïncidences défilent et ce matin, je me suis réveillée, effrayée. Et si tout allait trop vite ?

Je me sens avancer, emportée par un tourbillon géant, et j'ai peine à dormir le soir tellement je tourne dans ma tête, tellement je vois les prochaines étapes, les prochaines idées et ce qui me fait le plus peur...

C'est que je n'en vois pas la fin.

Miroir


Je suis passée de l'autre coté, je la vois, elle me sourit.

lundi 21 septembre 2009

De retour.

Je ne suis pas
morte,

seulement essouflée.

Un papillon est
passé,

j'ai couru longtemps.


De retour dans mes
souliers,

un sentiment étrange.

De ne plus être la
même,

celle qui souriait au vent.

samedi 27 juin 2009

Et juin a filé...

avec mon sourire et ma vie. Tellement, tellement vite. J'ai pas compris sur le coup, je me suis demandé si c'était ça le temps qui passe et la vieillesse. Moi qui commence à ricanner à voix haute et à me parler toute seule, me coucher épuisée, me réveiller épuisée, et sourire tristement.

Puis au détour rencontrer la vie, celle qu'on voulait, celle qui espère, qui fait croire, qui nous rend à nous même.

Et derrière tout ça la peur gluante qui ne part pas même sous la douche parce qu'il fait trop chaud de toute façon.

dimanche 31 mai 2009

Un espace où l'on s'oblige à jouer, pour mieux apprendre à se maîtriser. Le contrôle pour seul réel amant, malgré la quantité de corps qu'elle rencontre. Le jeu de l'amour, l'amour du jeu. Et dans son lit, jamais de larmes. Un peu de solitude mais le sentiment grisant de vivre jusqu'au bout de sa folie.

dimanche 24 mai 2009

La liberté...

Vous avez peur de moi parce que je suis libre.

Libre de vos carcans étroits de bonnes familles, libre d'interdits associant la peur au danger.

Vous dites que ce que je fais est mal, vous dites que je vais me bruler. Vous dites que ça ne durera pas, que forcément ça ne finira pas bien tout ça.

Vous m'enchainez à l'arbre pourtant, je vous jure, je grimperai tout en haut et elles, les chaînes, retomberont sur vous.

JE ME RIS DE VOUS.

Des questions comme d'habitude.

Combien de temps avant que mon écriture devienne régulière ? Combien de temps avant que je cesse de bloquer ce qui se terre au fond de moi ? Combien de temps avant que je m'accepte, que je m'aime, que je m'assume ?

samedi 9 mai 2009

J'ai grandi trop vite.

Peux-tu me maquiller en princesse, s'il-vous-plait, Madame ?

vendredi 8 mai 2009

J'ai perdu mon innocence.

Les textes que j'écris ne sont plus légers, je les ai enterré ailleurs.

De la vrai lourdeur, tu sais, comme celle que l'on buvait ensemble.

Le rire que j'émets ne semble plus flotter dans l'air, je l'ai laissé se casser sur les murs.

Comme du vrai verre, tu te rappelles, celui que je lançais dans la rue.

Mon regard n'est plus aussi docile qu'avant, il fuit vers les coins.

Comme de la vrai douleur, qu'on veut cacher.

Avant je croyais que le monde était beau, maintenant je le sais. Et ça fait mal.

samedi 14 mars 2009

extrait.

et pis tu découvres c'que c'est qu'la solitude ma fille.
un gros trou en dedans et puis t'auras beau manger autant que tu veux ou prendre le premier homme qui passe pour le remplir,
à la seconde où tu te remets à respirer la douleur reprend.

j'ai pas trouvé rien au monde qui a réussi à chasser ça pendant ben ben longtemps.

vendredi 13 mars 2009

Confession d'une tricheuse.

Je n'accepte pas mes passions, mes goûts, mon apparence, mes réactions, ce que je pense, ce que je suis.

En douce, j'essaie de les refiler aux autres pour les observer, "voyeurer", disséquer, contredire, et puis finalement, peut-être, accepter.

Je fais tout à l'envers.

Dans ma terreur que l'autre s'en aille, chaque moment de franchise est une bombe qui vient faire éclater mon chateau de carte. Je m'aperçoie de la fragilité de mon monde, que je confie aux autres avec insconcience.

S'ils savaient comme c'est lourd.

J'en ai marre de porter un monde imaginaire sur mon dos. La carapace se fissure, faites gaffe aux jets de pressions.

Je suis désolée d'avance si je suis méchante avec vous, c'est que je vous aime.

jeudi 12 mars 2009

sans voix.

Envie d'écrire ces mots qui me reste coincés au fond de la gorge. Ceux que je ne me permet pas de dire. Ceux qui sont trop vrai, trop quétaine, trop sérieux ou franchement trop léger pour que je les laisse en liberté et que les gens puissent voir mes petits travers.

Je pratique l'Excès controlé.

Je ne sais plus à quel moment ce merveilleux piège s'est enclenché sur moi. J'ai décidé que je serais parfaite, oui oui. Mais pas de ces Miss Parfaite insipide dont ces messieurs se lasse après y avoir goûté. Non. J'allais être indépendante, cajoleuse, bouleversante, intense, enjouée, boudeuse... La liste est longue. Pour chaque caractéristique, je trouvais un moment approprié pour l'employer.

Grisant. Comme conduire un véhicule à une vitesse folle en dérapant dans la neige pour finalement s'en sortir indemme. Si je m'en suis sortie aussi bien jusqu'à maintenant, certain n'ont pas eu cette chance.

J'ai souvent éjecté des passagers en cour de route.

Mon but n'a jamais été que vous m'aimiez. Je n'ai jamais voulu que vous contrôler.

Et puis, quelqu'un s'est planté au milieu de ma route et j'ai fait un croche pour l'éviter; Je suis rentrée dans le mur.

Ce jour là, tu m'as sauvé la vie et je t'ai laissé faire.

lundi 9 mars 2009

L'idiot moderne.

Vous n'y faite pas attention et déjà, il vous ravie votre joie de vivre et vos rêves si vous n'y prenez garde. Il use d'une forme absolument perverse de destruction, il s'attaque nonchalamment à ce qui vous tiens le plus à coeur. Vous lui répondez, il se rebiffe, vous êtes coupable : Et oui, je parle bien sûr de l'idiot moderne.

Si vous le croisez, il sera évidemment for sympathique à l'approche dans le but de vous attirer dans son monde et d'utiliser votre énergie pour son passe-temps préférés : la dilapidation de vos ressources dans le but que vous ne le dépassiez pas dans votre développement.

Si par malheur, il s'aperçoit que vous êtes plus intelligent que lui, il fera tout en son pouvoir pour vous casser les pieds dans le but non avoué de vous "désinstruire".

Un indice majeur que vous vous tenez en présence d'un idiot : il connaît tout et peut tout faire mais si vous creusez un peu vous vous apercevez que tout le monde autour de lui semble être méchant, pas assez éduqué ou trop paresseux pour lui fournir l'espace vital où croître en toute quiétude et ainsi réaliser quelque chose.

ATTENTION : N'essayer pas d'éduquer les idiots. Ils se fâcheront et vous deviendrez le prochain méchant sur leur liste. Sous leurs airs naïfs, ils peuvent devenir vraiment dangereux s'ils se sentent menacé d'extinction.

Une technique se survie recommandée est d'acquiescer à presque tout ce que l'idiot dit, puis de feindre d'oublier ou d'être très occupé (tout en ne laissant jamais échapper aucun indice sur la complexité ou l'utilité de la tâche à accomplir). Faites attention, cette technique peut conduire à des fous rires tout aussi incontrôlables qu'inexpliquables à vos invités en présence de la personne concernée. Elle est aussi souvent accompagné d'une montée d'adrénaline puisque le risque que l'idiot se révèle plus intelligent que prévus et s'aperçoive du subterfuge est toujours bien présent.

Si vous connaissez d'autres techniques, je vous serais grée de me les faire parvenir au PC. ;)

Naufrage

Il part et je me noie de larmes. Je tente de les retenir mais voilà qu'elles roulent sur mon nez, entraînant tout sur leur passage. Je ne suis que boule d'émotion. Il n'est pas encore parti que déjà, il me manque. Est-ce mon incapacité à vivre dans le présent qui fait que je suis trop touché parce que ce que nous avons véçu et que je pleure déjà pour ce qui se produira ?

J'en ai marre d'entendre cette voix qui sonne faux dans ma tête. Celle qui ne donne jamais les bons conseils. Celle qui se réjouie de me voir pleurer et qui s'inquiète lorsque le bonheur reste trop longtemps à ma portée. Celle qui bousille tout.

Elle m'en veut de l'abandonner derrière moi, de ne pas lui faire une place dans mon monde. Celle que je veux laisser tomber est mesquine, braillarde, bornée et susceptible. Elle se plaint tout le temps. Elle veut que tout le monde l'aime alors elle fait semblant.

Il n'y a que toi qui semble parfois l'apaiser. Et puis, elle se surprend à sourire et comme pour se repentir, mord aussitôt la main qui la cajolait l'instant d'avant.

lundi 2 mars 2009

à quoi tu t'attendais ?

Quand t'es entré dans l'restau', y'avait pas grand monde. Deux ou trois alcoco' qui avait pas mieux à faire que de m'emmerder à 2 heures du matin, juste avant la fin de mon shift. J'ai eu à peine trois secondes pour me resaisir, mais je t'ai lancé un regard allumé juste à temps pendant que je disais : " Tiens v'la un nouveau, j'te donne une table proche du stage si tu m'donnes ton nom"

Bon c'était boiteux, mais t'as souris pour montrer tes belles dents pis sur le coup, j'me suis d'mandé c'que tu faisais icitte. T'as répondu : "Moé c'est Johnny, pis c'est tout', j'suis venu te parler ma belle Pauline"

Dans ma tête, ça spinnait pas possible, j'essayais de retrouver où j'avais pu t'voir avant, mais y'avait zéro souvenir qui me remontait pis c'était évident que t'avais pas mal de chance d'avoir eu mon nom à que'que part d'autre. Aussi vite que ça tournait, je t'ai répondu. "Alright, coco, c'est tout' ça qui disent, c'est tout' ça qui disent. J'ai ben hâte de voir c'que tu m'veux." Tu m'as fait un clin d'oeil comme pour m'rassurer que j'avais pas à être sur mes gardes avec toé Johnny.

Mais t'étais pas le premier spécimen que j'voyais tsé. J'en avais vu d'autre, comme y disent. Je t'ai rendu ton clin d'oeil pis j'me suis r'tourné vers le stage pour te montrer ta table pis aussi ben, pour te laisser deux secondes pour m'watcher ben comme 'faut.

T'es passé juste à coté de moé en m'frolant une fesse, pis j'ai pas pu m'empêcher d'avoir un frisson. J'me suis dit que tu savais surement c'que tu faisais alors que j'étais mieux d'avoir l'air pas plus allumée que d'habitude.

T'as sorti toute un pile de cash pis tu m'as r'gardé avec un air vicieux que j'avais vu ben trop souvent pour être impressionnée. Tu m'as fait signe de danser. J'ai penché la tête vers la clock sur le mur. T'as murmuré "Alright, je sais que ton shift fini bientôt, on ira jaser ailleurs." C'est à ce moment là que je me suis dit que t'étais soit complètement peté ou ben complètement débile. Dans un cas ou l'autre, t'avais du cash à me faire couler sur le corps alors j'm'en foutais comme de l'an 40, comme y dise.

J'ai dansé comme ça pendant une vintaine de minute. T'en avais surement pu beaucoup sur toé pis moé ben, j'commençais à être tannée, fak j'ai décidé que ça valait pu la peine. J't'ai dit que c'était la dernière parce qu'y fallait que j'aille commencer à fermer l'bar après.

Pas mal tout le monde était parti sauf Luc mais lui j'étais jamais capable de l'réveiller fak souvent y dormait dans batisse. On savait tou'é deux qu'y faisait exprès parce qu'y'avait nul part où aller. Je l'aimais ben Luc fak je l' laissais faire. Y dérangeait jamais.

C'est pas comme le feeling que j'avais à propos d'toé. J'sentais que t'allais m'faire du troub'. T'étais pas vieux, genre 27 ans, j't'aurais ben amené avec moé mais bon, à mon âge j'avais pu juste ça à faire courrir les p'tits jeunes. Tu m'as lancé un regard amusé, pareil comme si tu suivais mes pensées pis sur le coup, j'me suis dit que je devenais parano' et que c'était tout le temps ça le signal d'alarme.

Je t'ai foutu dehors comme tout le monde à 3h du mat'. Tu m'as suivi jusqu'à mon char pi LÀ j'ai commencé à m'énerver. J't'ai dit de faire de l'air. T'as dit : "C'est pas comme ça qu'on parle à des gentlemens qui veulent vous aider." Pis t'as sorti ton gun. Ah ben là cibouère, j'ai vu rouge. T'as pas vu mon pied partir. T'as même pas eu le temps d'enlever l'cran d'sécurité pis d'me trouer.

T'étais plié en deux à terre pis tu braillais de douleur, comme un gosse de 6 ans. J'ai ramassé ton gun avec mes gants pis j'ai signalé le 911. Juste pour être sure que t'allais pas rebouger encore, je t'ai donné un autre coup d'talons haut.

À ce moment là, j'me suis dit que c'était quand même parfait. J't'ai regardé pis t'avais perdu connaissance. J'ai sorti un petit sachet blanc de ma sacoche, tsé celui qui sert en cas d'urgence, pis je l'ai glissé dans ta veste. La police aime ben ça quand je leur apporte des p'tits délinquants dans ton genre.

J'les ai laissé t'embarquer Johnny pis j'ai eu le feeling que ça avait trop ben marché.